Invitations World Tour et adhésions au MPCC : Des progrès chez les Pro Teams

Le MPCC propose à la fin de chaque saison une infographie regroupant les choix d’invitations à des courses du calendrier World Tour. L’objectif pour notre mouvement, et ce depuis notre fondation, est d’atteindre le chiffre de 100%, signe que la plupart des équipes du niveau Pro Team, candidates à des participations à des courses de premier plan, sont également engagées pour un cyclisme le plus crédible possible.

En 2024, 199 invitations ont été attribuées pour les 35 compétitions regroupant l’élite de notre sport : les trois grands tours (Tour de France, Tour d’Italie et Tour d’Espagne), les grandes classiques (Milan-San Remo, Tour des Flandres, Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège et Tour de Lombardie) mais aussi d’autres courses par étapes d’envergure (Paris-Nice, Tirreno-Adriatico, le Critérium du Dauphiné, le Tour de Suisse entre autres). Sur ce total, 183 sésames ont finalement été décernés à des équipes membres du MPCC, soit 92% des invitations. Ce pourcentage monte même à 95% du fait de la participation d’équipes nationales à certaines courses. Le chiffre est en légère progression par rapport à 2023, du fait de l’adhésion de l’équipe Tudor Pro Cycling Team en juin de la même année.

Dans une plus large perspective, ce sont même cinq équipes de niveau Pro Team qui nous ont rejoints depuis un peu plus de 2 ans : Uno-X Mobility, Q36.5 Pro Cycling Team, Corratec – Vini Fantini, Tudor et, ces dernières semaines, Unibet Tietema Rockets. Le MPCC se réjouit donc de la dynamique en cours et espère à moyen terme que l’objectif des invitations "100% MPCC" sera atteint.

Nous souhaitions rappeler l’exigence imposée par Amaury Sport Organisation, d’inviter uniquement des équipes en accord avec nos valeurs et membres de notre mouvement, et louer les efforts entrepris par RCS Sport, autre grand organisateur de courses. Le MPCC lance désormais un appel aux équipes World Tour qui ne sont pas encore dans nos rangs à nous rejoindre, aux équipes masculines de niveau Continental, encore trop peu présentes dans nos rangs et dont les défis nous concernent au plus haut point, aux équipes féminines, dont nous surveillons le fort développement. Nous espérons un jour que toutes les équipes participantes aux plus grands événements courront sous le sceau du MPCC.


Unibet Tietema Rockets, nouveau membre du MPCC

En attendant 2025, le MPCC est ravi de conclure l’année 2024 en annonçant l’adhésion d’une équipe de niveau Pro Team, la formation Unibet Tietema Rockets (ex-TDT Unibet). L’un des rares groupes sportifs du deuxième échelon mondial à ne pas être encore membre de notre mouvement a finalement choisi de nous rejoindre, portant à 16 le nombre de Pro Teams présents au sein du MPCC. Seule l’équipe Polti-Kometa (Polti-VisitMalta en 2025), que nous encourageons à nous rejoindre, manque pour que notre mouvement compte l’intégralité des équipes Pro Team en son sein.

Pour sa part, Bas Tietema, l’un de ses cofondateurs a déclaré : « Nous sommes très attachés à l'équité et à la transparence dans le cyclisme. En devenant membre du MPCC, nous voulons démontrer notre responsabilité non seulement envers nos coureurs et notre personnel, mais aussi envers le sport et ses fans dans le monde entier. Nous pensons que notre collaboration avec le MPCC nous aidera à montrer l'exemple et à renforcer la confiance dans le cyclisme. En outre, nous affirmons notre engagement à respecter le règlement intérieur du MPCC. »

L'équipe cycliste a débuté sous le nom de TDT-Unibet et s'appellera Unibet Tietema Rockets à partir du 1er janvier. Elle rassemblera en 2025 25 coureurs venant de 9 pays et comptera notamment dans ses rangs le Norvégien Odd Christian Eiking, coureur d’expérience passé par EF-Education EasyPost, FDJ et Wanty-Gobert, qui s’est également imposé sur l’Arctic Race of Norway en 2019.

Le MPCC espère ainsi que d’autres équipes suivront les engagements pris par Unibet Tietema Rockets, qu’elles soient au niveau World Tour, Continental ou sur le circuit féminin. Nous les incitons à devenir actrices de la lutte antidopage, alors que les soupçons sont loin d’être estompés, et à agir pour un cyclisme encore plus crédible sur d’autres problématiques telles que la santé des coureurs et la sécurité sur les courses.

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Le MPCC enjoint l’AMA à sortir de son inertie sur les « zones grises »

Le MPCC se réjouit que l’Union Cycliste Internationale (UCI) ait réagi sur le sujet alarmant de l’usage par inhalation du monoxyde de carbone par certains coureurs, en accord avec leurs équipes respectives. Mais le mouvement déplore la lenteur des procédures de l’Agence Mondiale Antidopage, y compris lorsque la santé des athlètes est en jeu.

