Rally Cycling : « Être membre du MPCC, une décision très simple »

Deux fois victorieuse sur les routes du Tour de Californie, l’équipe Rally Cycling est membre du MPCC. Son directeur sportif Jonathan Patrick McCarty croit en le rôle à jouer pour le mouvement en Amérique du Nord.


Ancien coureur professionnel, vainqueur de la Ronde de l’Isard en 2003 sous les couleurs de l’équipe des Etats-Unis, Jonathan Patrick McCarty a fait partie des équipes US Postal, Discovery Channel, Phonak, Slipstream ou encore Garmin, avec laquelle il a remporté le chrono par équipes du Tour d’Italie en 2008. Après cinq années dans l’Elite du cyclisme, il a ensuite évolué dans des équipes continentales américaines qui lui ont permis de poursuivre sa carrière jusqu’en 2013. 

En 2016, il est devenu directeur sportif de l’équipe Rally, alors membre de la division Continental. En 2017, elle a adhéré au Mouvement pour un Cyclisme Crédible. Quelques semaines plus tard, elle obtenait son invitation pour le Tour de Californie, nouvelle épreuve World Tour. La compétition américaine se déroule en ce moment et mercredi, les coureurs de la formation au maillot orange ont réussi l’exploit de signer un doublé sur l’étape de Santa Clarita avec Evan Huffman et Rob Britton. Samedi, Huffman a remis ça : deux victoires en quatre jours !

Ce résultat est une belle récompense pour cette équipe dont le directeur sportif Jonathan Patrick McCarthy est porteur d’ambitions pour améliorer la crédibilité du cyclisme outre-Atlantique. « Le but est de défendre un cyclisme crédible par rapport à ce que nous entendons dans les médias. Je pense que l’on peut s’attendre à un développement du MPCC, (Roger Legeay, le président du mouvement) a même mentionné la possibilité d’avoir un conseil de membres représentant l’Amérique du Nord dans le but d’instaurer quelque chose de plus officiel. » 

Aujourd’hui ce sont 7 équipes américaines qui font partie du MPCC : 

  • Cannondale-Drapac (World Tour)
  • Novo Nordisk (Continental Pro)
  • UnitedHealthcare (Continental Pro)
  • Rally Cycling (Continental)
  • UnitedHealthcare (Féminines)
  • Rally Cycling (Féminines)
  • Tibco - Silicon Valley Bank (Féminines)

 


Tests de cortisolémie sur les 4 jours de Dunkerque

Les équipes membres de MPCC ont soumis 48 coureurs à un contrôle de cortisolémie sur les 4 jours de Dunkerque. Tous vont prendre le départ.


Conformément à leur engagement en faveur du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC), 18 équipes membres engagées pour les 4 jours de Dunkerque ont soumis 48 coureurs à un contrôle de cortisolémie à la veille de la course.

Ces tests ont été pratiqués dans le cadre de la santé des athlètes, en collaboration avec la Fédération Française de Cyclisme (FFC) et la Ligue du Cyclisme Français (LNC). Tous ont été conformes à la norme établie par MPCC sur la base du volontariat. Le conseil d'administration de MPCC constate avec satisfaction que les coureurs de ces équipes membres alignées sur les 4 jours de Dunkerque ont scrupuleusement respecté les dispositions de son règlement interne.

Contexte des tests de cortisolémie réalisés par MPCC

L’objectif de MPCC et de ses équipes membres est de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme. L’une des actions du mouvement est de mener des tests de cortisolémie parmi les coureurs d’équipes membres de MPCC, sur la base du volontariat. Si le résultat d’un test présente une valeur anormalement basse, le coureur concerné ne doit pas courir pendant une période de huit jours minimum, jusqu’à ce que le taux de cortisolémie soit revenu à une valeur normale.

Dans un souci de clarté : ces tests sont basés sur le volontariat, ce ne sont pas des contrôles antidopage. D’après les règlements de l’AMA les athlètes de tous sports ont le droit de prendre part à une compétition même avec un taux de cortisolémie anormalement bas sauf si un contrôle antidopage a révélé l’usage interdit de cortisone.

