Groupama s'engage au sein du MPCC

Groupama rejoint la section sponsors du MPCC qui comprend désormais 8 sociétés membres déterminées à œuvrer pour la crédibilité du cyclisme.


Sitôt l’annonce de son co-partenariat titre de l’Équipe cycliste Groupama-FDJ managée par Marc Madiot, Groupama a exprimé au MPCC son souhait de rejoindre son collège de membres sponsors. Cette adhésion est désormais officielle, avant même la première apparition du groupe d’assurance mutualiste dans les pelotons cyclistes, le 4 mars prochain, à l’occasion de Paris-Nice.

Cet engagement correspond aux valeurs de Groupama, comme l’explique Sylvain Burel, Directeur de la Communication du Groupe : « Dans tous nos engagements sportifs, nous avons toujours défendu la vision d’une recherche de la performance et de la victoire dans le respect par tous des règles établies. Cette approche donne toute sa crédibilité et sa beauté à un succès sportif. »

La volonté de Groupama d’œuvrer pour la crédibilité du cyclisme et donc son adhésion au MPCC était logique pour Sylvain Burel : « Aujourd’hui, si le cyclisme pâtit encore parfois du contournement des règles par certains acteurs isolés, les travaux menés permettent de regarder l’avenir avec plus de certitudes. Le MPCC mène ce travail nécessaire afin d’augmenter le standard international des règles éthiques avec cette volonté farouche de rendre cette discipline toujours plus transparente et responsable. Nous sommes totalement solidaires de cette démarche qui est également celle défendue par Marc Madiot. »

8 entreprises / sponsors sont désormais membres du MPCC :

AG2R La Mondiale
Bora
Cofidis
Direct Energie
Groupama
FDJ
LCL
Loterie Nationale Belge


L’équipe Bardiani-CSF membre probatoire du MPCC

Membre du MPCC entre 2012 et 2015, l’équipe Bardiani-CSF a demandé à adhérer à nouveau au mouvement. Elle est acceptée en qualité de membre probatoire.


L’équipe Bardiani-CSF a demandé à adhérer au MPCC, mouvement dont elle a été membre de 2012 à 2015. Bardiani-CSF explique sa volonté de revenir dans les rangs du MPCC : « La décision prise par Bruno et Roberto Reverberi, general manager et team manager de l’équipe, réside en la volonté de renforcer encore et encore sa politique interne de transparence et de lutte antidopage. Elle se base sur le souhait de partager les valeurs promues par le mouvement pour que le cyclisme soit encore plus propre, qui dépasse les divergences qui ont pu exister par le passé avec le mouvement. Bien sûr, l’équipe accepte et adopte immédiatement les règles du MPCC. »

Le 27 décembre, les membres du Conseil d’Administration du MPCC ont validé cette demande d’adhésion à titre probatoire. Le mouvement n’a pas vocation à refuser des demandes d’adhésion et se réjouira toujours qu’une équipe souhaite s’imposer, sur la base du volontariat, de respecter des règles plus strictes que celles des instances. Il demande en revanche que ces règles soient respectées de façon intransigeante avant d’envisager un statut de membre à titre définitif. En effet, en 2015, l’équipe Bardiani-CSF s’était de facto exclue du mouvement en n’en respectant pas ses règles.


Communiqué de presse du 18 décembre 2017

Le résultat d’analyse anormal dont a fait l’objet Chris Froome a provoqué un fort retentissement médiatique. S’agissant d’une « Substance Spécifiée », telle que le Salbutamol, la suspension provisoire n’est pas obligatoire et reste à l’appréciation du coureur. Elle incite cependant le MPCC à réagir.


Le cyclisme est une nouvelle fois tourmenté par une suspicion d’infraction aux règles anti-dopage internationales et c’est évidemment dommageable malgré tous les efforts qui sont faits en la matière.

MPCC voudrait rappeler quelques règles que s‘imposent les 43 équipes membres (65% du peloton professionnel, World Tour et Pro-continentale) sur la base du volontariat, soit 43 managers, 43 médecins responsables de ces équipes et 749 coureurs :

Article 3 : Prendre la responsabilité de retirer immédiatement d’une épreuve un coureur recevant la première communication de son contrôle positif. Les équipes membres informeront le Président du MPCC dès la connaissance d’un contrôle positif de l’échantillon A.

