Tour de France : Rester responsables

Pour sa 113e édition, le Tour de France aura au départ 45 membres à titre individuel du MPCC, soit près d’un quart de ses participants engagés contre le dopage. En revanche, notre mouvement souhaiterait nourrir le débat sur les secondes chances laissées de plus en plus rapidement à certains coureurs suspendus par le passé.

Moment le plus attendu de la saison, le Tour de France est la grande fête de notre sport et sa principale vitrine. Pendant trois semaines, les meilleurs athlètes de la planète cycliste s’affronteront pendant trois semaines d’une course qui s’annonce spectaculaire et intense. L’attrait sportif et patrimonial du Tour ne doit cependant pas détourner l’attention de ce que le MPCC défend avec fermeté depuis sa fondation, la lutte contre le dopage.

Encourageant toutes les parties prenantes du cyclisme à être « actrices » face à ce fléau, le MPCC rassemble les coureurs, premiers acteurs de notre sport, les équipes, les sponsors, les membres d’encadrement, les organisateurs de course, les fédérations, les supporters, qui animent les routes et encouragent nos champions à se dépasser. Pour les plus jeunes d’entre eux sommeille indéniablement un fier représentant du vélo, partageant les valeurs du MPCC.

Ainsi, 45 coureurs, représentant 15 nationalités, prendront le départ de cette 113e édition de la Grande Boucle en tant que membres à part entière de notre mouvement. L’occasion de rappeler que l’engagement au sein du MPCC s’est toujours fait sur la base du volontariat, exprimant la volonté de l’athlète, de l’équipe ou du membre de l’encadrement à partager et diffuser les valeurs fortes de notre mouvement. Nous espérons qu’encore plus de coureurs feront ce choix à l’avenir, reconnaissant ainsi les responsabilités que nous partageons tous pour protéger notre sport.

Le MPCC considère également que chacun a le droit de pouvoir reconstruire une carrière après avoir été suspendu. Néanmoins, cette seconde chance devrait s’accompagner d’un plus fort sens des responsabilités, de plus de transparence et d’une période plus longue pour rétablir la confiance avec les acteurs du cyclisme. Ces principes sont exprimés dans l’une de nos dix règles cardinales : ne pas engager un coureur suspendu plus de six mois pour dopage et moins de deux ans après la fin de sa suspension.

Nous relevons donc que quatre coureurs participeront à ce Tour de France alors qu’ils ont, par le passé, purgé des suspensions supérieures à six mois. Aucun de ces coureurs n’est membre à titre individuel du MPCC, ni engagé par une équipe membre du MPCC. Pour deux d’entre eux, leur suspension a même été purgée au cours des trois dernières années, signe que certains acteurs de notre sport continuent d’avoir des approches différentes quant aux notions de réhabilitation et de responsabilité.

Du côté des équipes justement, 12 des 23 formations qui se sont élancées samedi depuis Barcelone sont membres du MPCC : 7 World Teams et 5 Pro Teams, dont les 3 invitées par ASO, organisateur du Tour et également membre de notre mouvement. Nous encourageons donc tous les acteurs du cyclisme qui n’ont pas encore faire le choix clair du combat contre le dopage et les pratiques éthiquement condamnables, cela inclus l’exploitation des "zones grises", à nous rejoindre. En travaillant ensemble, nous continuerons à renforcer la crédibilité et assurer un futur sain et juste pour le cyclisme.

 


Chiffres de la Crédibilité : continuer le combat

Après une année 2025 particulièrement animée sur le front de la lutte antidopage, 2026 a démarré dans un calme relatif. Près de 170 cas de dopage et de fraude sportive ont été révélés dans une trentaine de disciplines au cours du premier trimestre. Seulement cinq l’ont été dans notre sport. Malgré ces chiffres, le combat contre la triche reste d’actualité.

Depuis plusieurs saisons, le nombre d’affaires de dopage impliquant des équipes du World Tour sont en déclin constant : 4 en 2019, 4 en 2023, 1 seul en 2025 selon les dernières mentions parues dans les Chiffres de la Crédibilité. Ainsi au premier trimestre, seuls 5 cyclistes professionnels ont été contrôlés positif ou suspendus pour un manquement aux règles antidopage.

- 1 coureur d’un Pro Team contrôlé positif hors compétition
- 2 coureurs évoluant à l’échelon Continental et confondus par leur passeport biologique
- 1 coureuse évoluant à l’échelon Continental
- 1 athlète sanctionnée pour manquement aux règles de localisation

Ces chiffres sont dans la droite lignée de la tendance constatée depuis plusieurs années, à savoir entre 20 et 30 cas de dopage et/ou fraude sportive par an. Si la majorité des cas relevés dans les Chiffres de la Crédibilité impliquent des coureurs de niveau Continental, le cas du coureur Pro Team rappelle malgré tout que les athlètes du plus haut niveau ne sont pas à l’abri de la triche. A l’issue du premier trimestre 2026, le cyclisme est également le neuvième sport le plus cité dans des affaires de dopage et de fraude sportive, loin derrière l’athlétisme (33), le tennis (13) et la force athlétique (12).