Les équipes membres de MPCC ont introduit ce principe du volontariat (selon lequel le coureur concerné doit renoncer à prendre part aux compétitions pendant au moins huit jours) afin de marquer l’effort de toutes les parties prenantes, confirmer leur engagement pour un sport propre et montrer que le cyclisme et les équipes membres de MPCC veulent être précurseurs à ce sujet.

Pourquoi ces tests de cortisolémie ?

Bien que la cortisone soit un médicament autorisé quand il est prescrit par un médecin, son utilisation a fréquemment été abusive dans l’histoire du sport, cyclisme compris, dans le but d’améliorer la performance. De plus, un faible taux de cortisolémie peut potentiellement mettre en danger la santé des athlètes, quand les circonstances en compétition font qu’ils sont exposés à de grandes intensités ou des périodes de stress.

Ce sont pour toutes ces raisons et dans l’objectif de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme que le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) et ses équipes membres ont donc introduit ce principe du volontariat amenant à l’arrêt temporairement de compétition.


Les chiffres du dopage au 31 mars

Pour la quatrième année consécutive, MPCC recense les cas de dopage révélés sport par sport, pour mieux situer la place du cyclisme par rapport aux autres disciplines. Sur les trois premiers mois de l'année, c'est l'athlétisme le sport le plus touché.


26 cas de dopage au 31 mars : les bases de l'athlétisme sont élevées et appellent à ce que ce sport totalise un nombre très alarmant de contrôles positifs à la fin de l'année 2017. Ces chiffres sont moins impressionnants que l'an dernier après révélation du rapport McLaren mais suffisent à occuper la première place de ce triste classement. L'haltérophilie et le baseball suivent, et laissent à distance le cyclisme qui réunit moins de cas que beaucoup d'autres disciplines.

A la fin du mois de mars, le cyclisme était le 8e sport le plus marqué par les contrôles positifs d'athlètes de haut-niveau avec quatre cas. C'est plus de six fois inférieur au total de l'athlétisme. C'est moins qu'un autre sport majeur comme le football (5 cas).

A la répartition par pays, les Etats-Unis sont les plus touchés avec un total de 26 cas.

Recenser les cas de dopage n’est pas une tâche facile et se fait sous réserve des cas tenus à discrétion par leurs fédérations internationales respectives : certaines ne font pas la publicité des cas de dopage avérés dans leur discipline. Le cyclisme, a contrario, dévoile chaque test positif. Nos chiffres se basent donc sur les cas révélés en 2016, selon les communications officielles des fédérations et des agences antidopage.

La comptabilisation des cas dans le cyclisme recense :

- le cyclisme sur route : quatre cas pour la discipline la plus médiatique
- le cyclisme sur piste : aucun cas
- le VTT : aucun cas

Découvrez les cas de dopage révélés


Tests de cortisolémie sur le Tour d'Italie

Les équipes membres de MPCC ont soumis 72 coureurs à un contrôle de cortisolémie sur le Tour d'Italie. Tous vont prendre le départ.


Conformément à leur engagement en faveur du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC), 8 équipes membres engagées pour le Tour d'Italie ont soumis 72 coureurs à un contrôle de cortisolémie à la veille de la course.

Ces tests volontaires ont été pratiqués sous l’égide de l’Union Cycliste Internationale (UCI) sur la totalité des participants. L’UCI a transmis au mouvement les résultats anonymes des coureurs appartenant à des équipes membres de MPCC. Tous ont été conformes à la norme établie par MPCC sur la base du volontariat. Le conseil d'administration de MPCC constate avec satisfaction que les coureurs de ces équipes membres alignées sur le Tour d’Italie ont scrupuleusement respecté les dispositions de son règlement interne.

Contexte des tests de cortisolémie réalisés par MPCC

L’objectif de MPCC et de ses équipes membres est de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme. L’une des actions du mouvement est de mener des tests de cortisolémie parmi les coureurs d’équipes membres de MPCC, sur la base du volontariat. Si le résultat d’un test présente une valeur anormalement basse, le coureur concerné ne doit pas courir pendant une période de huit jours minimum, jusqu’à ce que le taux de cortisolémie soit revenu à une valeur normale.

Dans un souci de clarté : ces tests sont basés sur le volontariat, ce ne sont pas des contrôles antidopage. D’après les règlements de l’AMA les athlètes de tous sports ont le droit de prendre part à une compétition même avec un taux de cortisolémie anormalement bas sauf si un contrôle antidopage a révélé l’usage interdit de cortisone.

