Communiqué de presse du 3 mars 2021

Le Conseil d’Administration du MPCC s’est réuni ce lundi 1er mars, en visioconférence, puis le mouvement a tenu ce mardi 2 mars son Assemblée Générale annuelle. Plusieurs sujets importants ont été débattus.


Le Conseil d’Administration a voté pour la constitution de son Bureau, qui est la suivante pour l’année 2021 :

  • Président : Roger Legeay
  • Vice-Président : Iwan Spekenbrink (Team DSM)
  • Trésorier : Sébastien Hinault (Arkea-Samsic)
  • Trésorier-adjoint : Marc Sergeant (Lotto-Soudal)
  • Secrétaire : Philippe Senmartin (Total-Direct Energie)
  • Secrétaire-adjoint : Franck Trajber (Cofidis Solutions Crédit)
  • Médecin référent : Dr Pierre Lebreton
  • Membre : Christophe Brandt (Bingoal-WB)
  • Membre : Gianni Savio (Androni Giocattoli-Sidermec)
  • Membre : Vincent Lavenu (AG2R Citroen Team)

Lutte antidopage, sécurité des coureurs, environnement

Les membres du mouvement ont pris note de l’annonce de l’interdiction par l’Agence Mondiale Antidopage (AMA), à compter de 2022, de l’usage des glucocorticoïdes quel que soit le type d’injection. C’est un sujet qui anime nos Conseils d'Administrations et nos Assemblées Générales depuis de nombreuses années. En 2007, année de la création du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible, déjà des règles internes concernant l'utilisation des ces substances étaient adoptées par les membres du mouvement, sur la base du volontariat. Le MPCC a organisé, depuis 2009, 4207 tests de cortisolémie avant une majorité d'épreuves de grande envergure, comptant pour cela sur la participation et le soutien des équipes et des coureurs. Mener ces tests n’est pas la vocation du mouvement. L’annonce d’une réglementation plus restrictive sur les glucocorticoïdes est donc une bonne nouvelle. Toutefois, le MPCC continuera de procéder à tes tests de cortisolémie, dans le cadre de la santé, en 2021.

 

Le MPCC lance l’alerte sur le mésusage de ces substances depuis de très nombreuses années et se réjouit qu’un consensus puisse être trouvé à ce sujet. Le mouvement veut toutefois conditionner sa satisfaction au procédé exact retenu pour la réglementation à venir, attendant de l’AMA et de l’Union Cycliste Internationale (UCI) des précisions pour s’assurer de la réelle capacité de cette interdiction à augmenter la crédibilité du sport cycliste et favorise l’égalité des chances. Nous continuons et continuerons de veiller à “garder la lumière allumée”, en tenant notre rôle de lanceurs d'alerte, aux côtés des instances. 

Le mouvement demeure ainsi vigilant sur des sujets majeurs comme les cétones, substance dont les médecins d’équipes membres s’engagent à ne pas encourager l’utilisation par leurs coureurs. Le MPCC demande à l’AMA et l’UCI d’accélérer leurs études sur les cétones pour permettre de disposer d’une connaissance complète des effets de cette substance.

Cela doit par ailleurs convaincre les équipes qui n’ont encore pas souhaité rejoindre le MPCC, ou celles qui ont décidé de quitter le mouvement, notamment en raison de la stricte conviction de ses membres sur le sujet des corticoïdes, à revoir leur position.

Le MPCC a également pris connaissance des nouvelles mesures du Conseil du Cyclisme Professionnel (CCP) concernant la sécurité des coureurs et la préservation de l’environnement. La lutte pour la crédibilité du cyclisme ne se résume pas à la seule lutte anti-dopage. Nous accueillons donc favorablement ces décisions car elles répondent à un devoir d’exemplarité qui bénéficie à l’image de notre sport. 

