Après la campagne des classiques, la saison des courses par étapes a débuté dimanche avec le coup d’envoi du 12e Tour d’Espagne féminin, depuis les côtes de la Galice. 126 coureuses représentant 18 équipes et 30 nationalités différentes se sont élancées à l’assaut de 7 étapes et 819,5 kilomètres de course.
Signe de la popularité et du respect grandissants envers le cyclisme féminin, la célèbre montée de l’Angliru, et ses pentes raides, sera au programme. Si au sommet de la pyramide, tout semble aller pour le mieux, la route est encore longue pour consolider les acquis des précédentes années pour les femmes athlètes : exposition télévisée accélérée depuis cinq à dix ans, salaire minimum pour les coureuses des deux divisions professionnelles, congé maternité rémunéré.
Les équipes féminines se battent, comme chez les hommes, pour assurer leur continuité année après année mais cette croissance rapide doit être accompagnée de fondations solides, notamment dans les niveaux inférieurs. Un discours que porte depuis plusieurs années le MPCC. Ainsi, 8 des 18 équipes partantes de la Vuelta sont engagées à nos côtés, tout comme 14 coureuses partantes sur les 126 qui ont pris le départ de la course.
C’est encore trop peu pour porter la voix d’un cyclisme féminin conscient des défis qui se présentent à lui : son organisation, sa structuration, et un discours toujours aussi intransigeant face au dopage. Pour toutes ces raisons, nous encourageons les équipes et les coureuses non-membres de notre mouvement à nous rejoindre pour relever les nombreux challenges à venir.