Les équipes membres de MPCC ont introduit ce principe du volontariat (selon lequel le coureur concerné doit renoncer à prendre part aux compétitions pendant au moins huit jours) afin de marquer l’effort de toutes les parties prenantes, confirmer leur engagement pour un sport propre et montrer que le cyclisme et les équipes membres de MPCC veulent être précurseurs à ce sujet.

Pourquoi ces tests de cortisolémie ?

Bien que la cortisone soit un médicament autorisé quand il est prescrit par un médecin, son utilisation a fréquemment été abusive dans l’histoire du sport, cyclisme compris, dans le but d’améliorer la performance. De plus, un faible taux de cortisolémie peut potentiellement mettre en danger la santé des athlètes, quand les circonstances en compétition font qu’ils sont exposés à de grandes intensités ou des périodes de stress.

Ce sont pour toutes ces raisons et dans l’objectif de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme que le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) et ses équipes membres ont donc introduit ce principe du volontariat amenant à l’arrêt temporairement de compétition.


Communiqué de presse du 24 avril 2017

Pour la quatrième année consécutive, le Conseil d’Administration du MPCC renouvelle avec force son souhait de voir l’usage des CorticoÏdes et du Tramadol interdits en compétition. Heureusement elle n’est plus seule à en dénoncer l’usage.


Devant le Conseil du Cyclisme Professionnel, (CCP), Roger Legeay, Président du MPCC, a récemment eu l’occasion de préconiser une augmentation des tests de cortisolémie menés par la Fondation Antidopage du Cyclisme (CADF) afin qu’elle puisse - en cas de cortisolémie anormalement basse - prononcer un arrêt de travail à l’attention des coureurs concernés.

Le MPCC se félicite des récents propos d’Olivier Niggli au sujet des corticoïdes. Le directeur de l’Agence Mondiale Antidopage a en effet déclaré, début mars, que l’AMA envisageait "leur interdiction totale". Notre mouvement espère que cette disposition en vigueur pour tous ses membres du MPCC depuis 10 ans, sera mise en application dans les délais les plus brefs possibles, puisqu’il semble désormais se dégager un consensus général sur le fait que la situation actuelle ne satisfait plus personne.

Le mouvement note, par ailleurs, que la position du MPCC sur le Tramadol, à laquelle adhère également l’UCI, est désormais partagée par les agences antidopage des Etats-Unis (USADA) et de Grande Bretagne (UKAD), lesquelles réclament à leur tour l’interdiction de cet antidouleur par l’Agence Mondiale Antidopage (AMA).

La fidélité à ses engagements, ainsi que toutes les actions menées par le MPCC auprès des organismes internationaux, ne cessent de convaincre chaque année un plus grand nombre de membres de rejoindre le mouvement.

Au cours de l’intersaison, 6 équipes et une fédération nationale ont émis le souhait de rejoindre le MPCC.

Ces adhésions ont toutes été validées par le Conseil d’Administration.

 

En Continental :
Roubaix Lille Métropole (FRA) et Development Team Sunweb (NED)

logoMembre

Roubaix - Lille Métropole

Adhésion :
13/04/2017
Représentant :
Olivier Decok
Médecin :
Marc Rollet
Website

logoMembre

Development Team Sunweb

Adhésion :
01/01/2017
Représentant :
Iwan Spekenbrink
Médecin :
Anko Boelens
website

En Continental Pro :
Aqua Blue Sport (IRL), Cycling Academy Team (ISR) et Manzana Postobon (COL)

logoMembre

Aqua Blue Sport

Adhésion :
20/02/2017
Représentant :
Stephen Moore
Médecin :
Dr Alan Farrell
Membre provisoire
website

logoMembre

Cycling Academy Team

Adhésion :
02/02/2017
Représentant :
Ran Margaliot
Médecin :
Idit Shub
Membre provisoire
website

logoMembre

Manzana-Postobon

Adhésion :
21/12/2016
Représentant :
Luisa Fernanda Rios
Médecin :
Lorena Adarve
Membre provisoire
website

Une quatrième équipe Continental Pro a été admise au titre de membre probatoire :
Soul Brasil (BRA)

logoMembre

Soul Brasil Pro Cycling

Adhésion :
16/01/2017
Représentant :
Benedito Tadeu de Azevedo Jr
Membre probatoire
Website

Enfin, le MPCC s’honore d’accueillir une nouvelle fédération Nationale au sein de son mouvement. La Fédération du Sport Cycliste Luxembourgeois (FSCL) est donc la dixième fédération nationale à rejoindre le collège des Fédérations au sein duquel figure également déjà l’Union Européenne de Cyclisme (UEC).