Dans un communiqué de presse, publié mardi, l’UCI « demande clairement aux équipes et aux coureurs de ne pas recourir à l'inhalation répétée de monoxyde de carbone », tout en faisant la demande officielle à l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) « de prendre position sur l'utilisation de cette méthode par les athlètes ».

Il y a moins d’un mois, lors de son Assemblée générale, notre mouvement (1) a alerté le public et les instances de notre sport de sa préoccupation concernant cet usage récemment répandu d'un gaz potentiellement létal par inhalation. Le MPCC a d’ailleurs adressé à l’AMA un courrier daté du 18 novembre 2024, jusque-là sans réponse. Sans attendre, nous avons déconseillé « fortement l’usage de cette technique, en attendant son interdiction ». S’agissant de l’Agence Mondiale Antidopage, le MPCC regrette également que son courrier du 12 juin 2024 alertant sur l’usage du Tapentadol (analgésique réputé plus puissant que le Tramadol), dont elle demande l’interdiction, n’ait pas suscité non plus une prise de position claire de la part de l’instance internationale, même si ce médicament a depuis été inscrit dans son « programme de surveillance ».

Nous rappelons à toutes fins utiles deux précédents regrettables :

⁃            Il a fallu plus de 10 ans pour convaincre l’AMA d’inscrire le Tramadol sur la liste des produits interdits, alors que les médecins d’équipes membres du MPCC s’étaient engagés à ne plus le prescrire à leurs coureurs dès 2013.

⁃          Depuis 2019, le MPCC réclame une position claire de l’AMA sur les effets des cétones dans la pratique sportive. Cinq ans plus tard, nous en sommes toujours au même point, puisque l’AMA refuse de se prononcer tant qu’aucune étude scientifique ne sera rendue publique. Cette publication scientifique, requise également par l’UCI, ne devrait pas intervenir avant la fin de l’année prochaine, dans le meilleur des cas.

Le Conseil d’administration du MPCC estime que face à des comportements aussi imprudents tels que l’usage répété d’un gaz toxique ou d’un opioïde puissant, l’AMA devrait s’appuyer sur une procédure d’urgence afin de faire respecter le principe de précaution lorsqu’une pratique ou un médicament présentant un danger potentiel fait son apparition.

Le MPCC alerte également les pratiquants sur le fait qu’une substance ne figurant pas sur la liste des produits interdits ne constitue pas une raison suffisante pour que les coureurs et leurs équipes s’autorisent à l’utiliser.

D’une manière plus générale, le MPCC déplorant le développement de ces pratiques médicamenteuses en « zone grise » encourage toutes les instances dirigeantes à créer un cadre favorable pour limiter à son strict minimum la médicalisation de notre sport.

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(1) Le MPCC représente 23 équipes professionnelles sur 35, chez les hommes (World Teams et Pro Teams), ainsi que 4 équipes sur 15, chez les femmes (World Teams).

 

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Le MPCC, « ACTEUR DE LA LUTTE ANTI-DOPAGE »

Le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) s’est réuni ce lundi 28 octobre à Paris, à la veille de la présentation officielle du Tour de France 2025, pour la tenue de sa 18e Assemblée Générale annuelle. Parmi les nombreux sujets de débat abordés, celui des cétones était une nouvelle fois à l’ordre du jour et ce pour la sixième année consécutive !

Le MPCC a vécu une journée importante ce lundi 28 octobre à Paris, d’abord par la tenue de son Conseil d’Administration entre les membres de son Bureau, puis par l’organisation de sa 18e Assemblée Générale annuelle. Dans un contexte où des investigations journalistiques ont souligné une présumée surmédicalisation du peloton cycliste, plusieurs inquiétudes ont été manifestées lors de ces sessions d’échanges. La question des cétones est plus que jamais problématique et un froid constat est malheureusement réalisé : les résultats des études commandées par l’Union Cycliste Internationale (UCI) sur le sujet se font toujours attendre et mettent le cyclisme et les membres du MPCC dans une position d’embarras.

Quel sport voulons-nous être ?

C’est en 2019 que le mot “cétones” a pour la première fois été cité au sein de réunions du MPCC, à la suite d’une étude belge, ses membres s’étant alors préoccupés des risques sur la santé et la potentielle amélioration des performances que l’utilisation de ce composé pouvait engendrer. Ce sujet complexe illustre parfaitement ce qu’est l’ADN de notre mouvement. Nos membres souhaitent protéger leurs coureurs, leurs employés, et font régulièrement le choix fort de décider, sur la base du volontariat, que ce ne sont pas les seules règles des instances qui doivent déterminer ce que nous souhaitons que soit notre sport cycliste. C’est la raison d’être de notre mouvement : sa façon d’agir face aux zones grises.

Garder la lumière allumée !

Pourtant, ce n’est qu’à la fin de l’année 2025 que l’UCI prévoit, semble-t-il, de faire connaitre les résultats des études d’impact des cétones sur la santé et l’amélioration ou non des performances. On ne peut accepter de délais aussi long compte tenu des enjeux de santé publique et de crédibilité de notre sport. Les managers et médecins référents des équipes membres du MPCC voient leurs positions, celles guidées par le principe de prudence, fragilisées par l’interminable attente d’une clarification et d'un positionnement clair.