Décisions des organisateurs et contexte sanitaire

Les membres du mouvement se sont émus de l’identité des équipes invitées par RCS Sport sur le prochain Tour d’Italie. Le MPCC ne souhaite pas s’immiscer dans les choix des organisateurs. Il s’étonne en revanche de la non-prise en considération du critère éthique : deux équipes parmi les quatre qui ont bénéficié d’une wild card ne sont pas membres du MPCC (Eolo-Kometa et Vini Zabu-Brado-KTM). Le cas de Vini Zabu-Brado-KTM est plus problématique : l’équipe, qui fut par le passé membre du MPCC et a décidé de stopper son engagement auprès du mouvement, a subi un contrôle positif sur le Tour d’Italie 2020. Cet épisode regrettable aurait dû peser dans la décision des organisateurs, dont il apparaît difficile de comprendre la teneur réelle des critères de sélection, aussi bien sur le plan éthique que sportif.

Chaque fin de saison, le MPCC met en évidence l’identité des équipes de division UCI ProTeams ayant été récompensées d’invitations sur les épreuves WorldTour. En 2020, et ce n’était pas la première fois s’agissant de l’organisateur italien, RCS Sport a fait baisser la moyenne de wild cards attribuées à des équipes membres du MPCC, ne suivant pas l’exemple d’autres entités organisatrices majeures, comme ASO ou Flanders Classics. 2021 ne laisse pas augurer une amélioration, au contraire. Encore une fois, le MPCC n’a pas pour objectif de dicter aux organisateurs leurs choix de sélection d’équipes invitées, mais est convaincu qu’offrir une place sur une épreuve de la visibilité du Tour d’Italie à une équipe ayant subi un contrôle positif sur la dernière édition en date de l’épreuve ne va pas dans le sens souhaité pour l’image de notre sport.

Le MPCC tient à rappeler son soutien à tous les organisateurs de courses cyclistes. La saison 2020, perturbée par les conséquences de la crise de la Covid-19, a vu une immense majorité d’épreuves s’adapter avec grand professionnalisme aux contraintes sanitaires requises. Tous les sports ne font pas preuve d’une telle rigueur dans l’application de la réglementation et n’ont pas à se targuer d’aussi bons résultats quant à la bonne tenue de leurs événements sportifs. En ce sens, le MPCC félicite également tous les acteurs du sport cycliste : équipes, coureurs, membres d’encadrements, sponsors, ainsi que tous les corps de métiers accrédités sur les courses. La conscience et la responsabilité des personnes qui font vivre ce sport, dans ce contexte difficile, attestent de la grande force du cyclisme et de sa capacité à faire preuve d’exemplarité pour garder son image intacte.


La Team INCA et la Fondation Esteban Chaves rejoignent le MPCC en tant que membres sympathisants !

Le « Team INCA » est une équipe Junior et  U23 basée dans le Cantal et dédiée à la formation de coureurs d'Amérique du Sud. La « Fondation Chaves » agit pour le développement du cyclisme en Colombie auprès des cadets et juniors.


Jean Jacques Goullieux et Martin Chavignier  du Team INCA ainsi que  Jairo Chaves de la Fondation Chaves s'expriment :

Le club, depuis sa création, lutte contre toute forme de triche, dopage et triche technologique. Nos valeurs fondatrices sont le travail, l'éthique, l'humilité et l'esprit d'équipe. Partenaire de l'équipe Ag2r La Mondiale depuis  2020, nous partageons ces valeurs fondamentales. Adhérer au MPCC est pour nous une évidence car nous désirons nous engager clairement pour un cyclisme propre. 

 Notre travail, au-delà de l'aspect sportif, réside dans l'accompagnement du jeune coureur. L'aider à s'épanouir et à construire une vie d'homme dans laquelle il sera heureux. Nous construisons le chemin de vie du coureur dans cet objectif. Nous voulons apporter notre pierre à cet édifice vertueux et ô combien remarquable qu'est le MPCC.


Le cyclisme, plus crédible que l’an passé ?