Mais derrière ces chiffres, se cachent plusieurs réalités. Certes, le passeport biologique imposé à toutes les équipes professionnelles depuis près de 20 ans a prouvé son efficacité, permettant récemment de déceler le dernier cas de dopage en date dans l’élite (en attente d’une décision définitive pour le coureur incriminé). Les budgets croissants ont permis le recrutement d’un personnel technique de plus en plus qualifié pour le suivi de la performance des athlètes, l’amélioration des méthodes d’entrainement, de l’étude de la biomécanique des coureurs par du personnel spécialisé à une nutrition adaptée voire individualisée pour chaque coureur, ou encore la réduction du nombre de jours de course par coureur ont permis de mieux encadrer et de mieux entretenir la santé des athlètes, à court et moyen terme. Et même si nous avons constaté certains progrès, il est essentiel que nous continuions à faire évoluer et à améliorer nos systèmes antidopage afin qu'ils soient plus solides et plus avancés que ceux qui sont prêts à tricher.

VIGILANCE SUR LES ZONES GRISES

Ces progrès techniques, pour ne pas dire scientifiques, témoignent de la professionnalisation toujours plus importante de notre sport, de la fin d’un cyclisme dit « à la papa », replié sur lui-même et sur des méthodes d’entraînement héritées de décennies de travail empirique. Si le cyclisme a choisi la voie du progrès, il ne doit pas le faire à n’importe quel prix. Car d’autres réalités ont été mises à jour depuis une dizaine d'années et ont été les raisons d’un discours intransigeant et sans concession du MPCC sur les pratiques dopantes : la surmédicalisation de certaines équipes (notamment l’usage d’antidouleurs tels que le Tramadol, interdit en compétition), l’usage de substances améliorant la performance ou la récupération et dont les effets sur la santé sont loin d’avoir été validés scientifiquement, comme les cétones, l’emploi de méthodes d’optimisation de la performance considérées comme des « zones grises » (inhalation de monoxyde de carbone en stage d’altitude, masque à hypoxie), à la limite du dopage. Il est également essentiel que les principaux acteurs du monde sportif définissent clairement les limites de cette « zone grise », afin de protéger la santé des athlètes qui ne souhaitent pas la mettre en danger en prenant des médicaments, initialement destinés à soigner des personnes malades, dans le but d'améliorer leurs performances.

ENGAGEMENT DES COUREURS

Les efforts fournis par les acteurs du cyclisme après les différents scandales qui ont émaillé l’histoire du cyclisme ont été immenses. Managers d’équipes, coureurs, organisateurs de course, instances dirigeantes et sponsors, en particulier, ont été actifs pour bannir le dopage et tenter de mettre fin à une forme de « culture », qui est restée trop longtemps impunie. Les résultats sont là mais la prudence doit rester de mise face aux changements rapides qui sont à l’œuvre depuis quelques années. La crédibilité des coureurs et de leurs managers d’équipe doit être au cœur de nos préoccupations car c’est elle qui a permis de restaurer l’image du cyclisme, son développement et son expansion, notamment vers son pendant féminin.

Avec près de 400 coureurs(ses) professionnels(les) engagés à titre individuel, le MPCC dispose d’une large base d’adhésion à ses valeurs. Mais ses membres peuvent faire davantage en diffusant ces valeurs à un maximum d’acteurs, qu’ils soient des coéquipiers ou camarades de course non-membres, en prenant la parole publiquement sur les sujets de santé physique et mentale. Face à une évolution rapide du cyclisme professionnel, les nouvelles générations de coureurs et coureuses ont également un rôle à jouer car elles représentent l’avenir. Elles sont donc fortement encouragées à adhérer à notre mouvement pour rester en première ligne d’un cyclisme crédible.

Engagez-vous auprès du MPCC, rejoignez-nous
Soyez acteurs de la lutte contre le dopage  !


Tour d'Italie : place à la jeunesse !

Premier grand tour de la saison, le Tour d’Italie retrouve ses limites géographiques naturelles après les trois premiers jours passés en Bulgarie. Avec 20% du peloton du Giro membre à titre individuel du MPCC, notre mouvement lance un appel aux jeunes coureurs pour s’engager contre le dopage et certaines pratiques à risque.

En 2007, le MPCC a été créé pour que les acteurs du cyclisme prennent conscience des ravages causés par le dopage : sur la santé des coureurs, la viabilité des équipes professionnelles, dont la fragilité reste d’actualité en 2026, et, au-delà, sur la crédibilité toute entière du cyclisme. Notre mouvement s’est donné comme ligne directrice d’être ouvert à tous, en permettant l’adhésion à nos valeurs sur la base du volontariat.

