Chiffres de la Crédibilité : la lutte est loin d’être gagnée
A l’issue du troisième trimestre, les Chiffres de la Crédibilité confortent le MPCC dans son discours de vigilance face au dopage. En plus des soubresauts constatés dans certains sports et pays dans cette lutte, les données récentes sur le cyclisme indiquent que le combat est loin d’être gagné.
Engagé dans la lutte contre le dopage depuis sa création, le MPCC a toujours exprimé la nécessite de « garder la lumière allumée » face à ce fléau, tant pour le cyclisme, qui a fait des efforts considérables, que pour le sport en général. Notre mouvement a pris clairement position ces derniers mois sur de nouvelles pratiques qui mettent en péril la crédibilité du cyclisme : l’utilisation de nouveaux antidouleurs tels que le Tapentadol, l’usage des cétones, dont l’impact à long terme sur la santé reste peu connu compte tenu des différentes études publiées sur le sujet, ou encore l’inhalation de monoxyde de carbone, potentiellement mortelle si elle n’est pas rigoureusement encadrée.
Nous saluons les rapides prises de position de l’Union Cycliste Internationale (UCI) quant à certaines de ces pratiques, sans attendre d’éventuelles décisions au plus haut niveau, par l’Agence mondiale antidopage (AMA). Alors que l’AMA avait mis une décennie à placer le Tramadol sur la liste des produits prohibés, l’instance devrait être beaucoup plus réactive sur l’usage répété de monoxyde de carbone puisque son interdiction devrait être effective au 1er janvier 2026. Une interdiction dont se réjouit le MPCC et qui démontre que les acteurs de l’antidopage doivent être déterminés dans la lutte.
Garder la lumière allumée
Le MMA en ligne de mire de l’antidopage ?
Malgré tout, ce combat est loin d’être gagné et les Chiffres de la Crédibilité en sont l’illustration. Au 30 septembre, nous avons recensé près de 600 cas de dopage dans le monde, chez les athlètes de haut niveau. La répartition par pays et par sport nous amène à tirer plusieurs constats. L’athlétisme, qui est fréquemment le sport le plus contrôlé par les agences antidopage nationales et internationales, cumule le plus de cas avec 108 athlètes déclarés « positifs », devant l’haltérophilie (38) et le MMA (35).
La positon du MMA est intéressante à plus d’un titre du fait de la structure compétitive de ce sport, entre des fédérations internationales (GAMMA et IMMAF), qui ont choisi de confier leurs contrôles à un acteur majeur qu’est l’ITA (International Testing Agency), et des ligues privées, essentiellement américaines et considérées comme les plus relevées au monde, dont l’attitude face au dopage reste ambigüe. En effet, l’UFC, en 2024, et la PFL, il y a seulement quelques jours, ont décidé de ne plus déléguer leurs contrôles à l’agence antidopage américaine (USADA) et sollicité d’autres organisations dites « indépendantes ». Ces changements interrogent d’autant plus que les barèmes de sanction de ces agences sont bien plus cléments que ceux imposés par l’AMA. En France, 4 combattants ont déjà été sanctionnés par l’AFLD, cette année, à l’issue de rencontres organisées par la ligue Ares. L’évolution des Chiffres pour le MMA en 2026 sera donc à suivre tout particulièrement.
L’Inde doit faire des efforts
Sur le plan national, l’Inde est en tête des pays les plus touchés avec 94 cas de dopage et de fraude sportive révélés après les trois premiers trimestres 2025, devant la Russie (71) et la France (41), cas sur lequel des précisions sont à apporter. La tendance que nous notons suit les relevés de l’AMA, listant l’Inde parmi les pays les plus à risque face au dopage (plus de 200 cas en 2023 selon l’instance). Cette situation est d’autant plus problématique que l’Inde s’affaire pour candidater à l’organisation des Jeux olympiques d’été de 2036. Le comité olympique local (IOA) a d’ailleurs choisi en conséquence de réorganiser le comité disciplinaire de la NADA India, l’agence antidopage nationale, pour renforcer ses contrôles.
En France, les 41 cas ne sont pas tous des cas de dopage puisque 11 athlètes tricolores ont été sanctionnés par l’ITIA, l’agence pour l’intégrité du tennis, pour fraude sportive, le plus souvent en raison de non-dénonciation ou de participation à des paris sportifs, un mal qui gangrène ce sport depuis de nombreuses années. Ces joueurs français évoluent tous au-delà de la 200e place mondiale, à un niveau où les rémunérations sont modestes et donc la tentation de la triche particulièrement présente.
Enfin, on ne peut conclure ce tour d’horizon par nations sans évoquer la situation toujours aussi délicate du Kenya, placé sous surveillance par l’AMA depuis un audit effectué en mai 2024. Son agence nationale, l’ADAK, risquait d’être déclarée non-conforme au Code mondial et pouvait précipiter l’absence du pays à plusieurs compétitions internationales. En réalité, plusieurs membres de l’agence kenyane ont indiqué que ce sont principalement les restrictions budgétaires engagées pour contrôler la dette publique qui mettaient en péril son bon fonctionnement. Après avoir mis l’ADAK à la diète fin 2024 avec un budget prévisionnel divisé par 20, le gouvernement kenyan a finalement accordé l’équivalent de 2 millions de dollars pour la période 2025-2026. Un budget raisonnable mais en baisse significative par rapport aux années précédentes. Ce feuilleton est un signe des défis à venir pour la lutte contre le dopage.
7 nouveau cas en cyclisme
Quant au cyclisme, il ne reste pas à l’abri d’une recrudescence de cas puisque 7 coureurs et coureuses ont été suspendus provisoirement ou sanctionnés au cours du troisième trimestre. L’un d’entre eux, Giovanni Carboni (Unibet Tietema Rockets), est d’ailleurs le premier athlète du niveau Pro Team à être confondu par son passeport biologique depuis trois ans. Son équipe, membre du MPCC, a d’ailleurs appliqué rapidement l’une de nos règles fondamentales en le retirant de son effectif même si elle indique que la période incriminée pour les anomalies est antérieure à son recrutement.
Après les neufs premiers mois de l’année, 16 coureurs et coureuses professionnels sur route, sur piste, en BMX et en VTT ont ainsi été suspendus. Le chiffre reste dans la lignée de ceux relevés depuis une décennie, tournant autour d’une vingtaine de cas de dopage par an. Mais le MPCC ne peut se satisfaire d’un tel statu quo et rappelle que le cyclisme se doit de rester irréprochable et volontariste dans la lutte contre la fraude sportive. Ses acteurs ont l’obligation de rester unis et de se donner les moyens de consolider un sport cycliste le plus sain, le plus professionnel et le plus juste qui soit.

