Lettre Ouverte à L'AMA
Ce vendredi 6 octobre 2017, Roger Legeay, Président du MPCC, et son Conseil d'Administration, adressent une lettre ouverte à l'Agence Mondiale Antidopage (AMA).
LA LETTRE DU MPCC à l'AMA :
Monsieur le Directeur Général,
QU'ATTENDEZ-VOUS !
Depuis la date de création du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) nous interpellons régulièrement votre agence sur la problématique des corticoïdes et depuis 2013 nous demandons l’interdiction du TRAMADOL. Nous sommes confrontés toujours aux mêmes réponses qui apparaissent comme la volonté politique contenue dans la maxime : « attendre et voir venir » Vos réponses sont en effet toujours les mêmes : « nous mettons en place une commission, nous transmettons au groupe de travail, nous continuons le monitoring » ….
Permettez-moi de vous faire un rappel historique depuis la création du MPCC en 2007.
• Jusqu’en 2007, il était instauré un carnet de santé où tous les médicaments qui étaient prescrits aux coureurs étaient inscrits et dans lequel figuraient également les AUT.
• À compter de la création du MPCC, celui-ci vérifiait par l’intermédiaire d’un expert médical extérieur les carnets de santé des coureurs.
• En 2007 le carnet de santé des coureurs a disparu et compte tenu des difficultés rencontrées, le MPCC a décidé en 2008 that:
> En cas d’infiltration de corticoïdes une prescription de huit jours d’arrêt était délivrée au coureur concerné.
> Des dosages sanguins inopinés de la cortisolémie étaient mis en place avec arrêt immédiat de la compétition en cas de cortisolémie anormalement basse.> À cette même date, une demande formelle été faite aux instances internationales et nationales aux fins de réintroduire une réglementation sur les corticoïdes notamment par la vérification du taux de cortisol
Des contrôles par prélèvement sanguin sur les coureurs appartenant aux équipes MPCC sont régulièrement appliqués, ce qui représente environ 70% du peloton mondial concerné. À ce jour pour votre information, MPCC a effectué 2953 contrôles et seulement quatorze ont révélé un taux anormalement bas dont un en 2017, ceci grâce à l’implication des équipes membres de MPCC. Tous les experts, y compris des experts anglo-saxons, s’accordent à préciser qu’un réel problème de santé peut se poser en cas de cortisolémie anormalement basse. Les experts endocrinologues qui ont écrit sur ce thème ont émis des avis dans ce sens, avis que nous tenons à votre disposition.
QU'ATTENDEZ-VOUS !
Tous les experts et les médecins responsables s’accordent pour indiquer qu’un taux de cortisol anormalement bas est dangereux pour la santé du sportif en cas de stress et de chute notamment. La littérature internationale confirme ce risque. Tous s’accordent à préciser et à constater qu’un taux de cortisol anormalement bas ne peut être provoqué que par la prise externe de corticoïdes qu’elle soit licite ou non.
QU'ATTENDEZ-VOUS !
Cette problématique de la mise en danger du sportif s’accompagne de la constatation avérée, confirmée par votre agence, que les glucocorticoïdes contribuent à améliorer la performance sportive. La correspondance de la présidente de la commission médicale de santé et de recherche de l’agence mondiale antidopage en date du 8 septembre 2015 est d’ailleurs éloquente en la matière. La problématique selon votre agence reste que rien ne permet de distinguer lors des contrôles si une absorption a eu lieu par une voie autorisée ou par une voie interdite et que la question de l’interdiction complète en tout temps divise les experts. Cette situation n’est pas acceptable, comme n’est pas acceptable, après avoir constaté que de tels produits améliorent la performance sportive, de les autoriser même sous certaines conditions en compétition !
QU'ATTENDEZ-VOUS !
Faut-il qu’il y ait un problème grave dont on découvrira que l’origine est la prise de corticoïdes entraînant une cortisolémie effondrée pour que votre agence prenne les mesures adéquates ? Depuis maintenant 10 ans, sur la base du volontariat, MPCC effectue des contrôles sur les plus grandes compétitions internationales du calendrier mondial. La solution existe donc réellement et préserve l’essentiel c’est-à-dire la santé des coureurs.