Depuis 2018, de nombreux coureurs, membres d’encadrements, de sponsors, et d’organisateurs de course nous ont rejoints, validant notre discours selon lequel l’union ferait la force pour combattre la triche et donner au cyclisme des bases plus solides. Au départ de ce 109e Tour d’Italie, premier des trois grands tours de la saison, 38 des 184 coureurs partants se sont élancés en tant que membres individuels du MPCC. Ces athlètes sont répartis au sein de 20 des 23 équipes partantes, signe du caractère individuel et non contraint par l’employeur d’une adhésion, reflet de l’engagement du coureur pour la crédibilité du cyclisme.


Néanmoins, après un record établi en 2024 avec 53 coureurs, le nombre de membres du MPCC au départ d’un Tour d’Italie est en baisse significative puisqu’ils n’étaient plus que 43 en 2025. Dans le même temps, 7 des 18 formations du World Tour ainsi que 4 des 5 Pro Teams invitées sont labelisées MPCC.  Notre mouvement espère donc que les autres coureurs, guidés par un esprit de responsabilité, prennent leur part, notamment les plus jeunes. La moyenne d’âge des partants MPCC est de 28,1 ans (identique à l’âge moyen de tous les participants) et nous encourageons également les plus jeunes d’entre eux, qui représentent près d’un quart du peloton du Giro, à s’engager.

Ils sont à la fois les premiers témoins des mutations en cours dans notre sport. Les protéger des pratiques à risque, c’est préserver leur avenir et celui du cyclisme. Qu’ils soient donc acteurs de la lutte !


Tour d'Espagne féminin : des progrès à faire

Après la campagne des classiques, la saison des courses par étapes a débuté dimanche avec le coup d’envoi du 12e Tour d’Espagne féminin, depuis les côtes de la Galice. 126 coureuses représentant 18 équipes et 30 nationalités différentes se sont élancées à l’assaut de 7 étapes et 819,5 kilomètres de course.

Signe de la popularité et du respect grandissants envers le cyclisme féminin, la célèbre montée de l’Angliru, et ses pentes raides, sera au programme. Si au sommet de la pyramide, tout semble aller pour le mieux, la route est encore longue pour consolider les acquis des précédentes années pour les femmes athlètes : exposition télévisée accélérée depuis cinq à dix ans, salaire minimum pour les coureuses des deux divisions professionnelles, congé maternité rémunéré.

Les équipes féminines se battent, comme chez les hommes, pour assurer leur continuité année après année mais cette croissance rapide doit être accompagnée de fondations solides, notamment dans les niveaux inférieurs. Un discours que porte depuis plusieurs années le MPCC. Ainsi, 8 des 18 équipes partantes de la Vuelta sont engagées à nos côtés, tout comme 14 coureuses partantes sur les 126 qui ont pris le départ de la course.

C’est encore trop peu pour porter la voix d’un cyclisme féminin conscient des défis qui se présentent à lui : son organisation, sa structuration, et un discours toujours aussi intransigeant face au dopage. Pour toutes ces raisons, nous encourageons les équipes et les coureuses non-membres de notre mouvement à nous rejoindre pour relever les nombreux challenges à venir.


Chiffres de la Crédibilité : mieux combattre le dopage

A l’issue de l’année 2025, le MPCC a constaté un nombre de cas de dopage dans le cyclisme professionnel en légère décrue. Ce bilan montre que notre sport est loin du peloton de tête des disciplines les plus touchées mais qu’il doit rester particulièrement vigilant. Le cyclisme doit à la fois réfléchir au développement marquant de certaines pratiques médicales dites en « zone grise », dans l’élite, et enrayer un dopage plus traditionnel dans les échelons inférieurs, notamment au niveau Continental.

Dressant un état des lieux de la lutte antidopage à travers le monde et dans la plupart des sports, les Chiffres de la Crédibilité proposent une photographie instantanée, dans laquelle le cyclisme ferait figure de bon élève après avoir été considéré pendant de longues années comme un maillon faible. Sur l’ensemble de l’année 2025, 20 cas de dopage ont été recensés chez les cyclistes professionnels. Ce chiffre indique que le nombre d’affaires révélées reste sur une pente descendante depuis 2022, année au cours de laquelle 29 cas ont été rendus publics.

Le cyclisme n’a été que le 10e sport le plus cité dans des affaires de dopage et de fraude sportive au cours de l’année passée, loin derrière l’athlétisme (163 cas), l’haltérophilie (63) et le tennis (46, dont 27 de fraude sportive). L’athlétisme reste à la première place de ce triste palmarès tout en allouant des moyens conséquents à la traque de la triche. En revanche, la présence du MMA à la 4e place, déjà évoquée au cours de nos précédentes publications, sera à surveiller lors des prochaines années. La prudence est également de mise pour notre sport puisque pour la première fois depuis deux ans un coureur du World Tour a été suspendu. Celui-ci, non-membre de notre mouvement et courant pour une équipe elle aussi non-inscrite au MPCC, a été confondu par son passeport biologique, l’une des clés de voûte de la lutte antidopage.