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Point de situation sur les cyclistes suspendus
Le MPCC publie un nouveau point de situation sur les coureurs(ses) professionnels(les) suspendu(es) à date. Ce panorama nous interpelle sur l’absence de passeport biologique au niveau Continental, niveau le plus touché par les cas de dopage.
Se voulant complémentaire des Chiffres de la Crédibilité, ce point de situation sur les coureurs(ses) professionnels(les) suspendu(es) à date dresse un large panorama de l’état de la lutte contre le dopage dans notre sport, à travers le monde et par discipline. Il illustre également les efforts et les actions entreprises par les différentes institutions garantes de la crédibilité des compétitions, qu’elles soient des fédérations nationales ou des agences nationales antidopage. Cet inventaire est ainsi partagé en plusieurs catégories : les cas par pays, par niveau de compétition sur route, par discipline, par substances détectées lors des contrôles, par date de fin de suspension et par sexe.
Après avoir dénombré 75 coureurs(ses) professionnels(les) purgeant une suspension pour une infraction aux règles antidopage à la fin août 2024, nous comptons désormais 68 athlètes interdits de toute compétition au 31 août 2025. La Colombie reste la nation la plus représentée de cet inventaire avec 12 coureurs suspendus, suivie par le Portugal (11) et l’Italie (7). Il est à noter que, pour le Portugal, cinq coureurs impliqués dans l’opération « Prova Limpa » et sanctionnés par l’Agence portugaise antidopage (Adop) ont purgé en juillet dernier leur suspension. Cependant, l’âge assez avancé pour la plupart d’entre eux ne devrait pas leur permettre de retrouver une équipe compétitive à haut niveau. D’autre part, un certain nombre de coureurs, confondus par leur passeport biologique, étendu aux équipes continentales par décision commune de la Fédération portugaise et de l’Adop, restent suspendus provisoirement et donc dans l’attente d’une sanction définitive.
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Le niveau Continental reste le plus touché
Le passeport biologique, en action depuis le 1er janvier 2008, soit quelques mois après la fondation du MPCC, a été un élément important dans le dispositif de traque de la triche mais il se heurte à une limite de son champ d’action puisqu’il est obligatoire uniquement pour les World Teams et les équipes de l’échelon Pro Series. De fait, 65% des suspendus(es) sont issus du niveau Continental masculin et féminin, soit une hausse de 14 points par rapport à septembre 2024. L’augmentation est une tendance déjà décrite dans nos précédents Chiffres de la Crédibilité, où les cas de dopage à cette échelle restent fréquents.

