Tour de France : contrôle de cortisolémie à Megève
Conformément à leur engagement en faveur du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC), 11 équipes membres engagées pour le Tour de France ont soumis 33 coureurs à un contrôle de cortisolémie ce samedi 23 juillet.
- AG2R La Mondiale
- Cannondale-Garmin
- Dimension Data
- Équipe FDJ
- Giant-Alpecin
- IAM Cycling
- Lotto-Soudal
- Bora-Argon 18
- Cofidis
- Direct Energie
- Fortuneo-Vital Concept
Ces tests ont été pratiqués dans le cadre de la santé des athlètes, en collaboration avec la Fédération Française de Cyclisme (FFC) et la Ligue du Cyclisme Français (LNC). Aucun taux de cortisolémie n'était inférieur à la norme établie par MPCC sur la base du volontariat.
Contexte des tests de cortisolémie réalisés par MPCC
L’objectif de MPCC et de ses équipes membres est de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme. L’une des actions du mouvement est de mener des tests de cortisolémie parmi les coureurs d’équipes membres de MPCC, sur la base du volontariat. Si le résultat d’un test présente une valeur anormalement basse, le coureur concerné ne doit pas courir pendant une période de huit jours minimum, jusqu’à ce que le taux de cortisolémie soit revenu à une valeur normale.
Dans un souci de clarté : ces tests sont basés sur le volontariat, ce ne sont pas des contrôles antidopage. D’après les règlements de l’AMA les athlètes de tous sports ont le droit de prendre part à une compétition même avec un taux de cortisolémie anormalement bas sauf si un contrôle antidopage a révélé l’usage interdit de cortisone.
Les équipes membres de MPCC ont introduit ce principe du volontariat (selon lequel le coureur concerné doit renoncer à prendre part aux compétitions pendant au moins huit jours) afin de marquer l’effort de toutes les parties prenantes, confirmer leur engagement pour un sport propre et montrer que le cyclisme et les équipes membres de MPCC veulent être précurseurs à ce sujet.
Pourquoi ces tests de cortisolémie ?
Bien que la cortisone soit un médicament autorisé quand il est prescrit par un médecin, son utilisation a fréquemment été abusive dans l’histoire du sport, cyclisme compris, dans le but d’améliorer la performance. De plus, un faible taux de cortisolémie peut potentiellement mettre en danger la santé des athlètes, quand les circonstances en compétition font qu’ils sont exposés à de grandes intensités ou des périodes de stress.
Ce sont pour toutes ces raisons et dans l’objectif de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme que le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) et ses équipes membres ont donc introduit ce principe du volontariat amenant à l’arrêt temporairement de compétition.
L'entreprise Direct Energie rejoint le MPCC
Direct Energie, partenaire principal de l'équipe de Jean-René Bernaudeau, rejoint le MPCC en tant qu'entreprise. Il s'agit du 10e sponsor à adhérer au mouvement.
PDG de Direct Energie, Xavier Caïtucoli explique pourquoi avoir adhéré au MPCC : "Le groupe Direct Energie partage les mêmes valeurs que l'équipe de Jean-René Bernaueau, dont nous sommes le sponsor : simplicité, droiture, envie de se dépasser. C'est donc tout naturellement que nous adhérons au MPCC, au titre du collège "sponsors". Nous invitons d'ailleurs tous les sponsors d'équipes cyclistes à rejoindre l'association pour que, tous ensemble, nous permettions au cyclisme de rester populaire et crédible."
10 entreprises sont désormais membres du MPCC en qualité de sponsor d'équipe ou de compétition et montrent leur intérêt pour les valeurs développées par MPCC :
- Carrefour
- Bora
- Cofidis
- LCL
- PMU
- Loterie Nationale Belge
- FDJ
- IAM
- AG2R La Mondiale
- Direct Energie
En vertu du règlement intérieur du MPCC, ce total permet aux membres sponsors de disposer dès à présent d'un droit de vote aux assemblées générales du mouvement.
Tour de France : les 22 équipes au crible
Au sein d’une infographie, nous avons représenté le peloton du Tour de France 2016 en distinguant les équipes membres et non-membres du MPCC. Parmi les équipes membres, aucun coureur n'a été suspendu par le passé. Chez les non-membres, ils sont 6 !
A quelques semaines des Jeux Olympiques de Rio, des efforts sont faits pour que les sélections nationales ferment leurs portes aux coureurs déjà suspendus pour dopage. Le Tour de France 2016 ne répond pas aux mêmes exigences.
L’esprit du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) est de regrouper des équipes qui, sur la base du volontariat, se fixent des règles plus strictes que celles des instances internationales. Parmi celles-ci : « Ne pas engager des coureurs impliqués dans des affaires de dopage et qui ont été sanctionnés plus de six mois, hors no-shows, dans les deux ans suivant la suspension. »
A la lueur de la liste des partants d’une course comme le Tour de France, ces différences ressortent. Six coureurs présents sur la ligne de départ dans la Manche avaient été suspendus par le passé. Cinq d’entre eux avaient été réengagés dès expiration de leur suspension.