Ces adhésions soulignent encore et toujours l’identité très internationale du MPCC, tel que l’a réaffirmé son Président Roger Legeay, lors de la dernière assemblée du Conseil du Cyclisme Professionnel (CCP).


Les AUT en question

Les Autorisations à Usage Thérapeutique (AUT) ont fait débat ces derniers mois. Ce procédé, encadré par les règles de l’AMA, autorise un athlète blessé ou malade, sous certaines conditions, à utiliser un produit interdit pour se soigner. Une pratique qui donne lieu à des abus, que ce soit dans le cyclisme mais aussi et surtout dans d’autres sports où de grands débats ont porté sur ce sujet, notamment dans le rugby.


Au MPCC, « les AUT sont obligatoirement validées par le médecin responsable de l’équipe ». Leur utilisation s’avère très occasionnelle et concerne des cas médicaux bien particuliers, pour lesquels l’exception est nécessaire. Le Dr Maurizio Vicini, médecin de l’équipe Androni Giocattoli, témoigne : « Les AUT doivent être attribuées au bon moment, pour des raisons correctes et par un professionnel sérieux ». Le Dr Arthur Molique, de l’équipe Cofidis, ajoute : « Ce sont des problèmes médicaux très très pointus, pour lesquels il y a un collège de médecins référents qui est mis en place, avec un dossier qui doit être monté. Mais ça reste rare : je crois que dans notre équipe, en 3 ou 4 ans, on n’a jamais fait une seule AUT. »

Quand le traitement concerné est à base de cortisone, les choses sont très simples au sein du MPCC : « Tout coureur qui, du fait de son état de santé, nécessiterait un traitement de cortisone par voie générale, orale, rectale, intramusculaire ou intraveineuse se verra obligatoirement prescrire un arrêt de travail et de compétition de 8 jours minimum. Ces traitements de cortisone par voie générale comme rappelé ci-dessus seront obligatoirement validés par le médecin responsable de l’équipe. La reprise de compétition se fera sous réserve d’une vérification de cortisolémie normale. Les infiltrations de corticoïdes, qui ne requièrent pas d'AUT, seront obligatoirement validées par le médecin responsable de l'équipe, qui prescrira obligatoirement 8 jours minimum d'arrêt de travail et de compétition et un contrôle de cortisolémie. En cas de cortisolémie anormalement basse, la reprise de la compétition se fera après 8 jours de repos minimum supplémentaire et retour à la normale de la cortisolémie. »

Aujourd’hui, la question se pose de rendre publiques ou non les AUT attribuées aux coureurs. Outre les difficultés juridiques liées au secret médical, c’est selon le Dr Arthur Molique un « puits sans fonds » car cela ne résoudrait pas les problèmes de légitimité de ces attributions d’AUT. « Une ligne de conduite droite comme on a au MPCC », qui a fait le choix de responsabiliser les équipes sur ces sujets, permettrait de clarifier les règles du jeu.

Dans un communiqué publié en septembre 2016, le triple vainqueur du Tour de France Christopher Froome déclarait : « Il est clair que le système des AUT est ouvert aux abus (…) Je crois que c'est aux athlètes de prendre leurs responsabilités sur le sujet, en attendant qu'un protocole plus rigoureux soit mis en place. » Des propos qui font écho à ceux prononcés par les membres de notre mouvement : libre à lui d’adhérer au MPCC !


Tests de cortisolémie sur Paris-Roubaix

Les équipes membres de MPCC ont soumis 27 coureurs à un contrôle de cortisolémie sur Paris-Roubaix. Tous vont prendre le départ.