Ces dispositions que s’imposent les équipes membres du MPCC ont été prises dans un but évident de transparence dans l’intérêt de tous et du cyclisme.

C’est la raison pour laquelle MPCC et son Conseil d’Administration, demandent à l’équipe SKY, sans préjuger de la décision finale, de suspendre volontairement son coureur jusqu’à la fin de la procédure. Cela permettra au coureur et à son équipe de procéder à leur défense en toute quiétude et éviter les crispations chez de nombreux dirigeants et coureurs.

Article 9 MEDICAL : Les AUT seront obligatoirement validées par le médecin responsable de l’équipe. Tout coureur qui, du fait de son état de santé, nécessiterait un traitement de cortisone par voie générale : orale, rectale, intramusculaire ou intraveineuse se verra obligatoirement prescrire un arrêt de travail et de compétition de 8 jours minimum. La reprise de compétition se fera sous réserve d’une vérification de cortisolémie normale. Les infiltrations de corticoïdes, qui ne requièrent pas d'AUT, seront obligatoirement validées par le médecin responsable de l'équipe, qui prescrira obligatoirement 8 jours minimum d'arrêt de travail et de compétition et un contrôle de cortisolémie. En cas de cortisolémie anormalement basse, la reprise de la compétition se fera après 8 jours de repos minimum supplémentaire et retour à la normale de la cortisolémie.

MPCC demande aussi à l’UCI d’ouvrir une enquête suite aux révélations de Shane Sutton, ancien entraîneur de la Sky et de l'équipe britannique, qui a reconnu que certains médicaments nécessitant une autorisation à usage thérapeutique (AUT) auraient pu être utilisés pour améliorer les performances.

Devant la tolérance zéro prônée par tous et l’exigence de transparence, MPCC demande une nouvelle fois, sur la base du volontariat, à l’équipe SKY, à toutes les équipes et leurs sponsors, aux organisateurs, aux fédérations nationales, aux agents de coureurs, etc, d’adhérer au MPCC et à sa philosophie, qui aux côtés de l’UCI, permet d’avoir une réelle valorisation de la lutte anti-dopage.


Vital Concept Cycling Club rejoint le MPCC

L'équipe Vital Concept, qui vivra en 2018 sa première saison d'existence, a demandé à devenir membre du MPCC. La formation bretonne est l'une des 21 de la division Continental Pro à faire partie du mouvement.


L'ancien coureur Jérôme Pineau, vainqueur d'étape sur le Tour d'Italie 2010 et désormais manager de l'équipe Vital Concept Cycling Club, a adressé au Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) une demande formelle d'adhésion. Il présente ses intentions : "Je m'engage à ce que chaque membre de l’équipe respecte le règlement intérieur du MPCC. En effet, en tant que toute nouvelle équipe de division Continental Pro, nous désirons véhiculer les valeurs d’un cyclisme crédible tant sur le plan éthique que moral. Les engagements qui sont les nôtres sont ceux de l’équité, du respect des règles et d’un comportement exemplaire sur et en dehors du vélo. J'ai moi-même pendant mes quatorze années de professionnalisme soutenu ces valeurs et je souhaite que l’équipe que je dirige à présent s’inscrive dans le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible."

Le médecin référent de la formation bretonne sera Guillaume Sarre. Le leader de l'équipe est le sprinteur Bryan Coquard, vice-champion olympique de l'Omnium en 2012. Plusieurs coureurs ayant évolué au niveau World Tour font partie de l'effectif : Bert de Backer, Kris Boeckmans, Arnaud Courteille, Marc Fournier, Steven Lammertink, Johan Le Bon, Lorrenzo Manzin, Kevin Reza ou encore Jonas Van Genechten. Il s'agit de la 21e équipe de la division Continental Pro à rejoindre au MPCC, ce qui porte le nombre total de structures adhérentes faisant partie de l'élite mondiale à 28 sur 44.


Murias-Euskadi, équipe Continental Pro en 2018, intègre le MPCC

Equipe de la division Continental Pro à compter de la saison 2018, la formation basque Murias-Euskadi accompagne sa promotion de la décision forte de rejoindre le MPCC.


Créée en 2015, l'équipe Murias-Euskadi accèdera à la division Continental Pro en 2018 pour sa quatrième année d'existence.