L’EPO en tête de liste des produits détectés
Depuis 2021, les cas de dopage en cyclisme les plus fréquents relevés par le MPCC concernent à la fois des coureurs(ses) de niveau Continental et des contrôles positifs à l’EPO, ou sa variante l’EPO Cera. Cette hormone, que l’on pourrait croire ringardisée un quart de siècle après l’affaire Festina, reste la première cause de suspension chez 43% des athlètes suspendus. Un fait illustre cette tendance : trois des six derniers coureurs professionnels sanctionnés par l’UCI ont été contrôlés positifs à l’EPO, ou à la Cera, et couraient pour des équipes de niveau Continental. L’utilisation de stéroïdes vient en deuxième position des substances détectées dans 19% des cas. Enfin, le terme « utilisation et possession de substances et/ou méthodes interdites » englobe 19% des suspensions en cours mais peut parfois correspondre à une mise en défaut du coureur ou de la coureuse par son passeport biologique, ce dernier ne regroupant officiellement que 7% des sanctions.

La durée moyenne de suspension (hors suspension à vie) reste de 4 ans et demi et correspond peu ou prou au barème de sanction pour une utilisation de méthode et/ou de substance interdite par l’Agence mondiale antidopage (AMA). Enfin, 88% des athlètes sanctionnés sont des hommes contre 12% de femmes.

Garder la lumière allumée
Ces chiffres nécessitent quelques éclaircissements :
- Le World Tour compte 6 coureurs suspendus, comme en 2024, mais 4 d’entre eux sont suspendus à vie.
- Le nombre d’athlètes dont la date de fin de suspension est située entre 2026 et 2028 a nettement augmenté par rapport à notre première publication mais du fait de notre méthodologie qui recense les sanctions prononcées, sans les suspensions provisoires. Certains coureurs ont été confondus entre 2022 et 2024 mais n’ont été sanctionnés que récemment, parfois en raison d’une procédure juridique rallongée (recours intentés, analyse de l’échantillon B, contre-expertises, etc.).
- Le cyclisme ne compte à ce jour aucun coureur sanctionné par le système de « retesting », soit une ré-analyse des échantillons conservés pendant 10 ans maximum.
Ces chiffres dressent ainsi une perspective, dans le temps et dans l’espace, du combat mené par le MPCC, l’UCI et les équipes face au dopage. S’ils pourraient être considérés comme arides, ils sont pourtant une des clés de la détection de la triche, tâche dévolue à l’International Testing Agency (ITA) qui fournit un travail difficile et nécessaire pour notre sport. Ces chiffres rappellent que chacun d’entre nous doit être « acteur de la lutte antidopage ».

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Les partants du Tour d'Espagne au crible
Au départ du Tour d’Espagne qui a débuté samedi, le MPCC comptait 41 coureurs membres à titre individuel. Cette course est également l’occasion de rappeler les efforts fournis par les équipes membres depuis des années dans la lutte antidopage.
Démarré avec son pendant féminin à la mi-mai, le cycle des grands tours se conclut actuellement avec le Tour d’Espagne masculin, qui s’est élancé samedi depuis l’Italie. La Vuelta est l’occasion de saluer nos quatre formations membres du MPCC venant de la péninsule ibérique et engagées depuis plusieurs années pour un cyclisme crédible. Pourtant, lors de la création de notre mouvement en 2007, le cyclisme espagnol traversait l’une des pires crises de son histoire, suite à l’Opération Puerto. Une remise en question était nécessaire pour que l’Espagne, place forte du cyclisme international, cesse tous les excès commis et puisse survivre.
Pour que cet examen de conscience soit possible, il a fallu être acteur de la lutte antidopage. C’est le sens même de l’engagement au MPCC. Aujourd’hui, tous les acteurs de notre sport, qu’ils soient managers, coureurs, membres de staff technique sont invités à poursuivre ce combat contre la triche, pour la crédibilité du cyclisme. Ainsi, 41 coureurs, sur les 184 qui ont pris le départ de la Vuelta, sont membres du MPCC à titre individuel. Ils évoluent au sein de 18 des 23 équipes partantes, à l’instar du dernier Tour de France. Ce chiffre témoigne de la diversité des positions prises par les coureurs au sein du peloton et rappelle que l’adhésion se fait sur la base du volontariat, par le simple libre arbitre du coureur.
Être acteur de la lutte antidopage

Cependant, seules 12 des 23 formations participant au Tour d’Espagne sont membres du MPCC : nos 7 équipes World Tour et les cinq Pro Teams invitées (Israel – Premier Tech, Q36.5 Pro Cycling Team, Lotto, Caja Rural – Seguros RGA et Burgos - Burpellet – BH). De plus, un coureur, suspendu au moins 6 mois par le passé, participe également à la course et pour une équipe qui n’est pas membre. En effet, l’une des règles fondamentales de notre mouvement est qu’une équipe ne doit pas engager un coureur suspendu 6 mois minimum et ce jusqu’à deux ans après la suspension. Ce coureur en question a été récemment sanctionné et n’aurait ainsi pu s’engager avec l’une de nos formations membres.

