Les chiffres de la crédibilité au 31 août

Parmi les 380 cas de dopage, de fraude ou de corruption déjà révélés cette année dans le sport mondial de haut niveau, seulement 6 cas concernent le sport cycliste.


Classés au 13ème rang de notre « baromètre de la crédibilité », les cyclistes peuvent s’étonner à juste titre de susciter toujours autant de commentaires négatifs liés à leur image. Ils ne le doivent pas vraiment aux cas de dopage révélés depuis le début de l’année, mais probablement davantage au seul cas de Chris Froome, fortement médiatisé jusqu’à l’énoncé par l’UCI d’un non-lieu, 5 jours avant le départ du Tour de France.

On recense à ce jour parmi les cyclistes professionnels 6 procédures liés à des soupçons de dopage : 3 en Europe, 3 en Amérique Latine. Aucune ne concerne un coureur du World Tour, aucune femme, aucun athlète du VTT ou du BMX non plus. Ce chiffre est en nette diminution par rapport à l’an passé (10 cas de moins à la même date). La prudence s’impose car en 2017, nous étions passés de 7 cas, fin août, à 15 cas au terme de l'année (14 en réalité, puisque Froome n’a pas été sanctionné). La prudence s’impose aussi par la nature des substances décelés. Dans deux cas sur six, on déplore encore l’usage d’EPO.

En dehors du cyclisme, les sports et les nations les plus touchés par les révélations de dopage restent les mêmes ces dernières années. La République Dominicaine se singularise avec ses 23 cas de dopage, composés exclusivement de joueurs de baseball. Le Crossfit fait une entrée fracassante dans notre tableau. Cette discipline récente a réalisé l’urgence de faire un solide ménage parmi ses adhérents. Les 14 cas enregistrés en l’espace de quelques semaines attestent de l’efficacité de leurs tests !

La corruption, la fraude, les matchs truqués, ont aussi leurs sports de prédilection. Et ce ne sont pas nécessairement les mêmes que le dopage : Le football, le cricket et le tennis, à eux trois, concentrent plus de 80% des révélations dans ce domaine en 2018.


Communiqué de Presse du 17 septembre 2018

Réuni à Roissy ce 13 septembre, le Conseil d’Administration du MPCC a analysé avec recul les évènements qui ont précédé le dernier Tour de France et notamment le contrôle anormal subi par Christopher Froome, procédure qui n'a trouvé son issue qu'à quelques jours du départ de l'épreuve.

Le Mouvement considère qu'il est urgent que l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) intègre dans son règlement le principe de mise en arrêt de travail à titre conservatoire quand une procédure est en cours pour un contrôle positif ou anormal, qu’il s’agisse d’une substance spécifiée ou non-spécifiée.

Depuis maintenant douze années, les membres du mouvement s’y engagent sur la base du volontariat dans une logique de transparence essentielle à la protection de la santé et de l’image du coureur, mais aussi de l’image des équipes et du cyclisme en général.

Le MPCC rappelle ainsi que les équipes concernées par de tels cas et qui ne feraient pas partie de ses membres restent en capacité, quelles que soient les règles antidopages en vigueur, de faire le choix de ne pas aligner un coureur sur une épreuve.

Le MPCC espère également que l’Union Cycliste Internationale (UCI) concrétisera pour la saison 2019 sa volonté d’instaurer une réglementation sur l’usage des corticoïdes et du tramadol et demande encore une fois que l'AMA mette ces produits sur la liste des produits interdits.

La vigilance du mouvement et de ses membres est la même sur le sujet de la lutte contre la fraude technologique, dont la réussite est indispensable pour la crédibilité de notre sport.

Le MPCC s’inscrit dans une démarche de recherche de la plus grande crédibilité pour le cyclisme qui se veut globale et dépasse le terrain important de l’antidopage, qui est le ciment de son action depuis sa création en 2007.

Les projets de réforme menés par le Conseil du Cyclisme Professionnel (CCP), à horizon 2020, nécessitent des orientations propres à garantir et encourager l’éthique et la crédibilité du cyclisme. Fondant beaucoup d’attentes en les mois à venir et conscient que des décisions importantes doivent être prises, le Mouvement soutient et soutiendra toute réforme allant en ce sens.

Enfin, le Conseil d'Administration se réjouit que, à ce jour, 261 coureurs aient adhéré au MPCC. De la même manière, l'encadrement de toutes les équipes (managers, directeurs sportifs, entraîneurs, encadrants médicaux et paramédicaux, etc) pourront prochainement également adhérer au MPCC et à sa philosophie.


