Premier grand tour de la saison, le Tour d’Italie retrouve ses limites géographiques naturelles après les trois premiers jours passés en Bulgarie. Avec 20% du peloton du Giro membre à titre individuel du MPCC, notre mouvement lance un appel aux jeunes coureurs pour s’engager contre le dopage et certaines pratiques à risque.
En 2007, le MPCC a été créé pour que les acteurs du cyclisme prennent conscience des ravages causés par le dopage : sur la santé des coureurs, la viabilité des équipes professionnelles, dont la fragilité reste d’actualité en 2026, et, au-delà, sur la crédibilité toute entière du cyclisme. Notre mouvement s’est donné comme ligne directrice d’être ouvert à tous, en permettant l’adhésion à nos valeurs sur la base du volontariat.
Depuis 2018, de nombreux coureurs, membres d’encadrements, de sponsors, et d’organisateurs de course nous ont rejoints, validant notre discours selon lequel l’union ferait la force pour combattre la triche et donner au cyclisme des bases plus solides. Au départ de ce 109e Tour d’Italie, premier des trois grands tours de la saison, 38 des 184 coureurs partants se sont élancés en tant que membres individuels du MPCC. Ces athlètes sont répartis au sein de 20 des 23 équipes partantes, signe du caractère individuel et non contraint par l’employeur d’une adhésion, reflet de l’engagement du coureur pour la crédibilité du cyclisme.

Néanmoins, après un record établi en 2024 avec 53 coureurs, le nombre de membres du MPCC au départ d’un Tour d’Italie est en baisse significative puisqu’ils n’étaient plus que 43 en 2025. Dans le même temps, 7 des 18 formations du World Tour ainsi que 4 des 5 Pro Teams invitées sont labelisées MPCC. Notre mouvement espère donc que les autres coureurs, guidés par un esprit de responsabilité, prennent leur part, notamment les plus jeunes. La moyenne d’âge des partants MPCC est de 28,1 ans (identique à l’âge moyen de tous les participants) et nous encourageons également les plus jeunes d’entre eux, qui représentent près d’un quart du peloton du Giro, à s’engager.
Ils sont à la fois les premiers témoins des mutations en cours dans notre sport. Les protéger des pratiques à risque, c’est préserver leur avenir et celui du cyclisme. Qu’ils soient donc acteurs de la lutte !