Le moment est venu pour l’AMA de prendre des décisions essentielles définitives et nous vous rappelons le contenu de vos déclarations lors d’une interview le 8 mars 2017
« L’AMA envisage une interdiction totale des corticoïdes, pendant les compétitions et en dehors… cette interdiction rendrait plus difficile l’obtention d’une AUT. On n’en est à un point où il nous faut ouvrir un nouveau débat. Selon moi le système n’est pas bon. »
Nous savons tous, et vos propos du 8 mars 2017 le confirment, que le système des AUT engendre de terribles effet pervers dont profitent certains pour améliorer leurs performances sportives.
NOUS NE POUVONS PLUS ATTENDRE. VOUS DEVEZ AGIR
Le MPCC attire également votre attention, ainsi que celle de l’UCI, depuis 2013, sur la problématique liée à l’usage d’un médicament détourné qui est le TRAMADOL. Ce médicament, plus précisément ce produit, est utilisé pour masquer la douleur. Nous savons tous qu’en sport, et notamment en cyclisme, l’absence de douleurs masquées par un médicament tel que le TRAMADOL est une amélioration déguisée de la performance.
L’ensemble des médecins des équipes cyclistes professionnelles et notamment celle adhérant au mouvement, appuyées par les experts médicaux, ont mis en avant des effets secondaires réellement très importants au point d’en demander l’interdiction à la vente. Le TRAMADOL est un antalgique de niveau II aux effets secondaires nombreux et dangereux chez des sportifs notamment conducteurs d’engin. Une réelle dépendance fait suite à des prescriptions à but antalgique, le sevrage est difficile même à dose thérapeutique.
Les médecins des équipes membres du MPCC se sont engagé et s’obligent à ne pas utiliser le TRAMADOL en compétition. L’UCI, enfin, vous a adressé l’an dernier un dossier complet demandant l’interdiction du TRAMADOL en compétition et la seule réponse de l’agence a été : monitoring c’est-à-dire « surveillons et attendons ».
UNE NOUVELLE FOIS, QU'ATTENDEZ-VOUS ?
Vous comprendrez que pour notre mouvement et nos membres, nous trouvons que 10 ans c’est un peu long pour des sujets où tout le monde est d’accord que ce soit pour la santé des coureurs ou pour considérer que ces produits constituent des substances améliorant la performance. Votre agence est avant tout une agence antidopage, qui doit aussi prendre les mesures nécessaires pour sauvegarder la santé des coureurs et des sportifs professionnels en général. La santé, 3ème volet des missions de l’AMA, n’est pas prise en considération, et sa responsabilité est directement engagée.
Je profite de la présente pour m’interroger sur les suites qui ont pu être données au dossier PUERTO ! Qu’en est-il exactement de la position de l’AMA ?
Le cyclisme, encore une fois, n’a pas été traité de la même manière que tous les autres sports, en particulier dans ce dossier, alors que rappelons-le, selon ses obligations, tous les sportifs du monde relèvent du même règlement, de quasiment la même liste de produits interdits et des mêmes sanctions.
NOUS NE POUVONS PLUS ATTENDRE. NOUS SOMMES LAS !
Persuadé du bien-fondé de nos remarques et de nos demandes réitérées, et dans l’attente de votre réponse, Croyez, Monsieur le Directeur Général, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.
QUELQUES REPèRES sur la cortisolémie et le tramadol :

Communiqué de presse du 16 septembre 2017
Le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) a réuni son bureau pour la tenue d’un Conseil d’Administration ce vendredi 15 septembre 2017 à Roissy.
Le MPCC a sollicité les deux candidats à la Présidence de l’Union Cycliste Internationale (UCI), MM. Brian Cookson et David Lappartient, les invitant à formuler leurs réponses à un ensemble de questions qui correspondent aux préoccupations du Mouvement. Nous les remercions de leurs réponses et prenons acte de leur volonté de continuer à travailler avec le MPCC ainsi que de leur souhait de modifier la réglementation sur les corticoïdes et le tramadol, tant dans le cadre de la santé des athlètes que de la règlementation antidopage.