La formation managée par Jon Odriozola a décidé que cette promotion au deuxième niveau de la hiérarchie mondiale s'accompagnerait d'une adhésion au Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC).

"Depuis ces dernières années, le cyclisme a dû revoir sa copie après la succession de scandales liés au dopage que nous connaissons tous, explique Odriozola. Il a donc fallu rassurer nos partenaires et les organisateurs sans lesquels notre sport n'existerait pas, ainsi que le grand public, en reconstruisant son image et en récupérant sa crédibilité. Une conscience générale associée à des efforts institutionnels ou économiques ont permis au cyclisme de se relever. Mais attention, le risque zéro n'existant pas, il nous faut rester vigilant. La santé du coureur reste le point le plus important et nous nous engageons aussi et avant tout à préserver la santé de nos athlètes, et à combattre la médecine de la performance. Les règles du MPCC allant dans ce sens, nous les acceptons ainsi que nos partenaires principaux."

Murias-Euskadi sera l'une des quatre équipes espagnoles professionnelles en 2018. Il s'agit de la première structure de ce niveau établie au Pays basque depuis l'arrêt d'Euskaltel-Euskadi en 2013. Plusieurs de ses coureurs pour l'exercice 2018 ont déjà évolué sur le calendrier World Tour : Jon Aberasturi, Garikoitz Bravo, Eduard Prades, Hector Saez, Enrique Sanz ou encore Julien Loubet.


Le peloton des grands tours : chaque année plus crédible

Le MPCC a identifié sur les douze derniers grands tours, parmi les 198 coureurs alignés, ceux qui ont été suspendus pour dopage au cours de leur carrière. Cela fait maintenant près de deux ans que de tels coureurs ne sont plus recensés qu’au sein d’équipes non membres de notre mouvement.


L’un des articles les plus importants du règlement intérieur du MPCC, que les équipes membres s’engagent à respecter sur la base du volontariat, est l’article 4 :

 

Les équipes MPCC affirment ne pas engager, dans les 2 ans qui suivent la suspension, y compris dans le cas d’une continuation de contrat des coureurs reconnus coupables (ou qui sont reconnus impliqués) de violation des règles antidopage au sens des articles 2.1 à 2.10 du Code Mondial Antidopage, et qui ont été sanctionnés de plus de 6 mois par l’instance internationale ou leur instance nationale (à l’exclusion des sanctions pour trois manquements aux règles de géo localisation du système d'administration et de gestion antidopage ADAMS), ou qui a fait l’objet d’une sanction pour :

1. Anomalies constatées sur le passeport biologique (ou violation des règles du passeport biologique).

2. Atteinte à l’image de marque et à la crédibilité du cyclisme telles que définies précédemment.

(…) Il est expressément convenu et accepté par les équipes adhérentes que dans l’hypothèse où un le coureur serait sous contrat celui-ci sera résilié, la cause de non-engagement prévue ci-dessus au IV devant s’entendre de manière extensive c’est-à-dire que le coureur incriminé ne devant plus faire partie de l’équipe pendant cette période de 2 ans.

 

Sur le Tour d’Italie 2014, cinq formations engagées auprès de notre mouvement avaient aligné au départ de l’épreuve six coureurs sanctionnés au cours de leur carrière et ce n’était pas contraire au règlement, puisque les faits étaient antécédents à l'adhésion de l'équipe au MPCC. Celui-ci a surtout pour effet de ne pas encourager pareil recrutement et nous avons ainsi observé, grand tour après grand tour, année après année, que les équipes MPCC ont progressivement systématisé l’absence de tels coureurs dans leurs sélections pour les Giros, Tours et Vueltas, et plus globalement dans leurs effectifs.

Les équipes membres du mouvement ne se contentent pas d’appliquer une règle à la lettre : elles croient en l’esprit de cette règle. Roger Legeay, Président du MPCC, explique : « Une équipe pourrait engager un coureur deux ans et un jour après son retour de suspension et ce serait en phase avec notre réglement. Jamais une équipe n’a fait cela. Les membres du mouvement réalisent des recrutements irréprochables. » Ce qui permet aux membres d’afficher une tolérance zéro depuis maintenant cinq années de grands tours consécutifs. Ce que le CIO essaie de faire pour une participation aux JO, le MPCC l'applique à 100%.