En 2020, notre baromètre de la crédibilité révèle que le cyclisme est le 8ème sport mondial au nombre de cas présumés de dopage. L’an dernier, il était classé en 5ème position.


La pandémie mondiale et ses effets négatifs sur l’organisation des contrôles antidopage rendent plus complexes l’interprétation annuelle de notre baromètre de la crédibilité que nous proposons pour la 7èmeannée de suite.

L’Agence Mondiale Antidopage (AMA) ainsi que de nombreuses fédérations internationales ont reconnu qu’elles n’avaient pu maintenir le même rythme de tests antidopage effectués lors des années précédentes, concernant notamment les contrôles « hors-compétition ». Un grand nombre d’épreuves ayant été annulées ou reportées (à l’image des Jeux Olympiques de Tokyo), le nombre de contrôles « en compétition » a mécaniquement diminué lui aussi. Il n’est donc pas étonnant de constater une baisse sensible du nombre de cas révélés publiquement, au cours de l’année 2020, par rapport aux années précédentes : 18,6% en moins par rapport à l’an passé et pratiquement 30% en moins par rapport à 2018 (tous sports confondus).

Dans ce contexte, les 113 cas révélés pour l’athlétisme ont de quoi surprendre car, jamais auparavant sur notre baromètre, le dopage dans ce sport n’avait atteint de tels scores. A contrario, en baseball, 19 cas ont été sanctionnés en 2020, alors que ces dernières années, ce sport US naviguait entre 60 et… 108 procédures annuelles. Principale explication : en raison de la pandémie, sur les 162 rencontres prévues en MLB, seulement 60 matches ont eu lieu.

Les États-Unis restent cependant toujours en tête de notre classement (pour la 5ème année consécutive), devant la Russie, dont l’exclusion de toutes les grandes compétitions pour les deux années à venir a été entérinée par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), en décembre. En Europe, l’Italie et le Royaume Uni demeurent les deux pays les plus nettement touchés par les révélations de dopage en 2020.

D’une manière générale, et souvent en raison du contexte lié à la pandémie, les cas révélés ont été moins nombreux dans les sports traditionnellement les plus impactés. C’est valable pour le cyclisme qui sortait en 2019 d’une année en rupture avec les précédentes, avec un bilan de 32 procédures révélées (plus du double par rapport à l’année précédente).

En 2020, le cyclisme a enregistré l’ouverture de 18 procédures, concernant des athlètes de haut-niveau (toutes disciplines et genres confondues). C’est peu par rapport à la saison précédente, c’est beaucoup par rapport au contexte dans lequel s’est déroulé la saison cycliste, raccourcie de plusieurs mois, avec un nombre de contrôles sensiblement moindre.

Concluons ce bilan 2020 par un chiffre encourageant : parmi les cas de dopage présumés, seulement 3 cyclistes (hommes) appartiennent à des world teams ou pro teams (contre 8 l’an passé). Jamais depuis la naissance du World Tour, il y a 15 ans, ce nombre n’avait été aussi faible.

 


Communiqué de Presse du 11 décembre 2020

Les membres du Conseil d’Administration du MPCC se sont réunis, en visio-conférence, le 11 décembre 2020. En premier lieu, le Président du mouvement, Roger Legeay, s’est réjouit de la motivation et de l’implication inaltérée de ses membres à l’issue d’une année 2020 particulière.


Corticoïdes : On progresse !

L’un des sujets principaux de ce Conseil d’Administration concernait l’interdiction par l’UCI de l’usage des corticoïdes. Cette interdiction, initialement promise pour le 1er janvier 2019, n’est toujours pas en vigueur à ce jour. La lutte contre l’usage des corticoïdes est un cheval de bataille du MPCC depuis de nombreuses années et le règlement interne du MPCC, depuis sa création, s’inscrit en ce sens. Les membres du mouvement, depuis treize ans, s’agacent et s’inquiètent d’être les seuls à appliquer une réglementation stricte et transparente sur la cortisolémie. Le Comité exécutif de l’AMA a récemment décidé d’interdire toutes les formes injectables de glucocorticoïdes à compter du 1er janvier 2022. C’est une avancée dont le MPCC se réjouit. Le mouvement continuera cependant, en 2021, à organiser des tests de cortisolémie dans l’attente de 2022.