Si l’on constate qu’assez peu de coureurs de World Tour ont été contrôlés positif ces dernières années, cela ne veut pas dire que l’élite de notre sport est propre à 100%. Le MPCC a toujours cherché à questionner l’efficacité de la lutte antidopage même lorsque celle-ci faisait des progrès. Notre position se trouve même confortée lorsque bon nombre d’équipes flirtent avec les « zones grises » de la médicalisation toujours plus importante de notre sport. Il y a une douzaine d’années, le Tramadol, que nous avons combattu, était alors considéré comme une « zone grise » car elle atténuait la douleur des coureurs. Cette substance a finalement été bannie, pour le bien de notre sport et pour la santé des coureurs.

Très tôt d’ailleurs, notre mouvement s’est positionné sur l’usage de certaines substances dans le peloton, comme les cétones, et montré très critique envers certaines pratiques tels que l’usage massif de médicaments antidouleurs, mettant potentiellement en danger la santé mentale des coureurs. Les actions du MPCC se sont traduites par des résultats avec l’ajout du Tramadol à la liste des produits interdits par l’Agence mondiale antidopage (AMA); et par l’interdiction de l’inhalation répétée de monoxyde de carbone il y a plus d’un an. L’UCI a d’abord interdit cette pratique en février 2025 avant que l’AMA ne réagisse en étendant cette règle à tous les sports, à partir de 2026.

LE NIVEAU AMATEUR, PARENT PAUVRE DE LA LUTTE ?

Ce cas illustre parfaitement la question de la proactivité face au dopage, avec d’une part la mise en place, dix ans après l’affaire Festina, de ce passeport biologique imposé aux cyclistes professionnels, et celle des moyens alloués, puisque ce suivi est largement financé par les coureurs, les organisateurs et les équipes professionnelles.

Parmi les 20 cas recensés dans le cyclisme professionnel, 9 l’ont été au niveau Continental, l’équivalent de la troisième division mondiale. Le MPCC invite donc les acteurs du cyclisme à questionner l’efficacité de la prévention à un plus bas niveau, plusieurs dizaines de cas ayant été recensés au niveau amateur en 2025. A titre d’exemple, 25 coureurs et coureuses étaient suspendus par l’agence antidopage colombienne à la mi-décembre 2025, dont plus de la moitié évolue dans des structures amateures et/ou semi-professionnelles.

Assurer un cyclisme propre au niveau professionnel, c’est également s’assurer que dans ses racines il le reste tout autant. Notre sport ne peut se permettre d’être négligeant par rapport au fléau du dopage dans les structures qui sont à la base de notre pratique compétitive, notamment par rapport à ses plus jeunes pratiquants, recrutés de plus en plus tôt et de mieux en mieux préparés aux exigences du professionnalisme, notamment sur le plan de la technique et de la nutrition. Du bas au haut de la pyramide, toutes les parties prenantes du cyclisme doivent être actrices de la lutte antidopage. Et le MPCC en fait partie.

ÉLARGIR LE DÉBAT D’UN CYCLISME CRÉDIBLE

Ces pratiques sont non seulement contraires à un sport juste mais peuvent être dangereuses pour la santé physique et mentale des coureurs, premiers acteurs des courses. Le MPCC ne prend pas seulement position dans la lutte contre le dopage, qui est un combat permanent, mais souhaite également élargir la question d’un « cyclisme crédible » : santé des coureurs, accompagnement du cyclisme féminin dans son développement rapide, sécurité sur les courses, etc.

Ces thématiques supplémentaires posent également la question des moyens pour garder un cyclisme responsable, entre les budgets alloués à l’ITA, principale agence en charge des contrôles antidopage sur les courses professionnelles ; la promotion des actions de sécurité auprès des coureurs, des équipes et des organisateurs de courses ; la participation financière des acteurs du cyclisme. Toutes ces réalités renforcent le MPCC dans ses positions et ses actions. Nous encourageons donc ceux qui ne sont pas encore membres de notre mouvement ; coureurs, équipes, personnels d’équipes, organisateurs de courses, fédérations nationales ; à venir nous rejoindre.

 


Invitations World Tour féminin & adhésions au MPCC : une forme de statu quo

A la fin de la saison 2025, 61% des invitations aux courses du calendrier World Tour féminin ont été accordées à des équipes membres du MPCC. Ce chiffre, en légère baisse par rapport à 2024, cache de nombreuses disparités, signe d’un cyclisme féminin encore en développement.