 

 

Au contraire, certaines équipes non-membres du MPCC continuent d’avoir dans leurs rangs des coureurs qui ont été suspendus pour dopage au cours de leur carrière. Ils étaient plus nombreux en 2016 qu’en 2015, plus nombreux en 2015 qu’en 2014, et ce n’est que depuis cette saison que le chiffre diminue. Mais il faut retenir que le départ de chacun des trois grands tours a été entaché par des annonces de contrôles positifs. Tous les coureurs concernés faisaient partie d’équipes non-membres du MPCC. Le fait qu’aucune équipe membre n’ait été concernée par ces épisodes démontre que ces formations sont très vigilantes sur l’identité des coureurs engagés.

 

L'infographie des Grands Tours depuis 2014 :

Infographie du Tour de France 2017

 


L'agent sportif Christophe Le Mével (Cycling Life Management) rejoint le MPCC

Le MPCC dispose désormais de 6 agents sportifs parmi ses membres, Christophe Le Mével (Cycling Life Management) ayant choisi de rejoindre le mouvement.


L'ancien coureur déclare sur son compte Twitter :

" Parce que je crois à un cyclisme clean, je suis ravi d'adhérer au MPCC en tant qu'agent sportif. Les valeurs de cette association sont les miennes. "

Il est le 6e agent sportif à accéder au statut de membre du mouvement après Philippe Raimbaud, Michel Gros, Joona Laukka, Christian Baumer et Eelco Berkhout.

Au cours de sa carrière longue de 14 saisons professionnelles, Christophe Le Mével n'a évolué qu'au sein d'équipes membres du MPCC : Crédit Agricole, FDJ, Garmin et Cofidis. Vainqueur d'étape sur le Tour d'Italie 2005, il réalise sa meilleure saison en 2009 en terminant dans le top 10 de Paris-Nice, du Critérium du Dauphiné et du Tour de France.

Un agent sportif qui adhère au MPCC s'engage notamment à pas défendre les intérêts de coureurs ayant été suspendus plus de 6 mois pour dopage ou ayant fait l'objet d'ouverture de procédures telles que définies au réglement interne MPCC.

 


Le MPCC juge irresponsable la réponse de l'AMA

Suite à sa lettre ouverte du 6 octobre, le MPCC considère la réponse apportée par l’AMA comme un affront à l’égard de ses membres et à leurs engagements défendus depuis 10 ans.


Comme de coutume à la veille de la présentation officielle du Tour du France, les membres du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) se sont réunis à Paris ce lundi 16 octobre 2017. Aujourd’hui ce sont 65% des équipes de première et deuxième division mondiale qui sont membres du MPCC. Le mouvement se félicite du respect de ses règlements internes suivis sur la base du volontariat. Il y a un an, nous nous réjouissions de l’implication irréprochable de nos membres : l’état d’esprit demeure le même. Cette volonté commune d’agir pour la crédibilité du cyclisme a été chaudement constatée quand les membres du Conseil d’Administration se sont accordés pour adresser le 6 octobre dernier une lettre ouverte à l’Agence Mondiale Antidopage (AMA), pour notamment renouveler les demandes d’interdiction des corticoïdes et du tramadol. Ce combat est mené par le MPCC depuis de nombreuses années maintenant.

Le MPCC a reçu une réponse de l’AMA que les membres du mouvement considèrent irresponsable.

Cher Roger,
Merci pour votre lettre du 5 octobre 2017.
L’AMA est bien consciente des problèmes que vous mettez en lumière par rapport aux glucocorticoïdes et au Tramadol. L’Agence a d’ailleurs des contacts réguliers avec des experts et d’autres acteurs de ce sujet, notamment la Fondation Anti-Dopage du Cyclisme (FADC), et l’Union Cycliste Internationale (UCI).
Au sujet des glucocorticoïdes, vous pourrez remarquer que ...
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La littérature internationale et tous les experts endocrinologues consultés par le MPCC affirment que les corticoïdes améliorent la performance. M. Olivier Niggli, Directeur Général de l’AMA, répond pourtant à notre lettre ouverte : « Les données scientifiques indiquent que les effets sur la performance des corticoïdes sont plutôt limités, et que, dans la plupart des cas, l’utilisation de corticoïdes dans le sport est nocive pour les performances. »

M. Olivier Niggli déclarait le 8 mars 2017 : « On n’en est à un point où il nous faut ouvrir un nouveau débat sur les corticoïdes ». La nécessité d’un débat semble ne plus avoir lieu d’être pour l’AMA.