Soit l’UCI acquiert la certitude que l'on peut accepter l’usage des cétones et doit alors le faire savoir par une communication nette et précise. Soit elle n’en a pas la certitude et doit dire haut et fort qu’elle ne recommande pas leur usage, voire même qu’elle l'interdise.

Les membres du MPCC aimeraient solder ce sujet car il entretient notamment une suspicion depuis des années.

Toujours plus d’engagement de la part des membres du MPCC

Le sujet du monoxyde de carbone a également été évoqué. Certains médias ont rapporté un probable mésusage de ce gaz potentiellement létal. L'objectif de son utilisation serait de créer une hypoxie artificielle par son l'inhalation à des doses (non connues), mimant ainsi les effets d'un effort en altitude.  Le code mondial anti-dopage précise notamment en section M1.2 "L’amélioration artificielle de la consommation, du transport ou de la libération de l’oxygène. Incluant sans s’y limiter : les produits chimiques perfluorés ; l’éfaproxiral (RSR13); voxelotor et les produits d’hémoglobine modifiée, par ex. les substituts de sang à base d’hémoglobine et les produits à base d’hémoglobines réticulées, mais excluant la supplémentation en oxygène par inhalation".

Au vu de son risque sanitaire (potentiellement mortel), de l’aspect technique complexe et artificiel (détournements de moyens techniques et thérapeutiques en vue de créer de façon artificielle des modifications physiologiques), et du code mondial anti-dopage en vigueur, le MPCC ne peut que déconseiller fortement l’usage de cette technique… en attendant son interdiction.

Roger Legeay, Président du MPCC, a appelé les membres du mouvement à être encore davantage “acteurs de la lutte antidopage” - notre nouveau slogan depuis 2024.

À ce jour, sont membres du MPCC :

8 World Teams

15 Pro Teams

16 Continental Teams

4 Women’s World Teams

12 Women’s Continental Teams

385 coureurs

270 anciens coureurs

306 encadrants

142 anciens encadrants

6 agents sportifs

4 fédérations

11 organisateurs

8 sponsors

15 sympathisants

5 sympathisants médias

2 supporters

Le MPCC appelle à pouvoir s’appuyer sur toujours plus de membres engagés pour la crédibilité du cyclisme. Il appelle aussi les organisateurs, au premier rang desquels Amaury Sport Organisation, qui a toujours montré l’exemple, à encourager aussi les équipes féminines tout autant que les équipes masculines à rejoindre le mouvement.

Le MPCC se félicite de la précieuse implication de ses membres lors de cette Assemblée Générale, et l’investissement de son Bureau au rythme des Conseils d’Administration qui font la vie du mouvement tout au long de l’année. Ce Bureau, dont la constitution a été votée lors de l’Assemblée Générale, accueille un nouveau membre appartenant à la famille des médecins référents d’équipe : le Dr Jean-Reynald Millot (St Michel-Mavic-Auber 93).

Composition du nouveau Conseil d’administration :

  • BRAMMEIER Emily                     DSM FIRMENICH-POST NL       Women’s World Tour Team
  • BRANDT Christophe                  BINGOAL WB                             Pro-Team
  • HINAULT Sébastien                   ARKEA-B&B Hotels                    World Tour Team
  • LEGEAY Roger
  • MADIOT Marc                           GROUPAMA-FDJ                        World Tour Team
  • Dr MILLOT Jean-Reynald           St MICHEL-MAVIC-AUBER 93    Pro Continental Team
  • SENMARTIN Philippe                TOTAL ENERGIES                        Pro-Team
  • SPEKENBRINK Iwan                   DSM FIRMENICH-POST NL        World Tour Team
  • TRAJBER Franck                         COFIDIS                                     World Tour Team

ITA, invitée de l’Assemblée Générale pour la troisième année consécutive

Le MPCC remercie Olivier Banuls, chef de l'unité cyclisme à l'International Testing Agency, et ses proches collaborateurs, d’être intervenus pour la troisième année consécutive lors de cette Assemblée Générale, pour présenter aux membres présents les différents travaux et résultats de l’International Testing Agency (ITA). “Le cyclisme a le programme antidopage le plus vaste de tous les sports que nous contrôlons”, a rappelé Olivier Banuls.

En effet, en conséquence de la hausse des moyens financiers alloués à la lutte antidopage dans le cyclisme, notamment provoquée par la contribution de ses acteurs et en premier lieu des équipes, le nombre de contrôles hors compétition a augmenté de 29% entre 2022 et 2023. Le MPCC s’en réjouit, encourage ces nécessaires évolutions et espère toujours plus de résultats à l’avenir, dans la lutte contre toute forme de triche dans le cyclisme.

À ce titre, en 2025, ce sont plus de trente coureurs actuellement sous l’effet d’une suspension pour dopage qui seront à nouveau autorisés à concourir en compétition. Le MPCC sera vigilant au devenir de ces athlètes, ayant rappelé à ses membres leur engagement, sur la base du volontariat, à ne pas réengager un coureur au terme d’une suspension pour dopage de plus de 6 mois.