Plus de 250 cyclistes membres du MPCC !

Sept mois après avoir ouvert les adhésions aux cyclistes professionnels, qu’ils fassent partie d’équipes membres ou non-membres, le MPCC se réjouit de compter plus de 250 membres !


Les adhésions, gratuites, permettent au MPCC de proposer aux coureurs et coureuses membres d’aller plus loin dans l’engagement : 

 

- organisation d'une réunion annuelle MPCC/coureurs

- permettre à la « section coureurs » d’avoir une voix à l’Assemblée Générale

- étudier les propositions des athlètes pour crédibiliser l’image du cyclisme

 

En retour, le coureur doit évidemment adhérer à la philosophie du MPCC, promouvoir l’image du cyclisme en luttant contre le dopage et toute forme de triche, et respecter le réglement interne du mouvement, notamment sur l’usage des corticoïdes et du tramadol.

Cliquez ici pour consulter la liste des coureurs et coureuses membres du MPCC, et pour rejoindre le mouvement à votre tour !


Tests de cortisolémie sur le Tour d'Espagne

11 équipes membres de MPCC ont soumis 87 coureurs à des contrôles de cortisolémie sur le Tour d'Espagne. Tous ont été autorisés à prendre le départ.


Conformément à leur engagement en faveur du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC), 11 équipes membres engagées pour le Tour d'Espagne ont soumis 87 coureurs à des contrôles de cortisolémie au départ de Malaga :

- AG2R La Mondiale
- Bora-Hansgrohe
- Groupama-FDJ
- Lotto-Soudal
- Dimension Data
- EF Education First-Drapac
- Sunweb
- Burgos-BH
- Caja Rural
- Cofidis
- Euskadi Murias

Ces tests volontaires ont été pratiqués sous l’égide de l’Union Cycliste Internationale (UCI) sur la totalité des participants. L’UCI a transmis au mouvement les résultats anonymes des coureurs appartenant à des équipes membres de MPCC. Tous ont été conformes à la norme établie par MPCC sur la base du volontariat. Le conseil d'administration de MPCC constate avec satisfaction que les coureurs de ces équipes membres alignées sur le Tour d'Espagne ont scrupuleusement respecté les dispositions de son règlement interne, comme ce fut déjà le cas sur Paris-Nice, le Circuit de la Sarthe, Paris-Roubaix, le Tour d'Italie, les 4 jours de Dunkerque et le Tour de France.

Contexte des tests de cortisolémie réalisés par MPCC

L’objectif de MPCC et de ses équipes membres est de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme. L’une des actions du mouvement est de mener des tests de cortisolémie parmi les coureurs d’équipes membres de MPCC, sur la base du volontariat. Si le résultat d’un test présente une valeur anormalement basse, le coureur concerné ne doit pas courir pendant une période de huit jours minimum, jusqu’à ce que le taux de cortisolémie soit revenu à une valeur normale.

Dans un souci de clarté : ces tests sont basés sur le volontariat, ce ne sont pas des contrôles antidopage. D’après les règlements de l’AMA les athlètes de tous sports ont le droit de prendre part à une compétition même avec un taux de cortisolémie anormalement bas sauf si un contrôle antidopage a révélé l’usage interdit de cortisone.

Les équipes membres de MPCC ont introduit ce principe du volontariat (selon lequel le coureur concerné doit renoncer à prendre part aux compétitions pendant au moins huit jours) afin de marquer l’effort de toutes les parties prenantes, confirmer leur engagement pour un sport propre et montrer que le cyclisme et les équipes membres de MPCC veulent être précurseurs à ce sujet.

Pourquoi ces tests de cortisolémie ?

Bien que la cortisone soit un médicament autorisé quand il est prescrit par un médecin, son utilisation a fréquemment été abusive dans l’histoire du sport, cyclisme compris, dans le but d’améliorer la performance. De plus, un faible taux de cortisolémie peut potentiellement mettre en danger la santé des athlètes, quand les circonstances en compétition font qu’ils sont exposés à de grandes intensités ou des périodes de stress.

Ce sont pour toutes ces raisons et dans l’objectif de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme que le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) et ses équipes membres ont donc introduit ce principe du volontariat amenant à l’arrêt temporairement de compétition.