En ce qui concerne l’année en cours, le MPCC a diligenté 449 contrôles de la cortisolémie durant la saison, tous sans anomalies. D’une manière plus globale, le mouvement souligne que les équipes adhérentes ont toutes respecté le règlement interne du MPCC.

 

Cétones : ça n’avance pas !

L’inquiétude des membres du Bureau du MPCC sur l’utilisation détournée des corticoïdes n’a d’égale que leur inquiétude au sujet de l’utilisation, quant à elle non-détournée, des cétones. Sur ce point, les avancées sont timides. L’UCI, par la voix de son Directeur Médical, a confirmé à notre mouvement qu’elle recommandait de ne pas utiliser les cétones et c’est un premier pas. A ce jour, les cétones ne sont cependant pas sur la liste des substances et méthodes interdites par l’AMA. De leur côté, les membres du MPCC, sur les conseils de leurs médecins d’équipe, ont donc pris la décision de s’engager formellement à ne pas utiliser les cétones, et demandent, de la même façon qu’avec les corticoïdes, à ne pas être les seuls à s'astreindre à cette réglementation stricte. Considérant que les cétones peuvent améliorer les performances, mais aussi qu’elles présentent potentiellement un danger pour la santé des coureurs qui les utilisent, en raison des effets secondaires, cette substance pose un problème et continuera de poser problème de façon encore plus marquée à l’avenir si aucune décision ferme n’est prise.

Le MPCC ne veut pas que le cyclisme renvoie l’image d’un sport où il est autorisé d’utiliser des substances dangereuses pour la santé des coureurs et s’étonne qu’il n’y ait pas consensus sur ce point. Le MPCC va donc faire une requête dans ce sens auprès de l’AMA. L’inscription des cétones au Programme de Surveillance de l’AMA permettrait de simplifier l’obtention de ce consensus. Cependant, le MPCC se réjouit que le Programme de Surveillance de l’AMA ait inclus cette année une étude sur l’ecdystéroïde - les membres du mouvement sont préoccupés par les possibles utilisations de cette substance aussi dans le cyclisme.

 

Aderlass : ça n’avance pas vraiment !

Le Conseil d’Administration du MPCC s’est aussi interrogé sur l’évolution de l’enquête concernant l’Affaire “Aderlass”. Contacté par le MPCC pour sensibiliser l’UCI à l’importance de ce dossier, son Président M. David Lappartient a répondu que le CADF avait procédé à plus de 800 ré-analyses d’échantillons collectés entre 2013 et 2019, lesquels n’ont pas révélé la moindre présence de substances interdites par l’AMA. M. Lappartient reconnait que « la lecture de ces résultats ne permet toutefois pas de tirer de conclusion hâtive. Dans tous les cas, l’ensemble des échantillons concernés continueront à être conservés pour d’éventuelles ré-analyses futures, si les circonstances venaient à le justifier. »

Le MPCC prend acte de cette situation, mais réaffirme qu’il restera vigilant sur cette affaire qui a jeté une lumière crue sur la difficulté de notre système antidopage à demeurer au plus près de la réalité.

Le MPCC et ses membres, qui représentent 68% des équipes de première et deuxième division, s’estiment légitimes à tenir un rôle de lanceurs d’alerte : c’est l’une des raisons d’être du mouvement. Mais le MPCC se doit aussi d’assurer que l’alerte se maintient dans le temps. Les membres du Bureau, lors de ce Conseil d’administration du 11 décembre, se sont montrés déterminés à maintenir ce cap.


94% des Wild Cards World Tour attribuées à des équipes MPCC en 2020.