Il y a un an, le MPCC dressait un état des lieux des invitations octroyées par les organisateurs des courses du World Tour féminin. En 2024, près des deux tiers de ces invitations ont été données à des membres de notre mouvement. Mais à l’issue de la saison 2025, ce chiffre est en légère baisse, à 61%, alors que l’organisation du cyclisme féminin a évolué avec la création d’un niveau Pro Team, situé entre l’élite qu’est le World Tour et le traditionnel niveau Continental.

Sept formations évoluaient dans cette nouvelle division et étaient toutes membres du MPCC, ce qui garantissait en théorie une part importante d’équipes MPCC parmi les invités. Pourtant, de fortes disparités ont existé entre les courses, certaines ne proposant qu’une seule ou deux équipes labelisées « MPCC ». Ceci peut être expliqué par le fait que le processus d’invitation limite aux deux meilleures Pro Teams de la saison précédente la participation aux courses du calendrier World Tour féminin. De plus, nous ne comptions en 2025 que trois formations membres du MPCC de niveau Continental, laissant libre champ aux organisateurs d’inviter des équipes non-membres. A titre d’exemple, les deux courses chinoises du World Tour (Tour de Chongming et Tour de Guangxi) ne proposaient que 5 équipes de l’élite sur 15 possibles, et ont invité à leur propre discrétion 12 autres formations dont seulement 2 du niveau Pro Team.

Ces différences sont le signe d’un circuit World Tour féminin encore en phase de développement et à la recherche d’un équilibre. Même si sa fondation s’est constituée autour d’équipes masculines, le MPCC n’a eu de cesse d’encourager les acteurs et actrices du cyclisme féminin à s’engager pour un cyclisme crédible, tout en gardant un discours ambitieux dans le développement d’un circuit cohérent et pérenne. Si au plus haut niveau, nous pouvons nous satisfaire de compter pas moins de 12 équipes dans les échelons World Team et Pro Team, il nous reste beaucoup à faire pour convaincre les formations du niveau Continental.

Notre mouvement encourage donc les équipes et leurs coureuses, qui ne sont pas encore membres du MPCC et qui partagent nos valeurs, à venir nous rejoindre pour la défense d’un cyclisme féminin intransigeant face au fléau du dopage et proactif dans son développement.

 

 


Invitations World Tour & adhésions au MPCC : tous au MPCC !

Après le bilan féminin des invitations aux plus grandes courses, le MPCC fait également le bilan des wild-cards accordées lors des courses du World Tour masculin.

Au fil des années, le MPCC s’est fixé comme objectif de présenter toutes ses équipes membres évoluant au niveau Pro Team parmi les invitées aux courses du calendrier World Tour masculin. Un taux de 100% aurait plusieurs significations : il indiquerait que ces équipes, aux portes de l’élite du cyclisme, s’engagent dans une démarche de long terme contre le dopage et que les organisateurs des plus grandes courses de notre sport sont sensibles aux formations de notre mouvement et aux valeurs qu’elles défendent.

A l’issue de la saison, un total de 205 invitations a ainsi été accordé par les 35 courses constituant le calendrier World Tour. Sur ces 205 sésames, 193 l’ont été pour des Pro Teams membres du MPCC, soit un pourcentage d’invitation de 94%, en légère augmentation par rapport à 2024 (92%). Ce chiffre s’explique principalement par le fait que toutes les Pro Teams de la saison 2025, à l’exception d’une seule équipe, ont choisi d’être actrices de la lutte antidopage et d’un cyclisme crédible.

D’autre part, des organisateurs tels qu’Amaury Sport Organisation (organisateur du Tour de France, de Paris-Nice, de Paris-Roubaix, de la Flèche Wallonne, de Liège-Bastogne-Liège et du Critérium du Dauphiné) et Flanders Classics (organisateur du Tour des Flandres, de Gand-Wevelgem et de l’Amstel Gold Race entre autres) ont prouvé depuis plusieurs saisons leur résolution à n’inviter que des équipes membres et nous les en remercions. Elles s’inscrivent ainsi dans une démarche d’exemplarité sur le sujet du dopage. Cependant, quelques courses, dont certaines tenues par RCS Sport (organisateur du Tour d’Italie), ne tiennent pas encore cette ligne de conduite.

Le MPCC espère donc qu’en 2026 l’intégralité des organisateurs des courses World Tour feront le choix d’inviter exclusivement des équipes engagées dans notre mouvement. Nous espérons également que la seule Pro Team non-membre en 2025 et les deux formations qui ont obtenu leur licence Pro Team pour la saison à venir nous rejoignent pour consolider les actions du MPCC.


Chiffres de la Crédibilité : la lutte est loin d’être gagnée

A l’issue du troisième trimestre, les Chiffres de la Crédibilité confortent le MPCC dans son discours de vigilance face au dopage. En plus des soubresauts constatés dans certains sports et pays dans cette lutte, les données récentes sur le cyclisme indiquent que le combat est loin d’être gagné.