Le courrier de M. Brian Cookson :
Cher Roger,
Je vous remercie pour votre courrier du 17 juillet dernier qui a retenu toute mon attention.
Comme vous le savez, la crédibilité de notre sport reste mon principal engagement envers les acteurs du cyclisme, dont le MPCC fait partie et avec qui j’ai eu le plaisir de travailler à travers votre présence au sein du Conseil du Cyclisme Professionnel.
Pendant ces quatre dernières années, l’UCI a...
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Le courrier de M. David Lappartient :
Monsieur le Président, Cher Roger,
J'ai bien reçu votre courrier du 17 juillet dernier, courrier adressé aux deux candidats à la Présidence de l'Union Cycliste Internationale.
Tout d'abord, je souhaite féliciter votre association pour son engagement à faire respecter l'éthique dans le cyclisme. Votre action concourt depuis plusieurs années, en complément du travail important de l'Union Cycliste Internationale, à améliorer la situation du peloton. La manière dont vous avez su fédérer la majeure partie des équipes autour de cet objectif est à saluer.
Le Projet que je porte pour la présidence...
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Par ailleurs,
Sur le sujet important de la fraude technologique, le MPCC répète que tous les moyens doivent être systématiquement mis en oeuvre et toutes les technologies possibles exploitées pour juguler la suspicion, et tous ces efforts doivent être davantage portés à la connaissance du public pour une meilleure image de notre sport. A minima sur les plus grands évènements, le MPCC propose que soient contrôlés systématiquement les vélos de tous les coureurs soumis par ailleurs au contrôle antidopage (3 premiers coureurs et 2 coureurs tirés au sort, plus le leader pour les courses à étapes).
Le Conseil d’Administration a passé en revue les cas d’application du règlement interne en 2017 et se satisfait que les équipes membres aient tenus leurs engagements.
Le Conseil d’Administration a décidé d’ajouter à son règlement une précision pour les cas de racisme et d’homophobie dans le cadre des atteintes à l’éthique.
A quelques semaines de la présentation du parcours du prochain Tour d’Italie, le MPCC réitère son souhait de voir les organisateurs de grands tours n’attribuer leurs wild cards qu’à des membres du mouvement.
Tour d'Espagne: 22 équipes au crible
Nous avons pris la liste des engagés du Tour d'Espagne 2017 et les avons répartis en fonction de leur appartenance, ou non, au MPCC. Parmi les équipes membres, aucun coureur n’a été suspendu dans le passé. Chez les non-membres, ils étaient 5 !
A chaque grand tour mais également à l’occasion des grands championnats, le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) relève combien de participants font partie d’équipes membres du mouvement, mais aussi combien sont-ils à avoir été suspendus par le passé.
Sur la base du volontariat, le MPCC regroupe des équipes qui se fixent des règles plus strictes que celles imposées par les instances internationales. Parmi celles-ci : « Ne pas engager des coureurs impliqués dans des affaires de dopage et qui ont été sanctionnés plus de six mois, hors no-shows, dans les deux ans suivant la suspension. »
Sur cette dernière édition du Tour d'Espagne, le choix des équipes du MPCC de ne pas retenir dans leur sélection des coureurs, qui ont été suspendu dans le passé, correspond avant tout à la philosophie du mouvement dans un souci de crédibilité. Ces équipes sont au nombre de onze, soit la moitié des formations engagées dans la compétition.
Parmi les 198 coureurs présents au départ de la Vuelta, quatre d’entre eux ont été suspendus dans le passé. Ils disputent tous aujourd’hui le Tour de France sous le maillot d’équipes non-membres du MPCC. Un cinquième coureur a quant à lui été contrôlé positif juste avant le grand départ de Nîmes.
L'infographie du Tour d'Espagne 2017
> Revoir les Infographies : Tour de France 2016 - Tour d'Italie 2017 - Tour de France 2017 <

Dosage de la cortisolémie sur le Tour d'Espagne
Les équipes membres de MPCC ont soumis leurs coureurs à 99 contrôles de cortisolémie sur le Tour d'Espagne. Tous ont été autorisés à prendre le départ.
Conformément à leur engagement en faveur du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC), 11 équipes membres engagées pour le Tour d'Espagne ont soumis 99 coureurs à des contrôles de cortisolémie au départ de Nîmes.