En 2019, 91% des wild cards étaient destinées à des équipes membres du MPCC. Une nouvelle évolution est constatée en 2020 avec 94%. 100% demeure l'objectif fixé. 


Le MPCC produit à l’issue de chaque saison une infographie récapitulant le choix des invitations à des épreuves inscrites au calendrier World Tour, afin de différencier celles qui ont été adressées à des équipes continentales professionnelles membres du MPCC de celles qui ne l’étaient pas.

En 2019, 91% des invitations en World Tour avaient été adressées à des équipes membres du MPCC. Elles concernent généralement 3 ou 4 équipes, pour les courses par étapes, et jusqu’à 11 équipes, pour les épreuves d’un jour. Cette proportion était satisfaisante mais le mouvement se fixe pour objectif d’obtenir, de la part de tous les organisateurs concernés, 100% d’invitations destinées à ses membres, afin de les récompenser de leur engagement, sur la base du volontariat, pour des règles éthiques plus strictes.

En 2020, cette proportion est en hausse : de 91%, elle passe à 94%. Les organisateurs d’épreuves du World Tour n’ont pas cessé de faire confiance aux équipes Continental Pro membres de notre mouvement et c’est une satisfaction. Il y a néanmoins eu cette saison 97 invitations en moins, en raison de certaines annulations de courses et d’une évolution du nombre d’équipes World Team de 18 à 19.

Le mouvement s’émeut tout de même de ne pas voir 100% des invitations attribuées à des équipes membres du MPCC sur les Grands Tours, alors que ce chiffre était atteint en 2019. À nouveau, RCS Sport, entité organisatrice du Tour d’Italie, a réservé l’une de ses invitations à une équipe ne faisant pas partie du MPCC. (Cette équipe a d’ailleurs eu un coureur contrôlé positif à l’Enobosarm, substance interdite par l’Agence mondiale antidopage, lors de ce Tour d’Italie). Le mouvement prend note que c’est également le cas de Milan – San Remo et du Tour de Lombardie, deux « Monuments » organisés par RCS Sport. Le MPCC est conscient qu’il n’a pas le pouvoir de dicter le choix des invitations délivrées par une organisation non-membre du mouvement, mais estime qu’inviter uniquement des équipes membres serait un signal fort pour la crédibilité du cyclisme.

Le MPCC tient à souligner l’engagement fort et remarquable de certains organisateurs qui permet de renforcer la crédibilité de notre sport tout en déplorant que tous n’aillent pas dans le même sens, action pourtant indispensable pour l’avenir du cyclisme. Ainsi, le MPCC émet le souhait fort que les invitations pour l’année 2021 soient attribuées à des équipes membres du mouvement, et incite les équipes et les fédérations non-membres à s’engager pour des règles plus strictes.

En 2020, 17 des 19 équipes Continental Pro, éligibles aux invitations sur des épreuves World Tour, étaient membres du MPCC. Les deux équipes non-membres sont : Uno-X Norwegian Development Team et Vini Zabu KTM.

 


L’année est atypique, les Chiffres de la Crédibilité le sont aussi.

En raison de la pandémie mondiale, le MPCC a pleinement conscience que ces chiffres sont biaisés par un nombre plus faible de contrôles antidopage effectués. Et pourtant, la réalité est parfois déroutante.


La pandémie mondiale de coronavirus contrarie sérieusement la lutte antidopage cette année. L’Agence mondiale antidopage (AMA), par la voix de son Directeur Général Olivier Niggli, a prévenu, il y a quelques jours, que la pandémie de coronavirus a pu créer des "trous" dans les programmes de tests antidopage des athlètes de certains pays.

De nombreuses fédérations internationales ont partagé ce constat préoccupant. La Fondation antidopage du cyclisme (CADF) avait, pour sa part, concédé, une baisse de 90% des tests hors-compétition durant les 2 mois qui avaient suivi le début de la pandémie, par rapport à la même période un an plus tôt.