Cela prouve le chemin qui reste à parcourir pour que les valeurs défendues par le MPCC soient partagées par le plus grand nombre. Malgré tout, nous sommes heureux de voir ces coureurs et équipes membres prendre formellement une position claire contre le dopage et espérons que d’autres parties prenantes du cyclisme nous rejoignent pour être actrices de la lutte.
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Les partantes du Tour de France Femmes au crible
Avec la moitié des équipes partantes membres du MPCC, le Tour de France Femmes, course majeure de la saison, est l’occasion de consolider l’engagement du cyclisme féminin contre le dopage.
Après deux mois de montée en puissance, la saison des grandes courses par étapes (Tour d’Espagne, Tour de Burgos, Tour de Grande-Bretagne, Tour de Suisse, Tour d’Italie) approche de son terme avec la tenue du 4e Tour de France Femmes, parti samedi depuis la Bretagne. Objectif principal de la saison pour de nombreuses coureuses, la course rassemblait au départ 154 compétitrices représentant 22 équipes et 26 nations différentes.
Toujours inscrit dans une phase de développement auprès du grand public, le cyclisme féminin tente d’écrire progressivement ses plus belles pages à l’image du duel épique qui a opposé en 2024 Demi Vollering et Katarzyna Niewiadoma, sur les pentes de l’Alpe-d’Huez. En plus du spectacle proposé, les acteurs et actrices de terrain doivent également s’engager pour que notre sport reste juste et propre.

Sur ce Tour, 24 coureuses, soit un peu plus de 15% des partantes, sont membres à titre individuel du MPCC. La moitié des formations participantes (11/22) est également membre de notre mouvement. Si le MPCC est satisfait de voir que toutes les formations de la nouvelle division féminine Pro Team ont adhéré, nous espérons que les autres équipes, World Teams et Continentales, prennent conscience de la nécessité d’être actrices de la lutte antidopage. Malgré le fait qu’assez peu d’affaires, au cours des dernières années, ont éclaté dans la sphère féminine professionnelle, cette dernière ne doit pas se croire prémunie contre ce fléau.

En effet, et contrairement à leurs homologues masculins du Tour de France, aucune coureuse n’a été sanctionnée, par le passé, pour un contrôle antidopage positif et suspendue au moins six mois. Néanmoins, le MPCC a toujours voulu garder la lumière allumée face au dopage. Il est donc nécessaire qu’un maximum de parties prenantes s’engage formellement pour que notre sport reste sur la voie de la crédibilité.
Tour de France : un record de coureurs membres
Au départ du 112e Tour de France donné il y a une semaine, le MPCC a rassemblé un nombre record de coureurs membres à titre individuel. Notre mouvement espère que d’autres acteurs de notre sport suivront pour renforcer le combat contre le dopage.
Point d’orgue de la saison, le Tour de France s’est élancé il y a une dizaine de jours avec le plus important contingent de coureurs membres du MPCC depuis trois ans. Lors du Grand Départ donné depuis Lille, 57 coureurs, sur les 184 que comptait le peloton de la Grande Boucle, ont démarré la course en tant que membre de notre mouvement. Par exemple, l’intégralité de la formation Groupama-FDJ a ses éléments engagés à titre individuel au MPCC et six équipes du Tour de France ont, a minima, la moitié de leur équipe de départ engagée contre le dopage, ce dont nous nous félicitons.
Au total, ces 57 coureurs représentaient 14 nationalités et 19 des 23 équipes partantes. Ces chiffres témoignent de la diversité du peloton et de l’engagement des coureurs, sensibles universellement à la lutte contre le dopage. Ils rappellent également l’esprit du MPCC, dont l’adhésion s’effectue sur la base du volontariat. Le combat contre la triche n’est pas seulement franco-français mais touche tous les amoureux et les professionnels de notre sport, pour que celui-ci reste exemplaire en compétition.

Malgré tout, deux coureurs suspendus par le passé pour une violation des règles antidopage et ayant purgé une suspension de six mois minimum ont pris le départ de ce Tour de France. Ces coureurs ne font cependant pas partie de formations membres du MPCC, qui respectent l’une de nos règles cardinales : « ne pas engager des coureurs impliqués dans des affaires de dopage et qui ont été sanctionnés plus de six mois, dans les deux années suivant leur suspension ». Seule la moitié des équipes participantes - les 7 équipes World Tour membres du mouvement et les 5 Pro Teams invitées – ont aussi choisi de partager notre engagement pour un cyclisme plus crédible, signe du chemin qui reste encore à parcourir.