Le mouvement regrette également que l’AMA considère qu’il « n’y a pas lieu d’interdire le Tramadol » invoquant pour seul motif des « raisons pratiques ».

Enfin, le MPCC signale l’absence de réponse de l’AMA sur les suites données à l’Opération Puerto. Nous déplorons n’avoir reçu aucune réponse claire à nos questions. Nous n’acceptons pas cette réponse, nous la jugeons incompréhensible et considérons que c’est un affront :

• Pour nos athlètes qui se sont soumis depuis dix ans à près de 3 000 dosages de cortisolémie sur la base du volontariat

• Pour nos médecins qui sont unanimes sur le bien fondé de nos démarches

• Pour nos partenaires fidèles depuis de nombreuses années

• Pour tous les membres de notre mouvement

Respectez notre engagement en nous apportant des réponses scientifiques et non pas politiques !

Dans ce contexte le MPCC accueille, avec de grandes attentes, l’élection de M. David Lappartient à la Présidence de l’Union Cycliste Internationale (UCI).

Figuraient dans son programme deux mesures qui rejoignent la philosophie du MPCC et de ses membres :

• Une cortisolémie anormalement basse nécessite huit jours minimum d’arrêt de la compétition

• Faire interdire les corticoïdes en compétition au 1er janvier 2019

Les 45 équipes professionnelles membres du MPCC collaboreront avec l’UCI pour remplir ces deux objectifs. En ce sens, le MPCC souhaite évidemment garder son droit de présence au Conseil du Cyclisme Professionnel (CCP) à titre d’observateur.

Fraude technologique : des contrôles efficients et systématiques

Sur le sujet important de la fraude technologique, le MPCC répète que tous les moyens doivent être systématiquement mis en oeuvre et toutes les technologies possibles exploitées pour juguler la suspicion, et tous ces efforts doivent être davantage portés à la connaissance du public pour une meilleure image de notre sport. A minima sur les plus grands évènements, le MPCC demande que soient contrôlés de façon efficiente et systématique les vélos de tous les coureurs soumis par ailleurs au contrôle antidopage (3 premiers coureurs et 2 coureurs tirés au sort, plus le leader pour les courses par étapes).


Lettre Ouverte à L'AMA

Ce vendredi 6 octobre 2017, Roger Legeay, Président du MPCC, et son Conseil d'Administration, adressent une lettre ouverte à l'Agence Mondiale Antidopage (AMA).


LA LETTRE DU MPCC à l'AMA :

 

Monsieur le Directeur Général,

QU'ATTENDEZ-VOUS !

 

Depuis la date de création du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) nous interpellons régulièrement votre agence sur la problématique des corticoïdes et depuis 2013 nous demandons l’interdiction du TRAMADOL. Nous sommes confrontés toujours aux mêmes réponses qui apparaissent comme la volonté politique contenue dans la maxime : « attendre et voir venir » Vos réponses sont en effet toujours les mêmes : « nous mettons en place une commission, nous transmettons au groupe de travail, nous continuons le monitoring » ….

 

Permettez-moi de vous faire un rappel historique depuis la création du MPCC en 2007.

• Jusqu’en 2007, il était instauré un carnet de santé où tous les médicaments qui étaient prescrits aux coureurs étaient inscrits et dans lequel figuraient également les AUT.

• À compter de la création du MPCC, celui-ci vérifiait par l’intermédiaire d’un expert médical extérieur les carnets de santé des coureurs.

• En 2007 le carnet de santé des coureurs a disparu et compte tenu des difficultés rencontrées, le MPCC a décidé en 2008 that:
> En cas d’infiltration de corticoïdes une prescription de huit jours d’arrêt était délivrée au coureur concerné.
> Des dosages sanguins inopinés de la cortisolémie étaient mis en place avec arrêt immédiat de la compétition en cas de cortisolémie anormalement basse.