Ces tests volontaires ont été pratiqués sous l’égide de l’Union Cycliste Internationale (UCI) sur la totalité des participants. L’UCI a transmis au mouvement les résultats anonymes des coureurs appartenant à des équipes membres de MPCC. Tous ont été conformes à la norme établie par MPCC sur la base du volontariat. Le conseil d'administration de MPCC constate avec satisfaction que les coureurs de ces équipes membres alignées sur le Tour d'Espagne ont scrupuleusement respecté les dispositions de son règlement interne.
Contexte des tests de cortisolémie réalisés par MPCC
L’objectif de MPCC et de ses équipes membres est de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme. L’une des actions du mouvement est de mener des tests de cortisolémie parmi les coureurs d’équipes membres de MPCC, sur la base du volontariat. Si le résultat d’un test présente une valeur anormalement basse, le coureur concerné ne doit pas courir pendant une période de huit jours minimum, jusqu’à ce que le taux de cortisolémie soit revenu à une valeur normale.
Dans un souci de clarté : ces tests sont basés sur le volontariat, ce ne sont pas des contrôles antidopage. D’après les règlements de l’AMA les athlètes de tous sports ont le droit de prendre part à une compétition même avec un taux de cortisolémie anormalement bas sauf si un contrôle antidopage a révélé l’usage interdit de cortisone.
Les équipes membres de MPCC ont introduit ce principe du volontariat (selon lequel le coureur concerné doit renoncer à prendre part aux compétitions pendant au moins huit jours) afin de marquer l’effort de toutes les parties prenantes, confirmer leur engagement pour un sport propre et montrer que le cyclisme et les équipes membres de MPCC veulent être précurseurs à ce sujet.
Pourquoi ces tests de cortisolémie ?
Bien que la cortisone soit un médicament autorisé quand il est prescrit par un médecin, son utilisation a fréquemment été abusive dans l’histoire du sport, cyclisme compris, dans le but d’améliorer la performance. De plus, un faible taux de cortisolémie peut potentiellement mettre en danger la santé des athlètes, quand les circonstances en compétition font qu’ils sont exposés à de grandes intensités ou des périodes de stress.
Ce sont pour toutes ces raisons et dans l’objectif de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme que le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) et ses équipes membres ont donc introduit ce principe du volontariat amenant à l’arrêt temporairement de compétition.
Dosage de la cortisolémie sur le Tour du Limousin
Les équipes membres de MPCC ont soumis 45 coureurs à un contrôle de cortisolémie sur le Tour du Limousin. Tous ont pris le départ.
Conformément à leur engagement en faveur du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC), 15 équipes membres engagées pour le Tour du Limousin ont soumis 45 coureurs à un contrôle de cortisolémie avant la 3e étape.
Ces tests ont été pratiqués dans le cadre de la santé des athlètes, en collaboration avec la Fédération Française de Cyclisme (FFC) et la Ligue du Cyclisme Français (LNC). Tous ont été conformes à la norme établie par MPCC sur la base du volontariat. Le conseil d'administration de MPCC constate avec satisfaction que les coureurs de ces équipes membres alignées sur le Tour du Limousin ont scrupuleusement respecté les dispositions de son règlement interne.
Contexte des tests de cortisolémie réalisés par MPCC
L’objectif de MPCC et de ses équipes membres est de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme. L’une des actions du mouvement est de mener des tests de cortisolémie parmi les coureurs d’équipes membres de MPCC, sur la base du volontariat. Si le résultat d’un test présente une valeur anormalement basse, le coureur concerné ne doit pas courir pendant une période de huit jours minimum, jusqu’à ce que le taux de cortisolémie soit revenu à une valeur normale.
Dans un souci de clarté : ces tests sont basés sur le volontariat, ce ne sont pas des contrôles antidopage. D’après les règlements de l’AMA les athlètes de tous sports ont le droit de prendre part à une compétition même avec un taux de cortisolémie anormalement bas sauf si un contrôle antidopage a révélé l’usage interdit de cortisone.