En compagnie des coureurs et des équipes, nous souhaitons également souligner la responsabilité et le poids que peuvent endosser les organisateurs de courses, tel Amaury Sport Organisation (ASO). Ainsi, ASO prend sa part en ne délivrant ses invitations au Tour de France qu’à la condition d’être membre du MPCC. C’est un pas que d’autres organisateurs pourraient suivre à l’avenir et qui illustreraient l’union des différentes parties prenantes du cyclisme face au dopage. Car le combat face à ce fléau sera remporté en restant acteur de la lutte.
Tour d'Italie féminin : être actrices de la lutte antidopage
Grâce aux actions de l’Union Cycliste Internationale (UCI) et de nombreux organisateurs de course, le cyclisme féminin professionnel connait une croissance exponentielle depuis une décennie et un développement important, pour que toutes les pratiquantes du vélo puissent exprimer leurs talents sur la route et d’un bout à l’autre d’une saison, à l’instar de leurs collègues masculins.
Le MPCC se félicite de cet état de fait mais notre mouvement espère également que les groupements cyclistes féminins prennent un engagement fort vis-à-vis du dopage. Depuis le début de l’année et une réforme de la structure du cyclisme professionnel international, le MPCC est satisfait de compter en son sein toutes les formations de la division Pro Team (7 au total) et 4 des 15 World Teams féminines.
Garder la lumière allumée
Alors que la saison des courses par étapes bat son plein depuis deux mois et le lancement du Tour d’Espagne, le Tour d’Italie féminin ponctue cette montée en puissance vers le grand objectif de nombreuses coureuses : le Tour de France Femmes qui se tiendra du 26 juillet au 3 août. Parti dimanche depuis Bergame, le Giro rassemblait au départ 15 membres à titre individuel dont la sprinteuse Lorena Wiebes et les spécialistes des courses par étapes Juliette Labous et Evita Muzic.

Seules 6 des 22 formations partantes sont également membres de notre mouvement. C’est trop peu. Nous encourageons donc toutes les autres coureuses et les équipes non-membres à être actrices de la lutte antidopage en nous rejoignant et ainsi consolider un combat de tous les instants, pour la crédibilité de leur sport.