Engagé dans la lutte contre le dopage depuis sa création, le MPCC a toujours exprimé la nécessite de « garder la lumière allumée » face à ce fléau, tant pour le cyclisme, qui a fait des efforts considérables, que pour le sport en général. Notre mouvement a pris clairement position ces derniers mois sur de nouvelles pratiques qui mettent en péril la crédibilité du cyclisme : l’utilisation de nouveaux antidouleurs tels que le Tapentadol, l’usage des cétones, dont l’impact à long terme sur la santé reste peu connu compte tenu des différentes études publiées sur le sujet, ou encore l’inhalation de monoxyde de carbone, potentiellement mortelle si elle n’est pas rigoureusement encadrée.

Nous saluons les rapides prises de position de l’Union Cycliste Internationale (UCI) quant à certaines de ces pratiques, sans attendre d’éventuelles décisions au plus haut niveau, par l’Agence mondiale antidopage (AMA). Alors que l’AMA avait mis une décennie à placer le Tramadol sur la liste des produits prohibés, l’instance devrait être beaucoup plus réactive sur l’usage répété de monoxyde de carbone puisque son interdiction devrait être effective au 1er janvier 2026. Une interdiction dont se réjouit le MPCC et qui démontre que les acteurs de l’antidopage doivent être déterminés dans la lutte.

Garder la lumière allumée

Le MMA en ligne de mire de l’antidopage ?

Malgré tout, ce combat est loin d’être gagné et les Chiffres de la Crédibilité en sont l’illustration. Au 30 septembre, nous avons recensé près de 600 cas de dopage dans le monde, chez les athlètes de haut niveau. La répartition par pays et par sport nous amène à tirer plusieurs constats. L’athlétisme, qui est fréquemment le sport le plus contrôlé par les agences antidopage nationales et internationales, cumule le plus de cas avec 108 athlètes déclarés « positifs », devant l’haltérophilie (38) et le MMA (35).

La positon du MMA est intéressante à plus d’un titre du fait de la structure compétitive de ce sport, entre des fédérations internationales (GAMMA et IMMAF), qui ont choisi de confier leurs contrôles à un acteur majeur qu’est l’ITA (International Testing Agency), et des ligues privées, essentiellement américaines et considérées comme les plus relevées au monde, dont l’attitude face au dopage reste ambigüe. En effet, l’UFC, en 2024, et la PFL, il y a seulement quelques jours, ont décidé de ne plus déléguer leurs contrôles à l’agence antidopage américaine (USADA) et sollicité d’autres organisations dites « indépendantes ». Ces changements interrogent d’autant plus que les barèmes de sanction de ces agences sont bien plus cléments que ceux imposés par l’AMA. En France, 4 combattants ont déjà été sanctionnés par l’AFLD, cette année, à l’issue de rencontres organisées par la ligue Ares. L’évolution des Chiffres pour le MMA en 2026 sera donc à suivre tout particulièrement.

L’Inde doit faire des efforts

Sur le plan national, l’Inde est en tête des pays les plus touchés avec 94 cas de dopage et de fraude sportive révélés après les trois premiers trimestres 2025, devant la Russie (71) et la France (41), cas sur lequel des précisions sont à apporter. La tendance que nous notons suit les relevés de l’AMA, listant l’Inde parmi les pays les plus à risque face au dopage (plus de 200 cas en 2023 selon l’instance). Cette situation est d’autant plus problématique que l’Inde s’affaire pour candidater à l’organisation des Jeux olympiques d’été de 2036. Le comité olympique local (IOA) a d’ailleurs choisi en conséquence de réorganiser le comité disciplinaire de la NADA India, l’agence antidopage nationale, pour renforcer ses contrôles.

En France, les 41 cas ne sont pas tous des cas de dopage puisque 11 athlètes tricolores ont été sanctionnés par l’ITIA, l’agence pour l’intégrité du tennis, pour fraude sportive, le plus souvent en raison de non-dénonciation ou de participation à des paris sportifs, un mal qui gangrène ce sport depuis de nombreuses années. Ces joueurs français évoluent tous au-delà de la 200e place mondiale, à un niveau où les rémunérations sont modestes et donc la tentation de la triche particulièrement présente.

Enfin, on ne peut conclure ce tour d’horizon par nations sans évoquer la situation toujours aussi délicate du Kenya, placé sous surveillance par l’AMA depuis un audit effectué en mai 2024. Son agence nationale, l’ADAK, risquait d’être déclarée non-conforme au Code mondial et pouvait précipiter l’absence du pays à plusieurs compétitions internationales. En réalité, plusieurs membres de l’agence kenyane ont indiqué que ce sont principalement les restrictions budgétaires engagées pour contrôler la dette publique qui mettaient en péril son bon fonctionnement. Après avoir mis l’ADAK à la diète fin 2024 avec un budget prévisionnel divisé par 20, le gouvernement kenyan a finalement accordé l’équivalent de 2 millions de dollars pour la période 2025-2026. Un budget raisonnable mais en baisse significative par rapport aux années précédentes. Ce feuilleton est un signe des défis à venir pour la lutte contre le dopage.