> À cette même date, une demande formelle été faite aux instances internationales et nationales aux fins de réintroduire une réglementation sur les corticoïdes notamment par la vérification du taux de cortisol

 

Des contrôles par prélèvement sanguin sur les coureurs appartenant aux équipes MPCC sont régulièrement appliqués, ce qui représente environ 70% du peloton mondial concerné. À ce jour pour votre information, MPCC a effectué 2953 contrôles et seulement quatorze ont révélé un taux anormalement bas dont un en 2017, ceci grâce à l’implication des équipes membres de MPCC. Tous les experts, y compris des experts anglo-saxons, s’accordent à préciser qu’un réel problème de santé peut se poser en cas de cortisolémie anormalement basse. Les experts endocrinologues qui ont écrit sur ce thème ont émis des avis dans ce sens, avis que nous tenons à votre disposition.

 

QU'ATTENDEZ-VOUS !

 

Tous les experts et les médecins responsables s’accordent pour indiquer qu’un taux de cortisol anormalement bas est dangereux pour la santé du sportif en cas de stress et de chute notamment. La littérature internationale confirme ce risque. Tous s’accordent à préciser et à constater qu’un taux de cortisol anormalement bas ne peut être provoqué que par la prise externe de corticoïdes qu’elle soit licite ou non.

 

QU'ATTENDEZ-VOUS !

 

Cette problématique de la mise en danger du sportif s’accompagne de la constatation avérée, confirmée par votre agence, que les glucocorticoïdes contribuent à améliorer la performance sportive. La correspondance de la présidente de la commission médicale de santé et de recherche de l’agence mondiale antidopage en date du 8 septembre 2015 est d’ailleurs éloquente en la matière. La problématique selon votre agence reste que rien ne permet de distinguer lors des contrôles si une absorption a eu lieu par une voie autorisée ou par une voie interdite et que la question de l’interdiction complète en tout temps divise les experts. Cette situation n’est pas acceptable, comme n’est pas acceptable, après avoir constaté que de tels produits améliorent la performance sportive, de les autoriser même sous certaines conditions en compétition !

 

QU'ATTENDEZ-VOUS !

 

Faut-il qu’il y ait un problème grave dont on découvrira que l’origine est la prise de corticoïdes entraînant une cortisolémie effondrée pour que votre agence prenne les mesures adéquates ? Depuis maintenant 10 ans, sur la base du volontariat, MPCC effectue des contrôles sur les plus grandes compétitions internationales du calendrier mondial. La solution existe donc réellement et préserve l’essentiel c’est-à-dire la santé des coureurs.

 

Le moment est venu pour l’AMA de prendre des décisions essentielles définitives et nous vous rappelons le contenu de vos déclarations lors d’une interview le 8 mars 2017
« L’AMA envisage une interdiction totale des corticoïdes, pendant les compétitions et en dehors… cette interdiction rendrait plus difficile l’obtention d’une AUT. On n’en est à un point où il nous faut ouvrir un nouveau débat. Selon moi le système n’est pas bon. »

 

Nous savons tous, et vos propos du 8 mars 2017 le confirment, que le système des AUT engendre de terribles effet pervers dont profitent certains pour améliorer leurs performances sportives.

 

NOUS NE POUVONS PLUS ATTENDRE. VOUS DEVEZ AGIR

 

Le MPCC attire également votre attention, ainsi que celle de l’UCI, depuis 2013, sur la problématique liée à l’usage d’un médicament détourné qui est le TRAMADOL. Ce médicament, plus précisément ce produit, est utilisé pour masquer la douleur. Nous savons tous qu’en sport, et notamment en cyclisme, l’absence de douleurs masquées par un médicament tel que le TRAMADOL est une amélioration déguisée de la performance.

 

L’ensemble des médecins des équipes cyclistes professionnelles et notamment celle adhérant au mouvement, appuyées par les experts médicaux, ont mis en avant des effets secondaires réellement très importants au point d’en demander l’interdiction à la vente. Le TRAMADOL est un antalgique de niveau II aux effets secondaires nombreux et dangereux chez des sportifs notamment conducteurs d’engin. Une réelle dépendance fait suite à des prescriptions à but antalgique, le sevrage est difficile même à dose thérapeutique.

Les médecins des équipes membres du MPCC se sont engagé et s’obligent à ne pas utiliser le TRAMADOL en compétition. L’UCI, enfin, vous a adressé l’an dernier un dossier complet demandant l’interdiction du TRAMADOL en compétition et la seule réponse de l’agence a été : monitoring c’est-à-dire « surveillons et attendons ».

 

UNE NOUVELLE FOIS, QU'ATTENDEZ-VOUS ?