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Chiffres de la Crédibilité : La transparence en jeu
A l’issue du deuxième trimestre, le MPCC a relevé un nombre de cas de dopage dans le cyclisme relativement faible, le 13e parmi les sports inventoriés (9 cas en 2025). Au-delà de la situation sanitaire de notre discipline, certains événements récents interrogent cependant notre mouvement sur la question de la transparence.
La tension n’est toujours pas retombée entre l’Agence mondiale antidopage (AMA) et son homologue américaine (USADA), indisposée à verser sa quote-part pour le budget de fonctionnement 2025 de l’AMA. Depuis deux ans, l’USADA, et son directeur général Travis Tygart, est en guerre ouverte avec le président fraîchement réélu du régulateur mondial de l’antidopage, Witold Banka. Sont mis en cause le supposé « manque de transparence » de l’agence, sa gouvernance jugée non démocratique et sa gestion de l’affaire des nageurs chinois* qui a éclaté au printemps 2024, donc à quelques semaines des Jeux olympiques de Paris. Les échanges par voies de presse entre les deux dirigeants nuisent ainsi à l’image du sport et au monde de l’antidopage.
La tenue récente des « Enhanced Games » (du 21 au 24 mai), ces jeux en marge du mouvement olympique autorisant des produits améliorant les performances, et une nouvelle offensive contre l’AMA menée par des sénateurs américains rappellent que l’union autour de la lutte antidopage reste difficile, si des considérations politiques menacent le combat pour un sport juste et propre. Ce dernier ne peut être assuré que si tous les acteurs impliqués jouent la carte de la transparence, une notion maintes fois répétée par l’USADA lorsque celle-ci évoque ses griefs à l’attention de l’AMA.
L’agence peine, en effet, à apporter des réponses rapides et efficaces sur l’interdiction de certaines méthodes de médicalisation aux frontières du dopage, telles que l’inhalation de monoxyde de carbone (interdite par l’UCI depuis le 1er février), et ce pour tous les sports. D’autres interdictions de substances comme le Tapentadol, opioïde plus puissant que le Tramadol et utilisé par certaines équipes, n’ont toujours pas été prononcées. Enfin, les dernières grandes investigations journalistiques nous amènent également à être vigilants sur l’administration de produits en microdose, où là encore d’importants progrès doivent être réalisés sur leur détection.
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LA TRANSPARENCE EST UN MAÎTRE-MOT DE L’ANTIDOPAGE
C’est surtout grâce à la transparence, celle des athlètes honnêtes et des instances de contrôle (agences nationales, laboratoires, fédérations, etc.) que le dopage pourra reculer. C’est également grâce à elle que le MPCC peut établir régulièrement un état des lieux de la lutte antidopage à travers les Chiffres de la Crédibilité. Ainsi, certaines agences et fédérations internationales ne rendent pas publics les noms des athlètes incriminés dans des affaires de dopage, le plus souvent pour des raisons d’ordre juridique, notamment sur la protection des données personnelles.
Cette limite a trouvé une nouvelle illustration après la publication d’un article par le journaliste spécialisé du monde de l’antidopage Hajo Seppelt, établissant qu’une centaine d’athlètes pris en défaut par l’agence allemande antidopage (NADO Germany) n’ont jamais vu leurs noms rendus publics depuis 2020, en grande partie en raison de la protection de leur anonymat. La NADO Germany tente ainsi de se prémunir de nombreux recours juridiques qui mettraient en péril ses finances, ce qui ne l’a pourtant pas empêché de communiquer sur les cas des athlètes Sofia et Sara Benfarès, en 2024, et beaucoup plus récemment sur le canoéiste Martin Hiller, champion du monde de sa spécialité. L’AMA souligne d’ailleurs dans le Code mondial, un règlement imposé à tous ses signataires dont l’Allemagne, que la divulgation publique du nom de l’athlète est possible, si ce dernier en est informé.
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L’ATHLETISME EN PREMIERE LIGNE
Il en va autrement d’une instance comme l’AIU (Athletics Integrity Unit), l’autorité en charge de la lutte contre le dopage dans l’athlétisme, qui fournit un travail sans relâche pour son sport. En revanche, et à titre d’exemple, la Fédération internationale de force athlétique (IPF) ne communique plus de cas depuis plus de six mois. Preuve que les objectifs d’harmonisation des règles et de transparence restent encore en chantier.
Ainsi l’AIU, les agences nationales antidopage et la presse ont dévoilé, au premier semestre, 74 cas en athlétisme, qui reste de loin le sport le plus touché. Ont notamment été incriminés au deuxième trimestre la vice-championne du monde à la longueur et au triple saut Maryna Bekh-Romanchuk et le Kenyan Benard Kibet Koech, détenteur du record du monde du 10 miles. Le MMA, dont nous avions déjà souligné le nombre croissant de cas au cours de nos précédents bilans, est désormais le troisième sport le plus cité avec 28 cas révélés au cours du premier semestre 2025. L’AFLD (Agence française de lutte contre le dopage) avait déjà identifié cette tendance sur ce sport il y a un an, lors de la publication de son rapport d’activité annuel.
La France est également le 3e pays le plus cité pour des cas de dopage et de fraude sportive avec des affaires concentrées sur quatre disciplines : l’athlétisme, le rugby, le tennis, pour des cas de corruption et/ou matches truqués, et les sports équestres. L’Hexagone reste cependant loin de la Russie et de l’Inde, dont la multiplication des cas, notamment en athlétisme, pose question.
RETOUR AU CALME EN CYCLISME ?
Et malgré les soupçons de triche grandissants depuis quelques années, seuls 9 cas de dopage en cyclisme ont été révélés après les six premiers mois de l’année. Depuis un an et l’affaire Andrea Piccolo, aucun coureur du World Tour n’a été cité. A l’échelon des Pro Teams, il faut même remonter à l’année 2022 pour voir un coureur incriminé. En revanche, deux coureurs évoluant au niveau Continental ont été contrôlés positifs au cours du deuxième trimestre.
Le cyclisme professionnel a payé, par le passé, un lourd tribut et a également dû jouer la carte de la transparence pour traverser les différentes tempêtes qu’il a subies. Aujourd’hui, le MPCC encourage toutes les parties prenantes de notre sport à être actrices de la lutte antidopage, qu’ils soient coureurs(ses), managers, organisateurs de courses, clubs amateurs ou encore supporters. Car c’est par l’union que la triche sera vaincue.
*Le 20 avril 2024, le quotidien américain The New York Times et la chaine de télévision allemande ARD ont publié une enquête selon laquelle 23 nageurs chinois ont été contrôlés positifs à la trimétazidine lors d’un meeting national (31 décembre 2020 – 3 janvier 2021), à quelques mois des Jeux olympiques de Tokyo (2021). La CHINADA, l’agence chinoise antidopage, n’avait suspendu aucun athlète, justifiant ses décisions par le fait que les nageurs avaient été victimes d’une contamination alimentaire.

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Tour d’Italie : Une position à consolider
Par les chiffres, le MPCC rend compte de l’engagement des acteurs du cyclisme contre le dopage, en publiant notamment l’identité des coureurs membres à titre individuel au départ des trois grands tours. Cette démarche vise à encourager ceux qui sont guidés par un esprit de responsabilité à venir nous rejoindre.
Vendredi, le 108e Tour d’Italie masculin s’est élancé d’Albanie pour trois semaines de course intenses et probablement très ouvertes en l’absence des deux grandes têtes d’affiche sur ce type d’épreuve : Tadej Pogaçar, tenant du titre, et Jonas Vingegaard, double vainqueur du Tour de France. Au départ, le MPCC dénombre 43 membres de notre mouvement, à titre individuel, représentant 15 équipes, sur les 23 partantes, et 12 nationalités.