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Chiffres de la Crédibilité : quelle action pour les Continentales ?

Au cours d’une année placée sous le signe de l’olympisme, le troisième rapport 2024 des Chiffres de la Crédibilité passe en revue les efforts mis en place pour combattre le dopage, à l’échelle mondiale. La question des moyens de la lutte invite également le MPCC à s’interroger, pour le cyclisme, sur l’état des lieux du niveau Continental.

Les souvenirs des Jeux de la XXXIIe Olympiade (olympiques et paralympiques) restent certainement vivaces dans le monde entier, et ce un mois après leur clôture. Des images fortes des cérémonies aux exploits individuels et collectifs en passant par l’abnégation des athlètes paralympiques, symbole d’un message d’espoir en cette période trouble, les JO de Paris 2024 ont rappelé que le sport diffuse de belles et grandes valeurs, universellement reconnues et partagées.

Nombre de ces valeurs sont promues par le MPCC, mouvement engagé et principal acteur de la lutte antidopage dans le cyclisme, pour l’équité des compétitions et la santé physique et mentale des coureurs. Il rappelle que le sport de haut niveau ne peut se dispenser de déployer des moyens conséquents pour combattre le dopage. A l’occasion des derniers Jeux olympiques, environ 6000 échantillons ont ainsi été prélevés sur 4150 athlètes, soit environ 40% du total des participants. De ces contrôles ne sont ressortis que six cas de résultat anormal, ayant rapidement abouti à des suspensions provisoires. Si ce nombre peut sembler dérisoire, les enquêteurs et personnels des laboratoires d’analyse doivent encore traiter des milliers de dossiers et il est probable que d’autres cas soient révélés dans les prochains mois.

En plus du travail des chaperons et des agents de contrôle, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a établi pendant les JO deux bureaux provisoires dans la capitale française. L’un d’entre eux était dédié à traiter rapidement les cas de dopage avérés. Une preuve supplémentaire qu’avec une volonté politique forte, des moyens importants et de l’intransigeance, la triche peut rester contenue. Néanmoins, l’année 2024 a été traversée par diverses affaires : celle des nageurs chinois, dont les contrôles positifs de 2021 auraient été camouflés par l’Agence mondiale antidopage (AMA), la réaction politique des Etats-Unis qui ont lancé une enquête fédérale sur cette affaire ou encore la suspension de certains agences nationales, les pays visés peinant à mettre en conformité leur législation avec le Code mondial.

LE CAS DU TENNISMAN JANNIK SINNER INTERROGE

Ces dernières semaines ont surtout été marquées par l’annonce du contrôle positif de l’une des stars du tennis, Jannik Sinner, n°1 mondial et vainqueur de deux tournois du Grand Chelem. L’Italien, positif au clostébol (stéroïde anabolisant), a plaidé la contamination par un spray et finalement convaincu l’ITIA, l’instance régissant l’intégrité dans le tennis au niveau mondial, et un tribunal indépendant de sa bonne foi. Si l’affaire a fait beaucoup de remous sur tous les courts de la planète, l’AMA n’a pas tardé à répondre en déposant un recours auprès du TAS le 26 septembre dernier.

Enfin, le climat tendu sur le front de l’antidopage ne pouvait être illustré sans ce changement important, en cours, sur le front politique. Le MPCC s’était déjà fait l’écho de la situation toute particulière du Kenya, volontariste dans la lutte après avoir évité de peu une exclusion de plusieurs compétitions internationales. Le pays s’était doté en 2016 d’une agence nationale, l’ADAK, et depuis 2013 d’un arsenal législatif strict. Alors qu’elle pouvait compter sur un budget substantiel d’environ 5 millions de dollars en 2022, son avenir est désormais en sursis selon son président. L’agence n’aurait reçu que 150 000 dollars pour l’exercice 2024-2025 et se voit donc dans la quasi-impossibilité de remplir sa mission : rémunérer son personnel, se rendre sur site pour effectuer des prélèvements et envoyer les échantillons, dont le coût d’expédition est jugé exorbitant, vers des laboratoires accrédités. Au moment de la rédaction de ces lignes, le chef du bureau africain de l’AMA venait de rencontrer le secrétaire d’Etat aux Sports pour évoquer ce sujet hautement sensible et important pour l’avenir du sport kenyan.

LE PASSEPORT BIOLOGIQUE A L’OEUVRE

Par ces Chiffres de la Crédibilité, le MPCC souhaite donc principalement mettre en perspective la position du cyclisme, jugé un temps parent pauvre de la lutte antidopage, par rapport aux autres sports. Il n’est que le dixième le plus touché après les neuf premiers mois de l’année, selon les cas révélés par la presse et les agences nationales antidopage, loin derrière l’athlétisme (140 cas recensés à travers le monde), le rugby (23) ou encore le MMA (20), dont la tendance à la hausse est à signaler. Au 30 septembre, 15 cas de dopage venant de différentes disciplines (route, BMX, piste, para-cyclisme) ont été rendus publics. Ce chiffre reste dans la tendance récente d’une vingtaine de cas annuels relevés et conforme au constat fait lors de notre premier rapport sur les suspensions en cours chez les professionnels.