Les équipes membres de MPCC ont introduit ce principe du volontariat (selon lequel le coureur concerné doit renoncer à prendre part aux compétitions pendant au moins huit jours) afin de marquer l’effort de toutes les parties prenantes, confirmer leur engagement pour un sport propre et montrer que le cyclisme et les équipes membres de MPCC veulent être précurseurs à ce sujet.
Pourquoi ces tests de cortisolémie ?
Bien que la cortisone soit un médicament autorisé quand il est prescrit par un médecin, son utilisation a fréquemment été abusive dans l’histoire du sport, cyclisme compris, dans le but d’améliorer la performance. De plus, un faible taux de cortisolémie peut potentiellement mettre en danger la santé des athlètes, quand les circonstances en compétition font qu’ils sont exposés à de grandes intensités ou des périodes de stress.
Ce sont pour toutes ces raisons et dans l’objectif de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme que le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) et ses équipes membres ont donc introduit ce principe du volontariat amenant à l’arrêt temporairement de compétition.
Dosage de la cortisolémie sur le BinckBank Tour
Les équipes membres de MPCC ont soumis 33 coureurs à un contrôle de cortisolémie sur le BinckBank Tour. Tous ont été autorisés à prendre le départ.
Conformément à leur engagement en faveur du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC), 11 équipes membres engagées sur le BinckBank Tour ont soumis 33 coureurs à un contrôle de cortisolémie avant la 3e étape.
Ces tests ont été pratiqués dans le cadre de la santé des athlètes, en collaboration avec la Union royale néerlandaise de cyclisme (KNWU). Tous ont été conformes à la norme établie par MPCC sur la base du volontariat. Le conseil d'administration de MPCC constate avec satisfaction que les coureurs de ces équipes membres alignées sur le BinckBank Tour ont scrupuleusement respecté les dispositions de son règlement interne.
Contexte des tests de cortisolémie réalisés par MPCC
L’objectif de MPCC et de ses équipes membres est de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme. L’une des actions du mouvement est de mener des tests de cortisolémie parmi les coureurs d’équipes membres de MPCC, sur la base du volontariat. Si le résultat d’un test présente une valeur anormalement basse, le coureur concerné ne doit pas courir pendant une période de huit jours minimum, jusqu’à ce que le taux de cortisolémie soit revenu à une valeur normale.
Dans un souci de clarté : ces tests sont basés sur le volontariat, ce ne sont pas des contrôles antidopage. D’après les règlements de l’AMA les athlètes de tous sports ont le droit de prendre part à une compétition même avec un taux de cortisolémie anormalement bas sauf si un contrôle antidopage a révélé l’usage interdit de cortisone.
Les équipes membres de MPCC ont introduit ce principe du volontariat (selon lequel le coureur concerné doit renoncer à prendre part aux compétitions pendant au moins huit jours) afin de marquer l’effort de toutes les parties prenantes, confirmer leur engagement pour un sport propre et montrer que le cyclisme et les équipes membres de MPCC veulent être précurseurs à ce sujet.
Pourquoi ces tests de cortisolémie ?
Bien que la cortisone soit un médicament autorisé quand il est prescrit par un médecin, son utilisation a fréquemment été abusive dans l’histoire du sport, cyclisme compris, dans le but d’améliorer la performance. De plus, un faible taux de cortisolémie peut potentiellement mettre en danger la santé des athlètes, quand les circonstances en compétition font qu’ils sont exposés à de grandes intensités ou des périodes de stress.
Ce sont pour toutes ces raisons et dans l’objectif de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme que le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) et ses équipes membres ont donc introduit ce principe du volontariat amenant à l’arrêt temporairement de compétition.
Les chiffres du dopage au 30 juin
Après chaque trimestre, le MPCC recense les cas de dopage révélés sport par sport, afin de mieux situer la place du cyclisme par rapport aux autres disciplines. Sur les 6 premiers mois de l’année : le baseball, l’athlétisme et l’haltérophilie se détachent assez nettement.
Les nombreux contrôles antidopage menés dans l'athlétisme et l’haltérophilie ne semblent toujours pas dissuasifs pour un nombre préoccupant de tricheurs, même si l’on fait abstraction des ré-analyses d’échantillons réalisées par l’Agence Mondiale Antidopage sur certains grands événements comme les Championnats du Monde, les JO de Londres ou Pékin. Ainsi, par rapport à l’an passé sur la même période, nous avons relevé pratiquement deux fois plus de cas révélés en athlétisme (45 contre 24, lors des 6 premiers mois en 2016) et près de trois fois plus en haltérophilie (33 contre 12).