Tests de cortisolémie sur le Tour de France (2)

11 équipes membres de MPCC ont soumis 33 coureurs à des contrôles de cortisolémie au matin de la 9e étape du Tour de France. Tous ont été autorisés à prendre le départ.


Conformément à leur engagement en faveur du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC), 11 équipes membres engagées pour le Tour de France ont soumis 33 coureurs à des contrôles de cortisolémie au départ de la 9e étape à Arras.

Ces tests ont été pratiqués dans le cadre de la santé des athlètes, en collaboration avec la Fédération Française de Cyclisme (FFC) et la Ligue du Cyclisme Français (LNC). Tous ont été conformes à la norme établie par MPCC sur la base du volontariat. Le conseil d'administration de MPCC constate avec satisfaction que les coureurs de ces équipes membres alignées sur le Tour de France ont scrupuleusement respecté les dispositions de son règlement interne, comme ce fut déjà le cas sur Paris-Nice, le Circuit de la Sarthe, Paris-Roubaix, le Tour d'Italie, les Championnats de France et au départ du Tour de France en Vendée.

Contexte des tests de cortisolémie réalisés par MPCC

L’objectif de MPCC et de ses équipes membres est de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme. L’une des actions du mouvement est de mener des tests de cortisolémie parmi les coureurs d’équipes membres de MPCC, sur la base du volontariat. Si le résultat d’un test présente une valeur anormalement basse, le coureur concerné ne doit pas courir pendant une période de huit jours minimum, jusqu’à ce que le taux de cortisolémie soit revenu à une valeur normale.

Dans un souci de clarté : ces tests sont basés sur le volontariat, ce ne sont pas des contrôles antidopage. D’après les règlements de l’AMA les athlètes de tous sports ont le droit de prendre part à une compétition même avec un taux de cortisolémie anormalement bas sauf si un contrôle antidopage a révélé l’usage interdit de cortisone.

Les équipes membres de MPCC ont introduit ce principe du volontariat (selon lequel le coureur concerné doit renoncer à prendre part aux compétitions pendant au moins huit jours) afin de marquer l’effort de toutes les parties prenantes, confirmer leur engagement pour un sport propre et montrer que le cyclisme et les équipes membres de MPCC veulent être précurseurs à ce sujet.

Pourquoi ces tests de cortisolémie ?

Bien que la cortisone soit un médicament autorisé quand il est prescrit par un médecin, son utilisation a fréquemment été abusive dans l’histoire du sport, cyclisme compris, dans le but d’améliorer la performance. De plus, un faible taux de cortisolémie peut potentiellement mettre en danger la santé des athlètes, quand les circonstances en compétition font qu’ils sont exposés à de grandes intensités ou des périodes de stress.

Ce sont pour toutes ces raisons et dans l’objectif de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme que le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) et ses équipes membres ont donc introduit ce principe du volontariat amenant à l’arrêt temporairement de compétition.


Communiqué de presse du 22 juin 2018

Au lendemain de la communication d’un agenda comprenant de nouvelles mesures anti-dopage, le MPCC tient à féliciter l’Union Cycliste Internationale et son Président M. David Lappartient pour les décisions fortes prises dans le sens de la crédibilité du cyclisme.  


Le Comité Directeur de l’UCI a validé au sein du volet médical de son agenda 2022 des mesures qui doivent être mises en place dès le 1er janvier 2019 :

 

- Contrôle de la cortisolémie et minimum de huit jours d’arrêt de travail et de compétition en cas d’anomalie
- Nécessité que les infiltrations locales de corticoïdes soient déclarées par les médecins de l'équipe et conduisent à un minimum de huit jours d’arrêt de travail et de compétition.
- Interdiction du Tramadol

 

Le MPCC, après avoir regretté l'inertie incompréhensible des instances et de l’Agence Mondiale Antidopage sur ces sujets pendant dix ans, tient à féliciter l’Union Cycliste Internationale et son Président M. David Lappartient pour les décisions fortes prises dans le sens de la crédibilité du cyclisme. Le MPCC remercie les managers d’équipes membres du mouvement, les coureurs et les médecins de ces équipes, pour avoir appliqué ces règles dès leur adhésion : ils ont ainsi démontré qu’une approche stricte sur les corticoïdes et le tramadol, sur le principe du volontariat, était possible, et ainsi convaincu les instances de modifier le règlement de notre sport. 