PROTEGER LES EQUIPES CONTINENTALES

L’actualité est également venue percuter nos publications puisque deux coureurs portugais évoluant au niveau Continental ont été pris en défaut par leur passeport biologique, une résultante d’un virage plus répressif entrepris par la Fédération portugaise et l’Adop (Autorité antidopage du Portugal) pour étendre ce suivi à tous les coureurs nationaux évoluant au troisième échelon mondial, soit environ 80 coureurs représentant 9 équipes en 2024. Cette affaire rappelle l’importance d’être proactif dans le combat contre la triche, passant par toujours plus de moyens financiers donnés aux agences nationales et aux laboratoires antidopage, par un esprit collaboratif entre les différents acteurs du sport qu’ils soient institutionnels ou politiques, par une responsabilisation des premiers protagonistes : les athlètes eux-mêmes.

Le MPCC renouvelle donc son appel à toutes les formations du World Tour, féminin et masculin, qui ne sont pas encore membres à venir nous rejoindre pour être actrices de la lutte contre le dopage, la crédibilité de notre sport devant être consolidée par une plus grande participation des parties prenantes. Nous encourageons encore plus les équipes de niveau Continental à s’engager, malgré leur exposition médiatique moindre et les défis qui se posent à elles à travers les différents calendriers continentaux. Un nombre bien plus conséquent d’équipes membres du troisième niveau mondial aiderait à faire émerger certaines problématiques et à éloigner coureurs et managers de la tentation du dopage. C’est en restant acteur que le combat sera gagné.

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Photographie instantanée sur les sanctions antidopage

En complément de son relevé trimestriel, les Chiffres de la Crédibilité, le MPCC va désormais établir un tableau à date des cyclistes professionnel(le)s sanctionné(e)s. Au-delà de la photographie instantanée de l’état des lieux, l’objectif sur la durée sera d’identifier les évolutions dans la répression antidopage.

Depuis dix ans, le MPCC dresse à travers les Chiffres de la Crédibilité un état sanitaire du sport de haut niveau, de façon à replacer le cyclisme dans un contexte plus général. Ces relevés nous alertent sur les cas révélés débouchant sur des suspensions provisoires dans l’attente de procédures disciplinaires parfois longues. Ils mettent en exergue les effets de la lutte antidopage à travers le monde et les moyens mis en oeuvre par chaque sport pour y parvenir : de la mise en place d’un code mondial antidopage à l’établissement de barèmes dissuasifs de sanctions en passant par les conformations réglementaires de chaque agence nationale antidopage. Engagé et acteur de la lutte antidopage dans notre sport, le Mouvement pour un cyclisme crédible va s’atteler désormais à établir annuellement une photographie des sportives et sportifs sanctionnés dans notre sport, à l’issue des procédures afin de mieux comprendre l’évolution dans le temps des résultats de la lutte antidopage.

Au 1er septembre 2024, 75 licencié(e)s professionnel(le)s sont suspendu(e)s pour une violation des règles antidopage alors qu’ils, ou elles, évoluaient dans l’un des trois niveaux professionnels et semi-professionnels (World Tour, Pro Series, Continental) ou en ayant participé à des courses de l’un des calendriers continentaux de l’UCI au moment de leur contrôle. Ces suspensions sont présentes dans pratiquement toutes les disciplines cyclistes : route, piste, cyclo-cross, BMX et VTT. Neuf cas concernent des suspensions à vie de toute compétition sportive.

Ce chiffre de 75 coureurs et coureuses recoupe ainsi la tendance récente du nombre de cas de dopage relevés dans les Chiffres de la Crédibilité puisque 15 à 20 cas sont révélés chaque année. La durée de suspension moyenne, hors bannissement à vie, parmi les athlètes encore suspendus à ce jour est de 54 mois, soit 4 ans et demi. Ce niveau de sanction équivaut peu ou prou au barème prévu de 4 ans pour un contrôle positif à un produit interdit par l’Agence mondial antidopage (AMA).


En plus des participants aux courses, sept dirigeants d’équipe et membres de personnel médical purgent de très lourdes suspensions, voire sont bannis à vie de toute activité liée au cyclisme.

Des territoires plus touchés que d’autres par le dopage

Sur ces 75 coureurs suspendus, la Colombie (16), le Portugal (15) et l’Italie (8) sont les trois nations les plus représentées et pour différentes raisons. La Colombie semble le cas le plus complexe car nombre de coureurs contrôlés positifs étaient des coureurs semi-professionnels participant à des courses du calendrier continental américain, courses soumises soit à des contrôles des agences nationales ou à ceux de l’UCI.