Sur l’ensemble des sports, il apparait, par voie de conséquence, un nombre de cas sensiblement moins important que ces dernières années. Exception notable : l’athlétisme, dont près d’une centaine de nouveaux cas ont été révélés sur les trois premiers trimestres de l’année 2020 (contre 81, pour l’ensemble de l’année 2019).

Le cyclisme a totalisé sur la même période une douzaine de cas (dont deux concernent des World Teams), un chiffre moins élevé que l’an dernier à la même époque, mais très proche des données relatives aux cinq dernières années, ce qui interpelle forcément le MPCC, en raison du nombre de tests moins importants en 2020.


Tests de Cortisolémie sur le Tour d'Espagne

12 équipes membres de MPCC ont soumis 91 coureurs à des contrôles de cortisolémie sur le Tour d'Espagne. Tous ont été autorisés à prendre le départ.


Conformément à leur engagement en faveur du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC), 12 équipes membres engagées pour le Tour d'Espagne ont soumis 91 coureurs à des contrôles de cortisolémie au départ :

Ces tests volontaires ont été pratiqués par la CADF sous l’autorité de l’Union Cycliste Internationale (UCI) sur la totalité des participants. La CADF a transmis au mouvement les résultats anonymes des coureurs appartenant à des équipes membres de MPCC. Tous ont été conformes à la norme établie par MPCC sur la base du volontariat. Le conseil d'administration du MPCC constate avec satisfaction que les coureurs de ces équipes membres alignées sur le Tour d'Italie ont scrupuleusement respecté les dispositions de son règlement interne.

Depuis le début de l’année 442 contrôles ont été effectués par MPCC sur : Paris-Nice, le Route d’Occitanie, le Tour de l’Ain, le Dauphiné, le Championnat de France, le Tour de France, le Tour d'Italie et le Tour d'Espagne.

 

CONTEXTE DES TESTS DE CORTISOLÉMIE RÉALISÉS PAR MPCC

L’objectif de MPCC et de ses équipes membres est de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme. L’une des actions du mouvement est de mener des tests de cortisolémie parmi les coureurs d’équipes membres de MPCC, sur la base du volontariat. Si le résultat d’un test présente une valeur anormalement basse, le coureur concerné ne doit pas courir pendant une période de huit jours minimum, jusqu’à ce que le taux de cortisolémie soit revenu à une valeur normale.

Dans un souci de clarté : ces tests sont basés sur le volontariat, ce ne sont pas des contrôles antidopage. D’après les règlements de l’AMA les athlètes de tous sports ont le droit de prendre part à une compétition même avec un taux de cortisolémie anormalement bas sauf si un contrôle antidopage a révélé l’usage interdit de cortisone.

Les équipes membres de MPCC ont introduit ce principe du volontariat (selon lequel le coureur concerné doit renoncer à prendre part aux compétitions pendant au moins huit jours) afin de marquer l’effort de toutes les parties prenantes, confirmer leur engagement pour un sport propre et montrer que le cyclisme et les équipes membres de MPCC veulent être précurseurs à ce sujet.

 

POURQUOI CES TESTS DE CORTISOLÉMIE ?

Bien que la cortisone soit un médicament autorisé quand il est prescrit par un médecin, son utilisation a fréquemment été abusive dans l’histoire du sport, cyclisme compris, dans le but d’améliorer la performance. De plus, un faible taux de cortisolémie peut potentiellement mettre en danger la santé des athlètes, quand les circonstances en compétition font qu’ils sont exposés à de grandes intensités ou des périodes de stress.

Ce sont pour toutes ces raisons et dans l’objectif de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme que le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) et ses équipes membres ont donc introduit ce principe du volontariat amenant à l’arrêt temporairement de compétition.


Tour d'Italie 2020 : 22 équipes au crible

Nous avons pris la liste des partants du Tour d'Italie 2020 et les avons répartis en fonction de leur appartenance, ou non, à des équipes membres du MPCC. Parmi celles-ci, aucun coureur n’a été suspendu dans le passé. Chez les non-membres, il y en a quatre.