 

Vous comprendrez que pour notre mouvement et nos membres, nous trouvons que 10 ans c’est un peu long pour des sujets où tout le monde est d’accord que ce soit pour la santé des coureurs ou pour considérer que ces produits constituent des substances améliorant la performance. Votre agence est avant tout une agence antidopage, qui doit aussi prendre les mesures nécessaires pour sauvegarder la santé des coureurs et des sportifs professionnels en général. La santé, 3ème volet des missions de l’AMA, n’est pas prise en considération, et sa responsabilité est directement engagée.

 

Je profite de la présente pour m’interroger sur les suites qui ont pu être données au dossier PUERTO ! Qu’en est-il exactement de la position de l’AMA ?

Le cyclisme, encore une fois, n’a pas été traité de la même manière que tous les autres sports, en particulier dans ce dossier, alors que rappelons-le, selon ses obligations, tous les sportifs du monde relèvent du même règlement, de quasiment la même liste de produits interdits et des mêmes sanctions.

 

NOUS NE POUVONS PLUS ATTENDRE. NOUS SOMMES LAS !

 

Persuadé du bien-fondé de nos remarques et de nos demandes réitérées, et dans l’attente de votre réponse, Croyez, Monsieur le Directeur Général, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.

LETTRE OUVERTE EN FORMAT PDF

 

QUELQUES REPèRES sur la cortisolémie et le tramadol :

 

 


Communiqué de presse du 16 septembre 2017

Le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) a réuni son bureau pour la tenue d’un Conseil d’Administration ce vendredi 15 septembre 2017 à Roissy.


Le MPCC a sollicité les deux candidats à la Présidence de l’Union Cycliste Internationale (UCI), MM. Brian Cookson et David Lappartient, les invitant à formuler leurs réponses à un ensemble de questions qui correspondent aux préoccupations du Mouvement. Nous les remercions de leurs réponses et prenons acte de leur volonté de continuer à travailler avec le MPCC ainsi que de leur souhait de modifier la réglementation sur les corticoïdes et le tramadol, tant dans le cadre de la santé des athlètes que de la règlementation antidopage.

Le courrier de M. Brian Cookson :

Cher Roger,
Je vous remercie pour votre courrier du 17 juillet dernier qui a retenu toute mon attention.
Comme vous le savez, la crédibilité de notre sport reste mon principal engagement envers les acteurs du cyclisme, dont le MPCC fait partie et avec qui j’ai eu le plaisir de travailler à travers votre présence au sein du Conseil du Cyclisme Professionnel.
Pendant ces quatre dernières années, l’UCI a...
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Le courrier de M. David Lappartient :

Monsieur le Président, Cher Roger,
J'ai bien reçu votre courrier du 17 juillet dernier, courrier adressé aux deux candidats à la Présidence de l'Union Cycliste Internationale.
Tout d'abord, je souhaite féliciter votre association pour son engagement à faire respecter l'éthique dans le cyclisme. Votre action concourt depuis plusieurs années, en complément du travail important de l'Union Cycliste Internationale, à améliorer la situation du peloton. La manière dont vous avez su fédérer la majeure partie des équipes autour de cet objectif est à saluer.
Le Projet que je porte pour la présidence...
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Par ailleurs,

Sur le sujet important de la fraude technologique, le MPCC répète que tous les moyens doivent être systématiquement mis en oeuvre et toutes les technologies possibles exploitées pour juguler la suspicion, et tous ces efforts doivent être davantage portés à la connaissance du public pour une meilleure image de notre sport. A minima sur les plus grands évènements, le MPCC propose que soient contrôlés systématiquement les vélos de tous les coureurs soumis par ailleurs au contrôle antidopage (3 premiers coureurs et 2 coureurs tirés au sort, plus le leader pour les courses à étapes).

Le Conseil d’Administration a passé en revue les cas d’application du règlement interne en 2017 et se satisfait que les équipes membres aient tenus leurs engagements.

Le Conseil d’Administration a décidé d’ajouter à son règlement une précision pour les cas de racisme et d’homophobie dans le cadre des atteintes à l’éthique.

A quelques semaines de la présentation du parcours du prochain Tour d’Italie, le MPCC réitère son souhait de voir les organisateurs de grands tours n’attribuer leurs wild cards qu’à des membres du mouvement.


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