La présence du Portugal dans cette hiérarchie est également la conséquence des effets de l’opération « Prova Limpa » menée par la police judiciaire locale dès 2021, sur la base d’une dénonciation anonyme. L’Agence nationale antidopage (ADoP) a très rapidement sanctionné pas moins de 11 coureurs après la perquisition des chambres de l’équipe Continental W52-FC Porto lors d’une course de niveau national, en avril 2022. La plus lourde suspension prononcée était de 10 ans. Pour sa part, le volet judiciaire a abouti à la comparution de 26 accusés et les ramifications de cette affaire ne semblent pas encore totalement éclaircies, certains témoins ayant apporté de nouveaux éléments devant la cour, il y a encore quelques semaines. Mais ce scandale a permis un pas en avant : la signature d’un protocole d’accord entre la Fédération portugaise (FPC) et l’Autorité nationale antidopage pour l’élargissement dans le pays, à la troisième division, du passeport biologique obligatoire pour les coureurs professionnels des deux premières divisions.

Enfin, la position de l’Italie mérite une attention toute particulière. Marquée par la présence de trois athlètes suspendus à vie mais courant essentiellement à une époque et dans un climat qui avait mené à la création du MPCC, elle possède cinq autres coureurs qui évoluaient tous au niveau Continental au moment de leur contrôle positif. C’est surtout l’état de ses circuits amateurs qui interroge puisque, selon la Fédération italienne (FCI), ce sont plus de 700 personnes (athlètes amateurs et professionnels, responsables de clubs) qui purgent des suspensions : du granfondo aux épreuves UCI professionnelles en passant par des courses sur route locales.

Des engagements à prendre pour l’échelon Continental

Comme le MPCC le redoutait, près de 50% des suspensions ont été prononcées pour des coureurs et coureuses qui évoluaient à l’échelon Continental au moment de leur contrôle. Il est important de rappeler que les cyclistes évoluant dans cette troisième division mondiale ne sont pas soumis à l’établissement d’un passeport biologique, l’une des clés de voûte de la lutte antidopage, dont la méthode indirecte permet notamment de mieux cibler les contrôles.

Sur ce point, notre mouvement rappelle l’engagement des équipes de niveau Pro Series, quasiment toutes membres du MPCC et soumises aux règles de ce suivi longitudinal. Même si des réticences demeurent à l’échelon inférieur, nous tenons aussi à remercier les 31 équipes continentales (féminines et masculines) qui nous ont rejoints, s’engageant ainsi à être actrices de la lutte antidopage. Nous encourageons également les autres formations, guidées par un esprit de responsabilité et de probité envers le cyclisme professionnel, dans son ensemble, mais aussi leurs coureurs, leur personnel, qu’il soit administratif ou sportif, à aussi apporter leur écot.

Dans un climat de suspicion latent, notre mouvement n’a cessé de mettre en garde sur les problèmes de dopage, et ce en dépit du long chemin effectué depuis plusieurs années, sur le plan scientifique, juridique et institutionnel.

 Surreprésentation de l’EPO

Nous ne pouvions conclure ce panorama sans évoquer les différents produits qui ont amené à la suspension de tous ces coureurs. Malgré le séisme provoqué par l’affaire Festina en 1998, symbolisant le recours massif à l’EPO, le MPCC ne peut que regretter de voir cette hormone synthétisée être la première substance incriminée, dans un quart des sanctions prononcées. Sa version évoluée, l’EPO-Cera, a notamment été détectée dans 5 cas de suspension, provenant du continent sud-américain.

13% des coureurs suspendus ont eu recours à des stéroïdes, d’autres à des corticoïdes, dont l’interdiction a été l’un des chevaux de bataille du MPCC. Précisons toutefois que dans bien des cas, la substance détectée n’a pas été rendue publique.

Cette photographie instantanée apporte donc un regard nouveau et des perspectives différentes sur la réalité de la lutte antidopage dans le cyclisme. Elle montre à quel point cet engagement de tous les instants pour un sport propre n’est pas aisé, encore moins gagné. Elle conforte le MPCC dans ses actions auprès des instances dirigeantes, des équipes, des sponsors, des organisateurs de courses, et dans son discours, ouvert à la discussion avec toutes les parties prenantes mais déterminé à préserver un cyclisme crédible. Par cette publication, le MPCC insiste pour que « la lumière reste allumée ».

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Tour d'Espagne : Le MPCC reste acteur de la lutte antidopage

La concentration de courses majeures depuis le début du mois de juin, et le Critérium du Dauphiné, est proche d’atteindre son point d’orgue, que sont les Championnats du monde, qui seront tenus à Zürich (Suisse) du 21 au 29 septembre prochain. Au cours de cette saison riche en événements et en émotions, les coureurs passent par le Tour d’Espagne, troisième et dernier grand tour de la saison.

47 participants sont membres du MPCC à titre individuel et s’élanceront samedi depuis Lisbonne (Portugal) pour trois semaines et 3304 kilomètres. Ils représentent 16 des 22 équipes partantes et 14 pays différents, un signe de l’internationalisation toujours plus grandissante du peloton professionnel. Comme c’est le cas depuis environ deux ans sur les épreuves par étapes de trois semaines, douze équipes sont membres du MPCC : nos huit formations du World Tour et les quatre équipes invitées, de niveau Pro Series (Equipo Kern Pharma, Euskaltel-Euskadi, Israel-Premier Tech et Lotto Dstny).