Conformément à leur engagement en faveur du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC), 9 équipes membres engagées pour Paris-Roubaix ont soumis 27 coureurs à un contrôle de cortisolémie à la veille de la course.

Ces tests ont été pratiqués dans le cadre de la santé des athlètes, en collaboration avec la Fédération Française de Cyclisme (FFC) et la Ligue du Cyclisme Français (LNC). Tous ont été conformes à la norme établie par MPCC sur la base du volontariat. Le conseil d'administration de MPCC constate avec satisfaction que les coureurs de ces équipes membres alignées sur Paris-Roubaix ont scrupuleusement respecté les dispositions de son règlement interne.

Contexte des tests de cortisolémie réalisés par MPCC

L’objectif de MPCC et de ses équipes membres est de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme. L’une des actions du mouvement est de mener des tests de cortisolémie parmi les coureurs d’équipes membres de MPCC, sur la base du volontariat. Si le résultat d’un test présente une valeur anormalement basse, le coureur concerné ne doit pas courir pendant une période de huit jours minimum, jusqu’à ce que le taux de cortisolémie soit revenu à une valeur normale.

Dans un souci de clarté : ces tests sont basés sur le volontariat, ce ne sont pas des contrôles antidopage. D’après les règlements de l’AMA les athlètes de tous sports ont le droit de prendre part à une compétition même avec un taux de cortisolémie anormalement bas sauf si un contrôle antidopage a révélé l’usage interdit de cortisone.

Les équipes membres de MPCC ont introduit ce principe du volontariat (selon lequel le coureur concerné doit renoncer à prendre part aux compétitions pendant au moins huit jours) afin de marquer l’effort de toutes les parties prenantes, confirmer leur engagement pour un sport propre et montrer que le cyclisme et les équipes membres de MPCC veulent être précurseurs à ce sujet.

Pourquoi ces tests de cortisolémie ?

Bien que la cortisone soit un médicament autorisé quand il est prescrit par un médecin, son utilisation a fréquemment été abusive dans l’histoire du sport, cyclisme compris, dans le but d’améliorer la performance. De plus, un faible taux de cortisolémie peut potentiellement mettre en danger la santé des athlètes, quand les circonstances en compétition font qu’ils sont exposés à de grandes intensités ou des périodes de stress.

Ce sont pour toutes ces raisons et dans l’objectif de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme que le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) et ses équipes membres ont donc introduit ce principe du volontariat amenant à l’arrêt temporairement de compétition.


Tests de cortisolémie sur Paris-Nice

Les équipes membres de MPCC ont soumis 33 coureurs à un contrôle de cortisolémie sur Paris-Nice. Tous ont pris le départ.


Conformément à leur engagement en faveur du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC), 11 équipes membres engagées pour Paris-Nice ont soumis 33 coureurs à un contrôle de cortisolémie au départ de la 6e étape.

Ces tests ont été pratiqués dans le cadre de la santé des athlètes, en collaboration avec la Fédération Française de Cyclisme (FFC) et la Ligue du Cyclisme Français (LNC). Tous ont été conformes à la norme établie par MPCC sur la base du volontariat. Le conseil d'administration de MPCC constate avec satisfaction que les coureurs de ces équipes membres alignées sur Paris-Nice ont scrupuleusement respecté les dispositions de son règlement interne.

Contexte des tests de cortisolémie réalisés par MPCC

L’objectif de MPCC et de ses équipes membres est de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme. L’une des actions du mouvement est de mener des tests de cortisolémie parmi les coureurs d’équipes membres de MPCC, sur la base du volontariat. Si le résultat d’un test présente une valeur anormalement basse, le coureur concerné ne doit pas courir pendant une période de huit jours minimum, jusqu’à ce que le taux de cortisolémie soit revenu à une valeur normale.

Dans un souci de clarté : ces tests sont basés sur le volontariat, ce ne sont pas des contrôles antidopage. D’après les règlements de l’AMA les athlètes de tous sports ont le droit de prendre part à une compétition même avec un taux de cortisolémie anormalement bas sauf si un contrôle antidopage a révélé l’usage interdit de cortisone.