 

Depuis la création du MPCC, ce sont 3 207 contrôles de la cortisolémie qui ont été effectués par le mouvement, qui continuera bien sûr à effectuer ces contrôles pour le restant de la saison 2018 et se réserve la possibilité de continuer en 2019 si ses membres jugent qu’il est nécessaire de compléter le futur dispositif UCI. Les équipes membres du MPCC sont au nombre de 7 sur 18 au sein du World Tour, accompagnées de 24 structures Continental Pro, 8 Continental et 6 féminines. Par ailleurs, 207 coureurs et coureuses sont membres du MPCC à titre individuel, moins de quatre mois après l’ouverture des adhésions individuelles début mars. 

 

Toujours est-il que le MPCC continue de demander une nouvelle fois à l’AMA, à son échelon d’organisation internationale indépendante :

- D’ajouter le Tramadol sur la liste des produits interdits
- De confirmer le principe de suspension provisoire en cas de contrôle positif ou anormal
- De confirmer un arrêt de compétition en cas de prise de corticoïdes

 

Dans cette attente, le MPCC et ses membres continueront d’appliquer des règles plus strictes que celles de l’AMA, sur la base du volontariat :

 

- Suspension provisoire en cas de contrôle positif ou anormal
- Licenciement d’un coureur suspendu plus de six mois
- Non-engagement de coureurs de retour de suspension de plus de six mois
- Période d’introspection (8 jours d’arrêt) d’une équipe en cas de 2 contrôles positifs au cours de 12 mois précédents, sauf décision en ce sens de l’UCI

 

Les équipes, coureurs, organisateurs, fédérations nationales, sponsors qui se reconnaissent dans les valeurs du MPCC sont bien sûr invités à adhérer au mouvement. Les règles MPCC basées sur le volontariat sont un complément indispensable et incontournable de la lutte antidopage et restent un outil important pour la crédibilité du cyclisme.


200 coureurs et coureuses membres du MPCC à titre individuel !

En seulement trois mois, le MPCC a déjà enregistré plus de 200 adhésions individuelles de coureurs pros, hommes et femmes.


Le conseil d’administration réuni mardi 5 juin, dans le cadre du récent Critérium du Dauphiné, a été l’occasion de valider l’adhésion des 200 premiers coureurs à notre mouvement : une liste qui ne cesse de s’allonger jour après jour pour notre plus grande satisfaction. Le caractère international du mouvement s’affirme de plus en plus avec ces nouveaux membres issus de 27 nations et employés par 35 équipes différentes (hommes et femmes).

Notre mouvement tient à remercier tous ces coureurs qui ont fait le choix responsable d’affirmer publiquement et à titre individuel leur engagement dans les valeurs éthiques d’un cyclisme crédible. Ceux qui ne l’ont pas encore fait peuvent rejoindre le MPCC à tout moment, que leur équipe - ou leur fédération - soit, ou non, déjà membre de ce mouvement. Il leur suffit de s’inscrire sur notre site internet où figure également la liste, régulièrement mise à jour, de tous les coureurs, déjà membres à titre individuel.

Si à l’origine (en 2007), le mouvement a été créé par des groupes sportifs qui regroupent aujourd’hui plus de 60% des équipes en World Tour et Continental pro, il est désormais aussi composé de fédérations nationales, de sponsors, d’organisateurs, de médecins, d’agents sportifs, de sympathisants et de coureurs, lesquels auront pour la première fois la possibilité d'élire leurs propres représentants lors de la prochaine Assemblée Générale en octobre prochain.

Le Conseil d’Administration s’est également félicité du strict respect de ses règles par l’ensemble des membres au cours de cette première moitié de la saison, durant lesquels 254 tests de cortisolémie ont été effectués, auprès des équipes membres. Aucune anomalie n’a été relevée parmi les coureurs qui ont subi ces contrôles inopinés sur la base du volontariat.

 

Accédez à la liste des coureurs et coureuses adhérents


Entretien avec le Président de l'UCI David Lappartient

En qualité de membre invité, siégeant au Conseil du Cyclisme Professionnel, le MPCC a sollicité le Président de l’Union Cycliste International pour une interview concernant la position de l’UCI par rapport à certains thèmes sur lesquels notre mouvement a depuis longtemps pris des engagements.


Avec David Lappartient, nous avons pu évoquer les problèmes d’éthique, son soutien au MPCC, à plusieurs règles de notre mouvement que l’UCI souhaiterait inclure dans ses propres textes, ou promouvoir auprès de l’Agence Mondiale antidopage en vue de les inclure au Code mondial antidopage.