Près de l’ensemble des équipes de la deuxième division mondiale se sont engagées pour être actrices de la lutte antidopage et nous les en remercions chaleureusement. Le MPCC se veut également impliqué sur d’autres problématiques telles que la santé physique et mentale des coureurs ou encore leur sécurité sur les courses. Nous encourageons donc, une fois de plus, les équipes non-membres appartenant au World Tour à venir nous rejoindre, elles et leurs coureurs, dans ce combat de tous les instants pour un cyclisme plus crédible.

Pour leur part, nos coureurs et coureuses membres individuels doivent également encourager leurs partenaires d’entraînement à s’engager. Quant aux personnels encadrants, dont nous comptons plus de 300 membres à ce jour, ils peuvent également apporter leur pierre à l’édifice. Le MPCC se veut ainsi ouvert à toutes les parties prenantes du cyclisme professionnel (coureurs, agents de coureurs, managers, staff technique, sponsors, organisateurs de courses) pour que « la lumière reste allumée ».

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Les partantes du Tour de France Femmes au crible

Après la quinzaine olympique, marquée par les inoubliables images de ferveur entourant les épreuves masculine et féminine sur route dans Paris, le circuit féminin reprend ses droits à l’occasion du troisième Tour de France Femmes. L’élite du peloton s’affrontera sur 950 kilomètres de course et huit étapes, de Rotterdam (Pays-Bas) à la mythique ascension de l’Alpe-d’Huez, qui accueillera pour la première fois l’épreuve.

Au départ ce lundi, 20 coureuses membres du MPCC à titre individuel s’engageront sur ce Tour. Parmi les partantes figurent Alison Jackson, lauréate de Paris-Roubaix Femmes en 2023 et membre depuis six ans de notre mouvement, Juliette Labous, l’un des fers de lance du cyclisme féminin français, ou encore Lorena Wiebes, une des meilleures sprinteuses au monde. Chacune d’entre elles prouve que l’on peut être une grande championne tout en étant engagé dans la lutte contre le dopage.

Ce sont également dix équipes, sur les vingt-deux que compte ce Tour de France Femmes, qui ont fait le choix de nous rejoindre. En début de saison, le MPCC a accueilli de nouvelles formations féminines de niveau Continental mais le chemin reste encore long pour qu’une part bien plus significative du peloton soit acteur d’un cyclisme plus crédible, à la fois sur les questions de dopage mais aussi sur la professionnalisation du cyclisme féminin. Notre mouvement suit avec attention son développement et encourage les autres équipes, coureuses et personnels encadrants à venir nous rejoindre.

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Chiffres de la Crédibilité : la vigilance reste de mise

Au cœur de cette année riche en événements sportifs, le MPCC fait un nouveau point sur les Chiffres de la Crédibilité. Avec 11 cas révélés au cours des six premiers mois, le cyclisme est loin d’être le sport le plus touché par le dopage mais des événements récents incitent à la plus grande vigilance.

Depuis dix-sept ans, le Mouvement pour un cyclisme crédible n’a cessé d’être à l’avant-garde de la lutte contre le dopage. En lançant dès 2008 des tests de cortisolémie au sein du peloton, en demandant le bannissement du Tramadol apparu au mitan des années 2010 (interdiction effective depuis le 1er janvier 2024 par l’AMA), en imposant à ses équipes membres de ne pas engager de coureur suspendu plus d’un an dans les deux années qui ont suivi sa suspension, le MPCC s’est voulu acteur de la lutte.

Et à quelques jours des Jeux de la XXXIIIe olympiade, le MPCC se réjouit de voir de nombreuses institutions se préparer à défendre haut et fort la crédibilité du sport de haut niveau. L’International Testing Agency (ITA) sera chargée d’analyser 6000 échantillons au cours des deux semaines de compétition (2000 pour les Jeux paralympiques). A titre de comparaison, environ 6200 échantillons avaient été prélevés lors des Jeux de Tokyo en 2021, moins de 3000 à Londres en 2012. Née en 2018, cette agence internationale avait pour but de renforcer la crédibilité de la lutte contre le dopage, en évitant notamment les soupçons de conflit d’intérêt entre organes de contrôle nationaux et athlètes, nés du scandale du rapport McLaren établissant un dopage d’Etat en Russie.

Le deuxième trimestre 2024 qui vient de se conclure a malheureusement conforté le MPCC dans son discours de vigilance constante face à ce fléau. Le 20 avril dernier, le New York Times et la chaine de télévision allemande ARD publiaient une enquête conjointe sur la dissimulation de 28 contrôles positifs (pour 23 athlètes) à la trimétazidine, lors d’un meeting de natation en Chine, en janvier 2021. Le scandale a rapidement pris de l’ampleur car certains des nageurs incriminés auraient ensuite participé et même remporté des médailles d’or aux JO de Tokyo. De plus, l’Agence mondiale antidopage (AMA) a été pointée du doigt dans la gestion de cette affaire, entre retours d’information tardifs et procédures juridiques à respecter.