7 nouveau cas en cyclisme

Quant au cyclisme, il ne reste pas à l’abri d’une recrudescence de cas puisque 7 coureurs et coureuses ont été suspendus provisoirement ou sanctionnés au cours du troisième trimestre. L’un d’entre eux, Giovanni Carboni (Unibet Tietema Rockets), est d’ailleurs le premier athlète du niveau Pro Team à être confondu par son passeport biologique depuis trois ans. Son équipe, membre du MPCC, a d’ailleurs appliqué rapidement l’une de nos règles fondamentales en le retirant de son effectif même si elle indique que la période incriminée pour les anomalies est antérieure à son recrutement.

Après les neufs premiers mois de l’année, 16 coureurs et coureuses professionnels sur route, sur piste, en BMX et en VTT ont ainsi été suspendus. Le chiffre reste dans la lignée de ceux relevés depuis une décennie, tournant autour d’une vingtaine de cas de dopage par an. Mais le MPCC ne peut se satisfaire d’un tel statu quo et rappelle que le cyclisme se doit de rester irréprochable et volontariste dans la lutte contre la fraude sportive. Ses acteurs ont l’obligation de rester unis et de se donner les moyens de consolider un sport cycliste le plus sain, le plus professionnel et le plus juste qui soit.

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Point de situation sur les cyclistes suspendus

Le MPCC publie un nouveau point de situation sur les coureurs(ses) professionnels(les) suspendu(es) à date. Ce panorama nous interpelle sur l’absence de passeport biologique au niveau Continental, niveau le plus touché par les cas de dopage.

Se voulant complémentaire des Chiffres de la Crédibilité, ce point de situation sur les coureurs(ses) professionnels(les) suspendu(es) à date dresse un large panorama de l’état de la lutte contre le dopage dans notre sport, à travers le monde et par discipline. Il illustre également les efforts et les actions entreprises par les différentes institutions garantes de la crédibilité des compétitions, qu’elles soient des fédérations nationales ou des agences nationales antidopage. Cet inventaire est ainsi partagé en plusieurs catégories : les cas par pays, par niveau de compétition sur route, par discipline, par substances détectées lors des contrôles, par date de fin de suspension et par sexe.

Après avoir dénombré 75 coureurs(ses) professionnels(les) purgeant une suspension pour une infraction aux règles antidopage à la fin août 2024, nous comptons désormais 68 athlètes interdits de toute compétition au 31 août 2025. La Colombie reste la nation la plus représentée de cet inventaire avec 12 coureurs suspendus, suivie par le Portugal (11) et l’Italie (7). Il est à noter que, pour le Portugal, cinq coureurs impliqués dans l’opération « Prova Limpa » et sanctionnés par l’Agence portugaise antidopage (Adop) ont purgé en juillet dernier leur suspension. Cependant, l’âge assez avancé pour la plupart d’entre eux ne devrait pas leur permettre de retrouver une équipe compétitive à haut niveau. D’autre part, un certain nombre de coureurs, confondus par leur passeport biologique, étendu aux équipes continentales par décision commune de la Fédération portugaise et de l’Adop, restent suspendus provisoirement et donc dans l’attente d’une sanction définitive.

Reveal – Lancez l’alerte

Le niveau Continental reste le plus touché

Le passeport biologique, en action depuis le 1er janvier 2008, soit quelques mois après la fondation du MPCC, a été un élément important dans le dispositif de traque de la triche mais il se heurte à une limite de son champ d’action puisqu’il est obligatoire uniquement pour les World Teams et les équipes de l’échelon Pro Series. De fait, 65% des suspendus(es) sont issus du niveau Continental masculin et féminin, soit une hausse de 14 points par rapport à septembre 2024. L’augmentation est une tendance déjà décrite dans nos précédents Chiffres de la Crédibilité, où les cas de dopage à cette échelle restent fréquents.

L’EPO en tête de liste des produits détectés

Depuis 2021, les cas de dopage en cyclisme les plus fréquents relevés par le MPCC concernent à la fois des coureurs(ses) de niveau Continental et des contrôles positifs à l’EPO, ou sa variante l’EPO Cera. Cette hormone, que l’on pourrait croire ringardisée un quart de siècle après l’affaire Festina, reste la première cause de suspension chez 43% des athlètes suspendus. Un fait illustre cette tendance : trois des six derniers coureurs professionnels sanctionnés par l’UCI ont été contrôlés positifs à l’EPO, ou à la Cera, et couraient pour des équipes de niveau Continental. L’utilisation de stéroïdes vient en deuxième position des substances détectées dans 19% des cas. Enfin, le terme « utilisation et possession de substances et/ou méthodes interdites » englobe 19% des suspensions en cours mais peut parfois correspondre à une mise en défaut du coureur ou de la coureuse par son passeport biologique, ce dernier ne regroupant officiellement que 7% des sanctions.