D’autre part, RCS Sport, société organisatrice du Giro, a fait le choix d’inviter la seule ProTeam qui n’est pas encore membre du MPCC à ce jour. Nous encourageons donc cette dernière à venir nous rejoindre car son adhésion serait symboliquement un signal fort de l’engagement des groupes sportifs face au dopage. Enfin, deux coureurs prendront le départ du Giro tout en ayant purgé une suspension supérieure à six mois, par le passé, pour un contrôle antidopage positif. Ils courent pour des formations non-membres du MPCC. Nous souhaitons donc que les équipes membres du MPCC, et également non-membres, encouragent les autres coureurs à rejoindre nos rangs afin de renforcer notre engagement pour un sport soucieux de leur santé, tant physique que mentale, et de leur intégrité.

Le cyclisme et le MPCC ont besoin des coureurs et de leurs équipes
Investi depuis près de deux décennies dans la lutte antidopage, le MPCC ne s’est jamais satisfait des discours de façade dans ce combat. A l’époque où il a été fondé, notre mouvement intervenait dans un environnement très difficile, balloté par des affaires de dopage au plus haut niveau. Dès sa naissance, le MPCC a pris des décisions fortes pour rétablir la crédibilité, notamment par les 10 règles fondamentales adoptées par toutes les formations souhaitant devenir membres de notre association (pas d’engagement de coureur suspendu deux ans après la fin de la sanction, retrait immédiat d’un coureur contrôlé positif, etc.), mais aussi par une attitude extrêmement prudente face à certaines méthodes d’amélioration de la performance, à la limite de la légalité.
Les décisions récentes du MPCC et de ses équipes membres d'alerter sur l’utilisation des cétones, dans l’attente de la publication d’une étude d’impact de l’UCI sur le sujet, et de refuser l’usage détourné du monoxyde de carbone illustrent la philosophie de notre mouvement : « être acteur de la lutte antidopage ». Notre mouvement a donc besoin des coureurs et de leurs équipes pour défendre un cyclisme crédible.
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Tour d'Espagne féminin : aux coureuses et équipes féminines de s'engager !
Inscrit au calendrier World Tour féminin depuis 2018, le Tour d’Espagne féminin donne ce dimanche le coup d’envoi de la saison des grandes courses par étapes chez les dames, saison qui connaîtra son point d’orgue à la fin du mois de juillet avec le Tour de France Femmes. Impliqué pour un cyclisme crédible chez les hommes, le MPCC insiste également pour que le cyclisme féminin soit sensibilisé et impliqué dans la lutte contre le dopage. Notre mouvement se réjouit de la visibilité et de la popularité toujours plus grandissantes des coureuses et espère que celles-ci s’engagent également pour leur crédibilité, dans un circuit de plus en plus compétitif.
L’élection à la fin de l’année 2024 d’Emily Brammeier (équipe féminine World Tour Picnic-POSTNL) en tant que vice-présidente du MPCC dédiée au cyclisme féminin, va en ce sens. Emily Brammeier est l’interlocutrice de toutes celles, coureuses comme directrices sportives, et ceux, notamment dans les équipes d’encadrement, qui souhaitent nous rejoindre pour être acteurs de la lutte antidopage.