En particulier, il s’agit de notre volonté commune d’interdire en compétition l’usage des corticoïdes, du tramadol et de systématiser la suspension provisoire d’un coureur dans le cas d'un contrôle positif ou anormal.

Nous remercions David Lappartient d’avoir bien voulu répondre à nos questions.

Vous pouvez retrouver ici l’intégralité de cet entretien :


Les chiffres de la crédibilité au 30 avril

Dans sa comptabilité des cas de dopage révélés dans le sport, le MPCC a décidé d’ajouter désormais les cas liés aux affaires de corruption et matchs truqués.

En 2014, lorsque nous avons débuté cette comptabilité, nous souhaitions avant tout confronter le nombre de cas de dopage constatés en cyclisme aux révélations faites dans les autres sports. Les limites de ce tableau comparatif étant intimement liées aux règles de confidentialité maintenue par quelques fédérations dans le but de protéger leur image.

Depuis 4 ans, nous avons pourtant observé une progression encourageante de la transparence des procédures : En 2014, nous recensions moins de 300 cas de dopage révélés publiquement dans le monde. En 2017, nous en avons comptabilisé plus du double !

Dans le même temps, sont apparues de plus en plus d’affaires de corruption et de matchs truqués. Nous avons donc décidé d’élargir le spectre de notre « photographie », afin qu’elle rende compte, au sens le plus large, des tricheries qui portent atteinte à la crédibilité des sports concernés.

Plusieurs fois dans l’année, nous vous proposerons ce « baromètre » de la crédibilité. Une vertu plus que jamais au cœur de notre mission.


Tests de cortisolémie sur les Quatre jours de Dunkerque

Les équipes membres de MPCC ont soumis 54 coureurs à un contrôle de cortisolémie sur les Quatre jours de Dunkerque. Tous ont pris le départ.


Conformément à leur engagement en faveur du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC), 18 équipes membres engagées pour les Quatre jours de Dunkerque ont soumis 54 coureurs à un contrôle de cortisolémie au matin de la quatrième étape.

Ces tests ont été pratiqués dans le cadre de la santé des athlètes, en collaboration avec la Fédération Française de Cyclisme (FFC) et la Ligue du Cyclisme Français (LNC). Tous ont été conformes à la norme établie par MPCC sur la base du volontariat. Le conseil d'administration de MPCC constate avec satisfaction que les coureurs de ces équipes membres alignées sur les Quatre jours de Dunkerque ont scrupuleusement respecté les dispositions de son règlement interne.

Contexte des tests de cortisolémie réalisés par MPCC

L’objectif de MPCC et de ses équipes membres est de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme. L’une des actions du mouvement est de mener des tests de cortisolémie parmi les coureurs d’équipes membres de MPCC, sur la base du volontariat. Si le résultat d’un test présente une valeur anormalement basse, le coureur concerné ne doit pas courir pendant une période de huit jours minimum, jusqu’à ce que le taux de cortisolémie soit revenu à une valeur normale.

Dans un souci de clarté : ces tests sont basés sur le volontariat, ce ne sont pas des contrôles antidopage. D’après les règlements de l’AMA les athlètes de tous sports ont le droit de prendre part à une compétition même avec un taux de cortisolémie anormalement bas sauf si un contrôle antidopage a révélé l’usage interdit de cortisone.

Les équipes membres de MPCC ont introduit ce principe du volontariat (selon lequel le coureur concerné doit renoncer à prendre part aux compétitions pendant au moins huit jours) afin de marquer l’effort de toutes les parties prenantes, confirmer leur engagement pour un sport propre et montrer que le cyclisme et les équipes membres de MPCC veulent être précurseurs à ce sujet.

Pourquoi ces tests de cortisolémie ?

Bien que la cortisone soit un médicament autorisé quand il est prescrit par un médecin, son utilisation a fréquemment été abusive dans l’histoire du sport, cyclisme compris, dans le but d’améliorer la performance. De plus, un faible taux de cortisolémie peut potentiellement mettre en danger la santé des athlètes, quand les circonstances en compétition font qu’ils sont exposés à de grandes intensités ou des périodes de stress.

Ce sont pour toutes ces raisons et dans l’objectif de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme que le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) et ses équipes membres ont donc introduit ce principe du volontariat amenant à l’arrêt temporairement de compétition.


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