La durée moyenne de suspension (hors suspension à vie) reste de 4 ans et demi et correspond peu ou prou au barème de sanction pour une utilisation de méthode et/ou de substance interdite par l’Agence mondiale antidopage (AMA). Enfin, 88% des athlètes sanctionnés sont des hommes contre 12% de femmes.

Garder la lumière allumée

Ces chiffres nécessitent quelques éclaircissements :
- Le World Tour compte 6 coureurs suspendus, comme en 2024, mais 4 d’entre eux sont suspendus à vie.
- Le nombre d’athlètes dont la date de fin de suspension est située entre 2026 et 2028 a nettement augmenté par rapport à notre première publication mais du fait de notre méthodologie qui recense les sanctions prononcées, sans les suspensions provisoires. Certains coureurs ont été confondus entre 2022 et 2024 mais n’ont été sanctionnés que récemment, parfois en raison d’une procédure juridique rallongée (recours intentés, analyse de l’échantillon B, contre-expertises, etc.).
- Le cyclisme ne compte à ce jour aucun coureur sanctionné par le système de « retesting », soit une ré-analyse des échantillons conservés pendant 10 ans maximum.

Ces chiffres dressent ainsi une perspective, dans le temps et dans l’espace, du combat mené par le MPCC, l’UCI et les équipes face au dopage. S’ils pourraient être considérés comme arides, ils sont pourtant une des clés de la détection de la triche, tâche dévolue à l’International Testing Agency (ITA) qui fournit un travail difficile et nécessaire pour notre sport. Ces chiffres rappellent que chacun d’entre nous doit être « acteur de la lutte antidopage ».

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Soyez acteurs de la lutte antidopage !


Les partants du Tour d'Espagne au crible

Au départ du Tour d’Espagne qui a débuté samedi, le MPCC comptait 41 coureurs membres à titre individuel. Cette course est également l’occasion de rappeler les efforts fournis par les équipes membres depuis des années dans la lutte antidopage.

Démarré avec son pendant féminin à la mi-mai, le cycle des grands tours se conclut actuellement avec le Tour d’Espagne masculin, qui s’est élancé samedi depuis l’Italie. La Vuelta est l’occasion de saluer nos quatre formations membres du MPCC venant de la péninsule ibérique et engagées depuis plusieurs années pour un cyclisme crédible. Pourtant, lors de la création de notre mouvement en 2007, le cyclisme espagnol traversait l’une des pires crises de son histoire, suite à l’Opération Puerto. Une remise en question était nécessaire pour que l’Espagne, place forte du cyclisme international, cesse tous les excès commis et puisse survivre.

Pour que cet examen de conscience soit possible, il a fallu être acteur de la lutte antidopage. C’est le sens même de l’engagement au MPCC. Aujourd’hui, tous les acteurs de notre sport, qu’ils soient managers, coureurs, membres de staff technique sont invités à poursuivre ce combat contre la triche, pour la crédibilité du cyclisme. Ainsi, 41 coureurs, sur les 184 qui ont pris le départ de la Vuelta, sont membres du MPCC à titre individuel. Ils évoluent au sein de 18 des 23 équipes partantes, à l’instar du dernier Tour de France. Ce chiffre témoigne de la diversité des positions prises par les coureurs au sein du peloton et rappelle que l’adhésion se fait sur la base du volontariat, par le simple libre arbitre du coureur.

Être acteur de la lutte antidopage

Cependant, seules 12 des 23 formations participant au Tour d’Espagne sont membres du MPCC : nos 7 équipes World Tour et les cinq Pro Teams invitées (Israel – Premier Tech, Q36.5 Pro Cycling Team, Lotto, Caja Rural – Seguros RGA et Burgos - Burpellet – BH). De plus, un coureur, suspendu au moins 6 mois par le passé, participe également à la course et pour une équipe qui n’est pas membre. En effet, l’une des règles fondamentales de notre mouvement est qu’une équipe ne doit pas engager un coureur suspendu 6 mois minimum et ce jusqu’à deux ans après la suspension. Ce coureur en question a été récemment sanctionné et n’aurait ainsi pu s’engager avec l’une de nos formations membres.

Cela prouve le chemin qui reste à parcourir pour que les valeurs défendues par le MPCC soient partagées par le plus grand nombre. Malgré tout, nous sommes heureux de voir ces coureurs et équipes membres prendre formellement une position claire contre le dopage et espérons que d’autres parties prenantes du cyclisme nous rejoignent pour être actrices de la lutte.

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