Mais le sport qui, à ce jour, a révélé le plus grand nombre de cas de dopage en 2017 reste le baseball (plus de 50 cas en six mois - idem en 2016), avec des sanctions toujours beaucoup plus légères que dans les autres sports qui ont réellement décidé de s’attaquer au dopage.
Au deuxième trimestre, le cyclisme a enregistré une hausse sensible de suspensions provisoires. Onze cas de dopage ont été révélés depuis le début de l’année. Si cette discipline se classe en 8ème position dans notre classement, il faut rappeler qu’elle ne comptait que quatre cas de dopage l’an passé à la même date.
Recenser les cas de dopage n’est pas une tâche facile et se fait sous réserve des cas tenus à discrétion par leurs fédérations internationales respectives : certaines ne font pas la publicité des cas de dopage avérés dans leur discipline. Le cyclisme, a contrario, dévoile chaque test positif. Nos chiffres se basent donc sur les cas révélés en 2017, selon les communications officielles des fédérations et des agences antidopage.
Selon cette comptabilité, les cas recensés en cyclisme se répartissent ainsi :
- Le CYCLISME SUR ROUTE : 10 Cas
- Le BMX : 1 Cas
- Le VTT : Aucun Cas
- Le CYCLISME SUR PISTE : Aucun Cas
Découvrez les cas de dopage révélés

Tests de cortisolémie sur le Tour de France
Les équipes membres de MPCC ont soumis leurs coureurs à 133 contrôles de cortisolémie sur le Tour de France. Tous ont été autorisés à prendre le départ.
Conformément à leur engagement en faveur du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC), 11 équipes membres engagées pour le Tour de France ont soumis leurs coureurs à des contrôles de cortisolémie. 99 au départ de Düsseldorf, 34 à Marseille.
Ces tests volontaires ont été pratiqués sous l’égide de l’Union Cycliste Internationale (UCI) sur la totalité des participants. L’UCI a transmis au mouvement les résultats anonymes des coureurs appartenant à des équipes membres de MPCC. Tous ont été conformes à la norme établie par MPCC sur la base du volontariat. Le conseil d'administration de MPCC constate avec satisfaction que les coureurs de ces équipes membres alignées sur le Tour de France ont scrupuleusement respecté les dispositions de son règlement interne.
Contexte des tests de cortisolémie réalisés par MPCC
L’objectif de MPCC et de ses équipes membres est de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme. L’une des actions du mouvement est de mener des tests de cortisolémie parmi les coureurs d’équipes membres de MPCC, sur la base du volontariat. Si le résultat d’un test présente une valeur anormalement basse, le coureur concerné ne doit pas courir pendant une période de huit jours minimum, jusqu’à ce que le taux de cortisolémie soit revenu à une valeur normale.
Dans un souci de clarté : ces tests sont basés sur le volontariat, ce ne sont pas des contrôles antidopage. D’après les règlements de l’AMA les athlètes de tous sports ont le droit de prendre part à une compétition même avec un taux de cortisolémie anormalement bas sauf si un contrôle antidopage a révélé l’usage interdit de cortisone.
Les équipes membres de MPCC ont introduit ce principe du volontariat (selon lequel le coureur concerné doit renoncer à prendre part aux compétitions pendant au moins huit jours) afin de marquer l’effort de toutes les parties prenantes, confirmer leur engagement pour un sport propre et montrer que le cyclisme et les équipes membres de MPCC veulent être précurseurs à ce sujet.
Pourquoi ces tests de cortisolémie ?
Bien que la cortisone soit un médicament autorisé quand il est prescrit par un médecin, son utilisation a fréquemment été abusive dans l’histoire du sport, cyclisme compris, dans le but d’améliorer la performance. De plus, un faible taux de cortisolémie peut potentiellement mettre en danger la santé des athlètes, quand les circonstances en compétition font qu’ils sont exposés à de grandes intensités ou des périodes de stress.