Les équipes membres de MPCC ont introduit ce principe du volontariat (selon lequel le coureur concerné doit renoncer à prendre part aux compétitions pendant au moins huit jours) afin de marquer l’effort de toutes les parties prenantes, confirmer leur engagement pour un sport propre et montrer que le cyclisme et les équipes membres de MPCC veulent être précurseurs à ce sujet.

Pourquoi ces tests de cortisolémie ?

Bien que la cortisone soit un médicament autorisé quand il est prescrit par un médecin, son utilisation a fréquemment été abusive dans l’histoire du sport, cyclisme compris, dans le but d’améliorer la performance. De plus, un faible taux de cortisolémie peut potentiellement mettre en danger la santé des athlètes, quand les circonstances en compétition font qu’ils sont exposés à de grandes intensités ou des périodes de stress.

Ce sont pour toutes ces raisons et dans l’objectif de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme que le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) et ses équipes membres ont donc introduit ce principe du volontariat amenant à l’arrêt temporairement de compétition.


Entretien avec Christian Prudhomme, directeur du Tour de France

Le Tour de France est sympathisant déclaré du MPCC. Son Directeur Christian Prudhomme en a plusieurs fois défendu la philosophie. Alors que Paris-Nice, course également organisée par ASO, s’élance, il répond à nos questions.


« Je veux vous le redire ici : la raison d’être du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible a aujourd’hui encore toute sa justification. S’imposer par libre consentement des règles qui sont plus dures que celles des instances internationales peut permettre d’éviter parfois bien des interrogations, des débats, des controverses. J’aime le mot d’ordre du MPCC : garder la lumière allumée. C’est la clé de notre avenir. »

Par ces mots, prononcés le 18 octobre dernier, Christian Prudhomme réaffirmait le soutien du Tour de France et d’Amaury Sport Organisation au MPCC. Interrogé par nos soins en ce début d’année, il ne fait pas varier son discours quand il s’agit d’évoquer la philosophie du mouvement. Et les actes suivent : cette année encore, toutes les invitations délivrées par ASO sur ses épreuves ont été attribuées à des équipes membres !


Aqua Blue Sport rejoint le MPCC et appelle à la nécessité de règles plus strictes

Ce sont désormais 19 équipes Continental Pro sur un total de 22 qui font partie du 22. La formation irlandaise Aqua Blue Sport, qui vit sa première année d’existence, a adressé au mouvement sa candidature formelle.


Quelques semaines après sa première apparition publique sur l’Herald Sun Tour et à quatre jours de courir pour la première fois sur le sol européen à l’occasion de la Classic de l’Ardèche et du Circuit Het Nieuwsblad, l’équipe Aqua Blue Sport a demandé à rejoindre le MPCC. Les motivations de son manager Stephen Moore collent parfaitement à la philosophie du mouvement, qui se réjouit de cette adhésion, acceptée à titre provisoire par le conseil d'administration.

« L'équipe Acqua Blue s'engage à contribuer au développement d'un cyclisme propre et crédible, explique-t-il. Bien que nous reconnaissions l'excellent travail et les excellentes règles de l'AMA et des autres instances anti-dopage, nous considérons également qu'il existe des faiblesses dans les règles qui ouvrent la porte à des mauvaises interprétations et des abus. Parce que nous voulons suivre des règles plus strictes et parce que nous voulons nous assurer que nos athlètes concourent dans le contexte le plus équitable possible, nous pensons que toutes les équipes devraient se soumettre à ces règlements. Nous avons minutieusement étudié le règlement intérieur du MPCC et en choisissant de le rejoindre, nous nous engageons à le respecter à la lettre. Nous sommes impatients de travailler avec le MPCC ainsi que ses membres."

Le médecin responsable de l’équipe Aqua Blue Sport, invité à participer aux réunions médicales du mouvement comme tous les représentants d’équipes membres, est le Dr Alan Farrell. Les coureurs principaux de cette équipe sont Lars Petter Nordhaug (vainqueur du GP de Montréal en 2012), Lasse Norman Hansen (champion olympique de l’Omnium en 2012) et Stefan Denil (7e de Paris-Nice en 2014). D’autres coureurs sont passés par les rangs World Tour ces dernières années : le champion de Grande-Bretagne Adam Blythe, Matthew Brammeier, Andrew Fenn, Leigh Howard, Michel Kreder, Lawrence Warbasse et Calvin Watson.


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