Pour sa 113e édition, le Tour de France aura au départ 45 membres à titre individuel du MPCC, soit près d’un quart de ses participants engagés contre le dopage. En revanche, notre mouvement souhaiterait nourrir le débat sur les secondes chances laissées de plus en plus rapidement à certains coureurs suspendus par le passé.
Moment le plus attendu de la saison, le Tour de France est la grande fête de notre sport et sa principale vitrine. Pendant trois semaines, les meilleurs athlètes de la planète cycliste s’affronteront pendant trois semaines d’une course qui s’annonce spectaculaire et intense. L’attrait sportif et patrimonial du Tour ne doit cependant pas détourner l’attention de ce que le MPCC défend avec fermeté depuis sa fondation, la lutte contre le dopage.
Encourageant toutes les parties prenantes du cyclisme à être « actrices » face à ce fléau, le MPCC rassemble les coureurs, premiers acteurs de notre sport, les équipes, les sponsors, les membres d’encadrement, les organisateurs de course, les fédérations, les supporters, qui animent les routes et encouragent nos champions à se dépasser. Pour les plus jeunes d’entre eux sommeille indéniablement un fier représentant du vélo, partageant les valeurs du MPCC.
Ainsi, 45 coureurs, représentant 15 nationalités, prendront le départ de cette 113e édition de la Grande Boucle en tant que membres à part entière de notre mouvement. L’occasion de rappeler que l’engagement au sein du MPCC s’est toujours fait sur la base du volontariat, exprimant la volonté de l’athlète, de l’équipe ou du membre de l’encadrement à partager et diffuser les valeurs fortes de notre mouvement. Nous espérons qu’encore plus de coureurs feront ce choix à l’avenir, reconnaissant ainsi les responsabilités que nous partageons tous pour protéger notre sport.

Le MPCC considère également que chacun a le droit de pouvoir reconstruire une carrière après avoir été suspendu. Néanmoins, cette seconde chance devrait s’accompagner d’un plus fort sens des responsabilités, de plus de transparence et d’une période plus longue pour rétablir la confiance avec les acteurs du cyclisme. Ces principes sont exprimés dans l’une de nos dix règles cardinales : ne pas engager un coureur suspendu plus de six mois pour dopage et moins de deux ans après la fin de sa suspension.
Nous relevons donc que quatre coureurs participeront à ce Tour de France alors qu’ils ont, par le passé, purgé des suspensions supérieures à six mois. Aucun de ces coureurs n’est membre à titre individuel du MPCC, ni engagé par une équipe membre du MPCC. Pour deux d’entre eux, leur suspension a même été purgée au cours des trois dernières années, signe que certains acteurs de notre sport continuent d’avoir des approches différentes quant aux notions de réhabilitation et de responsabilité.

Du côté des équipes justement, 12 des 23 formations qui se sont élancées samedi depuis Barcelone sont membres du MPCC : 7 World Teams et 5 Pro Teams, dont les 3 invitées par ASO, organisateur du Tour et également membre de notre mouvement. Nous encourageons donc tous les acteurs du cyclisme qui n’ont pas encore faire le choix clair du combat contre le dopage et les pratiques éthiquement condamnables, cela inclus l’exploitation des « zones grises », à nous rejoindre. En travaillant ensemble, nous continuerons à renforcer la crédibilité et assurer un futur sain et juste pour le cyclisme.