Ouverte sur la base du volontariat tant aux coureuses, à titre individuel, qu’aux équipes, l’adhésion au MPCC est un baromètre de cet engagement face au fléau du dopage. Avant le départ du premier grand tour féminin de l’année, notre mouvement compte ainsi 18 membres à titre individuel et 10 formations sur les 21 participantes.
Certaines membres du MPCC comme Juliette Labous, spécialiste des courses par étapes, ou encore Liane Lippert, vainqueur d’étape du Tour de France femmes, figurent parmi les 147 partantes de ce 11e Tour féminin d’Espagne. Nous encourageons ainsi les autres coureuses d’équipes membres ou non-membres du MPCC à venir nous rejoindre pour garder la « lumière allumée ».
CHIFFRES DE LA CREDIBILITE : GARDER LE CAP FACE AU DOPAGE
A l’issue du premier trimestre, le MPCC a relevé seulement 4 cas de dopage dans le cyclisme professionnel, la plupart décelés à l’échelon Continental. Face aux nouvelles techniques de dopage, notre mouvement espère également que toutes les parties prenantes de notre sport restent actives dans la lutte contre ce fléau.
Après une année 2024 mouvementée pour le microcosme de l’antidopage, depuis les contrôles positifs des leaders du tennis mondial Jannik Sinner et Iga Swiatek aux tensions politiques entre l’Agence mondiale antidopage (AMA) et son homologue américain (USADA), les trois premiers mois de cette année ont attesté d’un calme relatif. L’AMA est en plein processus électoral pour sa présidence – le Polonais Witold Banka est favori à sa propre succession – et doit, dans le même temps, faire face au refus de l’administration américaine de verser sa quote-part (3,6 millions de dollars) au budget de l’instance, qui était de 52 millions de dollars en 2024. Même si l’instance de contrôle de l’antidopage affirme que son action ne serait pas mise en danger, cette tension témoigne de la difficulté à maintenir l’unité dans un combat central pour la crédibilité du sport.
Pour sa part, le Comité international olympique (CIO) a élu pour la première fois une femme, de surcroît africaine, à sa tête : l’ancienne championne olympique de natation Kirsty Coventry. Par son passé d’athlète de très haut niveau, la Zimbabwéenne s’était déjà engagée en faveur des sportifs et dans la lutte contre le dopage en intégrant la Commission des athlètes du CIO avant d’en devenir sa présidente entre 2018 et 2023. La plus jeune présidente de l’histoire de l’institution a souvent tenu un discours de responsabilité, notamment envers les jeunes athlètes. « C’est important d’avoir ces conversations avec eux et de leur dire « tu es très bon et tu n’as pas besoin de ce truc en plus », avait-elle déclaré quelques mois après avoir conquis la présidence de la Commission des athlètes.
SE DONNER LES MOYENS D’ÊTRE ACTEURS DE LA LUTTE
L’élection de Kirsty Coventry à la tête du CIO peut donc susciter l’espoir d’un changement dans le monde du sport : à la fois pour l’écoute des sportives, dans un milieu encore très masculin, pour la jeunesse, dans le but d’un exercice sain du sport et ce quel que soit le niveau, mais aussi pour le continent africain, où le sport est un puissant vecteur d’ascension sociale et de promotion des pays par leurs champions.
Financer les contrôles, le combat contre la triche, c’est être acteur de la lutte antidopage. Prendre position sur la santé physique et mentale des athlètes, surtout les plus jeunes, c’est aussi être acteur de la lutte antidopage. Le MPCC n’a jamais cessé de l’être depuis sa fondation en 2007 et a maintenu un état de vigilance permanent en communiquant fréquemment avec les instances qui régissent le cyclisme professionnel (UCI, ITA, AMA entre autres), en entreprenant des actions (tests de cortisolémie sur les courses), en tenant un discours sans concession face au dopage.
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SEULEMENT 4 CAS EN CYCLISME
Les Chiffres de la Crédibilité sont ainsi un condensé de cette veille contre la triche, non seulement pour le cyclisme mais pour le sport en général. Au premier trimestre, nous avons recensé plus de 180 cas de dopage et de fraude sportive (constats de carence, corruption de sportifs ou d’arbitres, etc.) dans la presse, auprès d’agences nationales antidopage et de fédérations internationales. Près du quart de ces affaires concerne l’athlétisme (43 cas) et le premier trimestre 2025 a confirmé la part de plus en plus importante du MMA (13 cas). Pour notre sport, seuls 4 cas ont été relevés chez les professionnels, dont 3 en lien avec l’établissement d’un passeport biologique étendu aux Continentales par la Fédération portugaise.

Garder la lumière allumée
En l’espace de six mois, l’Adop – l’agence antidopage portugaise – a déjà confondu six coureurs mais la plupart du temps bien après la période incriminée, exposant ainsi les limites de la lutte. C’est une preuve que celle-ci ne doit pas cesser et, au contraire, être consolidée. A ce titre, le MPCC s’est réjoui de la réactivité de l’UCI quant à l’interdiction de l’inhalation de monoxyde de carbone et espère désormais que l’AMA prenne le relais pour étendre à tous les sports cette décision, d’autant plus que la pratique présente un risque majeur pour la santé. Notre mouvement espère également que l’ITA, responsable de la plupart des contrôles dans notre sport et doté d’un pouvoir d’investigation, se penche sur ces nouvelles méthodes de dopage et s’assure du respect par les équipes de la règle UCI de non-utilisation du monoxyde de carbone.
Conscients de ces réalités, les acteurs de terrain que sont les équipes, les coureurs, leurs agents, les membres d’encadrement, les organisateurs de courses doivent renforcer leur engagement dans la lutte contre le dopage et pour la sécurité des coureurs, par des actions de prévention, par une attitude et un discours responsables. Que ceux qui sont membres incitent leurs collègues à faire le choix de nous rejoindre pour travailler à une plus grande crédibilité de notre sport.