LA QUESTION DES MOYENS DE LA LUTTE

Dans le même temps, un autre pays alimente la chronique de l’antidopage : le Kenya. La multiplication du nombre de contrôles positifs (une soixantaine depuis le début de l’année) inquiète certains observateurs mais doit être mise en perspective avec les efforts sans précédent fournis par le gouvernement local pour « nettoyer les écuries » et améliorer l’image du pays dans les compétitions internationales. Ainsi, 25 millions de dollars ont été dépensés par l’ADAK (Agence antidopage du Kenya) au cours des cinq dernières années. Néanmoins, ces efforts pourraient être réduits à néant par le Trésor public local, qui a prévu une réduction drastique du financement des agences semi-indépendantes, dont l’ADAK, à hauteur de 30%.

Troisième pays le plus touché, selon nos chiffres, en 2024, le Kenya est un symbole de la lutte antidopage. Un combat qui demande un engagement fort des acteurs du sport, de la sphère politique mais aussi un investissement financier non négligeable. En France (22 cas recensés cette année), l’AFLD a notamment publié son rapport d’activité 2023 pour les chiffres du dopage 2022. Sur 12000 échantillons prélevés, 105 ont révélé des résultats anormaux et 70 dossiers ont donné lieu à des sanctions. Le cyclisme, deuxième sport le plus contrôlé de France derrière le rugby, cumulait 1632 prélèvements pour 0,86% de résultats anormaux.

LE SPECTRE DU TAPENTADOL

Dans le monde et pour les six premiers mois de l’année 2024, nous recensons finalement 11 cas de fraude sportive dans le cyclisme professionnel dont 9 de dopage. Le cas le plus récent ayant fait l’actualité a été celui d’Andrea Piccolo, coureur d’EF Education-EasyPost. Au mois de mars, la formation américaine, membre du MPCC, avait immédiatement suspendu l’Italian après avoir découvert l’usage d’un somnifère non-autorisé par le staff médical. Pire, Andrea Piccolo a été arrêté le 21 juin dernier par les douanes italiennes pour avoir transporté des hormones de croissance. EF Education-EasyPost a ainsi strictement appliqué l’une de nos règles : retirer un coureur de ses rangs dès son implication dans une affaire de dopage.

Si le cyclisme, contrairement aux idées reçues, ne figure pas en haut de la liste des sports les plus touchés, ce dernier cas souligne à quel point la lutte contre le dopage reste un combat de tous les instants. Le 12 juin dernier, le MPCC a envoyé une lettre à l’AMA pour faire part de l’émergence dans le peloton d’une nouvelle médication, le Tapentadol. Bien plus puissant que le Tramadol, cet opioïde a des effets analgésiques proches de la morphine et permet donc de repousser les seuils de la douleur.

Plus que jamais, nous demandons donc aux équipes qui songent à la santé de leurs coureurs et coureuses, à l’équité de la compétition, de rejoindre le MPCC. Managers, directeurs sportifs, personnels encadrants doivent être « acteurs de la lutte antidopage » pour consolider les acquis d’un passé proche, rester vigilant au présent et ne pas compromettre l’avenir de notre sport. Comme nous l’avons déjà signalé lors de notre documentaire produit en début de saison, illustrant les actions de l’ITA et de nos membres (équipes et coureurs), il reste nécessaire de « garder la lumière allumée ».

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FOCUS SUR LES PARTANTS DU TOUR DE FRANCE

Le Tour de France s’élance samedi depuis l’Italie. Pour cette 111e édition, le MPCC dénombre une cinquantaine de coureurs membres à titre individuels. Un nombre stable depuis deux ans mais encore insuffisant pour une lutte crédible de tous les acteurs du cyclisme contre le dopage.

Le Tour de France 2024 a pris ses quartiers en Italie, à l’occasion du centième anniversaire de la première victoire transalpine sur la Grande Boucle. Et pour ce grand départ, le MPCC note un nombre relativement stable de membres à titre individuel au départ d’un grand tour. Sur un total de 176 partants, 50 coureurs représentant 15 nationalités ont choisi de nous rejoindre dans la lutte contre le dopage mais surtout pour renforcer la crédibilité de notre sport.


Cette course revêt d’autant plus d’importance puisqu’Amaury Sport Organisation (ASO), soutien du MPCC depuis douze ans, a fait de l’adhésion à notre mouvement une condition sine qua non à l’obtention d’une invitation. Israel – Premier Tech, Lotto Dstny, Uno-X – Mobility et TotalEnergies en sont membres et donc engagées à respecter nos règles. Ainsi 12 des 22 formations de ce Tour de France ont fait le choix de devenir « actrices de la lutte antidopage ».

Nous encourageons aussi les autres équipes non-membres et leurs coureurs à venir nous rejoindre, tout en soulignant que l’adhésion au MPCC et à ses valeurs se fait sur la base du volontariat. Le MPCC tient également à noter que, par le passé, un seul des partants du Tour de France a purgé une suspension supérieure à six mois pour une infraction aux règles anti-dopage. Ce coureur fait partie d’une formation qui n’est pas membre de notre mouvement.

 

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