A chaque grand tour, le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) révèle combien de participants font partie d’équipes membres du mouvement, mais aussi combien sont-ils à avoir été suspendus par le passé.

Sur la base du volontariat, le MPCC regroupe des équipes qui se fixent des règles plus strictes que celles imposées par les instances internationales. Parmi celles-ci : « Ne pas engager des coureurs impliqués dans des affaires de dopage et qui ont été sanctionnés plus de six mois, hors no-shows, dans les deux ans suivant la suspension.

Sur cette dernière édition du Tour d'Italie, le choix des équipes du MPCC de ne pas retenir dans leur sélection des coureurs, qui ont été suspendu dans le passé, correspond avant tout à la philosophie du mouvement dans un souci de crédibilité. Ces équipes sont au nombre de 11, soit 50% des formations engagées dans la compétition.

 


Tests de Cortisolémie sur le Tour d'Italie

11 équipes membres de MPCC ont soumis 88 coureurs à des contrôles de cortisolémie sur le Tour d'Italie. Tous ont été autorisés à prendre le départ.


Conformément à leur engagement en faveur du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC), 11 équipes membres engagées pour le Tour d'Italie ont soumis 88 coureurs à des contrôles de cortisolémie au départ :

Ces tests volontaires ont été pratiqués par la CADF sous l’autorité de l’Union Cycliste Internationale (UCI) sur la totalité des participants. La CADF a transmis au mouvement les résultats anonymes des coureurs appartenant à des équipes membres de MPCC. Tous ont été conformes à la norme établie par MPCC sur la base du volontariat. Le conseil d'administration du MPCC constate avec satisfaction que les coureurs de ces équipes membres alignées sur le Tour d'Italie ont scrupuleusement respecté les dispositions de son règlement interne.

Depuis le début de l’année 349 contrôles ont été effectués par MPCC sur : Paris-Nice, le Route d’Occitanie, le Tour de l’Ain, le Dauphiné, le Championnat de France, le Tour de France et le Tour d'Italie.

 

CONTEXTE DES TESTS DE CORTISOLÉMIE RÉALISÉS PAR MPCC

L’objectif de MPCC et de ses équipes membres est de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme. L’une des actions du mouvement est de mener des tests de cortisolémie parmi les coureurs d’équipes membres de MPCC, sur la base du volontariat. Si le résultat d’un test présente une valeur anormalement basse, le coureur concerné ne doit pas courir pendant une période de huit jours minimum, jusqu’à ce que le taux de cortisolémie soit revenu à une valeur normale.

Dans un souci de clarté : ces tests sont basés sur le volontariat, ce ne sont pas des contrôles antidopage. D’après les règlements de l’AMA les athlètes de tous sports ont le droit de prendre part à une compétition même avec un taux de cortisolémie anormalement bas sauf si un contrôle antidopage a révélé l’usage interdit de cortisone.

Les équipes membres de MPCC ont introduit ce principe du volontariat (selon lequel le coureur concerné doit renoncer à prendre part aux compétitions pendant au moins huit jours) afin de marquer l’effort de toutes les parties prenantes, confirmer leur engagement pour un sport propre et montrer que le cyclisme et les équipes membres de MPCC veulent être précurseurs à ce sujet.

 

POURQUOI CES TESTS DE CORTISOLÉMIE ?

Bien que la cortisone soit un médicament autorisé quand il est prescrit par un médecin, son utilisation a fréquemment été abusive dans l’histoire du sport, cyclisme compris, dans le but d’améliorer la performance. De plus, un faible taux de cortisolémie peut potentiellement mettre en danger la santé des athlètes, quand les circonstances en compétition font qu’ils sont exposés à de grandes intensités ou des périodes de stress.

Ce sont pour toutes ces raisons et dans l’objectif de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme que le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) et ses équipes membres ont donc introduit ce principe du volontariat amenant à l’arrêt temporairement de compétition.


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