Ce sont pour toutes ces raisons et dans l’objectif de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme que le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) et ses équipes membres ont donc introduit ce principe du volontariat amenant à l’arrêt temporairement de compétition.
Tour de France : les 22 équipes au crible
Voici la liste des engagés du Tour de France 2017 répartis en fonction de leur appartenance, ou non, au MPCC. Parmi les équipes membres, aucun coureur n’a été suspendu dans le passé. Chez les non-membres, ils sont 4 !
A chaque grand tour mais également à l’occasion des grands championnats, le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) relève combien de participants font partie d’équipes membres du mouvement, mais aussi combien sont-ils à avoir été suspendus par le passé.
Sur la base du volontariat, le MPCC regroupe des équipes qui se fixent des règles plus strictes que celles imposées par les instances internationales. Parmi celles-ci : « Ne pas engager des coureurs impliqués dans des affaires de dopage et qui ont été sanctionnés plus de six mois, hors no-shows, dans les deux ans suivant la suspension. »
Sur cette dernière édition du Tour de France, le choix des équipes du MPCC de ne pas retenir dans leur sélection des coureurs, qui ont été suspendu dans le passé, correspond avant tout à la philosophie du mouvement dans un souci de crédibilité. Comme l’an passé, ces équipes sont au nombre de onze, soit la moitié des formations engagées dans la compétition.
Parmi les 198 coureurs présents au départ de la Grande Boucle, quatre d’entre eux ont été suspendus dans le passé. Ils disputent tous aujourd’hui le Tour de France sous le maillot d’équipes non-membres du MPCC. Un chiffre cependant en baisse : l’an passé, ils étaient six !
L'infographie du Tour de France 2017
> Revoir les Infographies : Tour de France 2016 - Tour d'Italie 2017 <

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 26 JUIN 2017
Le MPPC déplore que l’organisateur du Giro d’Italia ait privilégié d’inviter des équipes non-membres de notre mouvement. Le Tour de France et la Vuelta ont adopté notre conception et n’ont pas à le regretter.
L’UCI vient d’infliger 30 jours de suspension à l’équipe BARDIANI, qui ne pourra reprendre son activité que le 14 juillet. Cette sanction fait suite à l’exclusion de 2 de ses coureurs au départ du Giro, suite au contrôle antidopage positif dont ils ont fait l’objet. L’équipe italienne avait néanmoins été autorisée à disputer le Tour d’Italie, en dépit du discrédit porté par cette annonce.
Roger Legeay a rappelé, lors du dernier Conseil d’Administration du MPCC, le 7 juin dernier, qu’il avait alerté, dès janvier 2014, l’organisateur du Giro sur l’intérêt général de privilégier les membres du MPCC concernant l’attribution des wildcards.
Si les organisateurs de grands Tours sont dans l’obligation de sélectionner toutes les équipes du World Tour (7 d’entre elles – sur 18 – sont membres du MPCC), ils ont toute liberté dans le choix des équipes Continentales Professionnelles qu’elles retiennent (19 sur 22 adhèrent au MPCC).
Christian Prudhomme (ASO) avait rappelé, en octobre dernier, lors de la présentation du Tour de France 2017, son attachement à la philosophie du MPCC et son souhait de n’inviter sur ses épreuves que des équipes « Conti Pros » adhérentes au mouvement.
A contrario, RCS, société organisatrice du Giro d’Italia, a invité 3 équipes Continentales Pros qui ont fait le choix de ne pas adhérer – ou de ne plus adhérer – aux règles plus strictes du MPCC, visant à renforcer la crédibilité de notre sport.
L’infographie relative aux participants du dernier Giro d’Italia permet de constater que le choix des coureurs, alignés par les équipes MPCC, n’est pas anodins au regard du prestige de l’épreuve et laisse apparaître un réel contraste au sein de l’effectif présent pour la 100ème édition.
Dans un courrier, Roger Legeay s’est à nouveau adressé à l’organisateur Mauro VEGNI en espérant que RCS rejoigne dans un avenir proche le MPCC de façon à oeuvrer ensemble pour la crédibilité du cyclisme, à travers ses plus belles épreuves.
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