Coureur 1 : suspendu deux ans, il est réintégré dans son équipe dès l’expiration de sa suspension
Coureur 2 : suspendu deux ans, il est réintégré dans son équipe dès l’expiration de sa suspension
Coureur 3 : suspendu un an, il est réintégré dans son équipe dès l’expiration de sa suspension
Coureur 4 : suspendu rétroactivement pour un an, il est conservé par son équipe
Coureur 5 : suspendu chez les espoirs, il est recruté en World Tour 4 ans après sa suspension
Coureur 6 : suspendu rétroactivement pour deux ans, il est conservé par son équipe
Au sein des onze équipes membres du MPCC alignées sur le Tour de France 2016, il ne figure aucun coureur suspendu par le passé. Non seulement ces équipes respectent scrupuleusement la règle en s'interdisant de recruter ce profil de coureur dans les deux ans suivant leur suspension, mais elles vont plus loin encore en suivant ce principe au delà de cette prescription.
Au départ du Tour de France, il existe une autre différence majeure entre les équipes membres et non-membres du MPCC : les membres s’engagent à mettre un coureur au repos si le prélèvement sanguin effectué avant le départ indique une cortisolémie anormalement basse, et donc à ne pas le faire participer à la course. Cette année, aucune équipe n’a fait face à ce cas de figure. Si cela était arrivé, l’équipe concernée aurait pu remplacer son coureur : l’UCI a adopté, sur suggestion du MPCC, un amendement permettant des remplacements de dernière minute pour raisons médicales.
Pour mémoire, depuis le début de l'année MPCC a effectué 145 contrôles de la cortisolémie (3 non-départ), 180 prélèvements ont été examinés lors des départs du Giro et du Tour de France (0 non-départ) et 155 lors du championnat de France (2 non-départ), soit un total de 480 contrôles.

Le MPCC aux côtés des parties prenantes dans la lutte contre la fraude technologique
Ce lundi au Secrétariat d’Etat aux Sports français se tenait un point presse sur la lutte contre la fraude technologique en présence de Roger Legeay, Président du MPCC, qui se réjouit des mesures annoncées.
Des mesures pour lutter contre la fraude technologique ont été annoncées ce lundi au Secrétariat d’Etat aux Sports, lors d’un point presse qui réunissait plusieurs acteurs directement concernés par ce nouveau fléau : Brian Cookson (Président de l’UCI), Christian Prudhomme (Directeur du Tour de France), David Lappartient (Président de la FFC), Thierry Braillard (Secrétaire d’Etat aux Sports), Marc Madiot (Président de la LNC) mais aussi le Président du MPCC Roger Legeay.
Vincent Berger, directeur de la recherche fondamentale du CEA, qui a développé l’outil, a présenté une caméra thermique testée ce week-end lors des Championnats de France à Vesoul. « Une technologie fiable à 100% » selon Thierry Braillard. « Une véritable arme de dissuasion » pour Christian Prudhomme. Des contrôles intensifiés seront réalisés sur le Tour de France et les sanctions seront plus lourdes. Surtout, c’est l'unité affichée par les parties prenantes face à ce problème qui démontre la volonté de tous de trouver les solutions pour rendre au cyclisme toute sa crédibilité.
« Ce rapprochement entre ASO et l’UCI est évidemment une bonne chose, réagit Roger Legeay, Président du MPCC. Réunir tous les moyens imaginables pour lutter contre la fraude technologique est une chose, le faire de façon très formelle de la part de tous les acteurs en est une autre. Cela donne de la crédibilité à l’action, et pour nous, la crédibilité est bien sûr le mot d’ordre. Ces mesures ont été prises en toute transparence et très réactivement. Il faut maintenant assurer une continuité, ne surtout pas relâcher la pression et ne pas limiter ces efforts au seul Tour de France. En sa fonction de lanceur d’alerte et satisfait d’avoir été impliqué dans les réflexions sur le sujet, le MPCC cautionne ces décisions et les encourage. »
Les équipes membres du MPCC s'engagent à ce que leurs vélos et matériels soient accessibles aux commissaires à tout moment et en tous lieux.
Par ailleurs, dans le cadre de leur action conjointe concernant la protection de la santé des coureurs, la FFC a fait savoir à MPCC, de façon anonyme, que deux coureurs sur les 157 engagés ont eu une contre-indication médicale (cortisolémie anormalement basse) responsable d’un non-départ au Championnat de France professionnel sur route à Vesoul (course en ligne).
Tests de cortisolémie au Critérium du Dauphiné
Conformément à leur engagement en faveur du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC), 11 équipes membres engagées pour le Critérium du Dauphiné ont soumis 33 coureurs à un contrôle de cortisolémie ce samedi 11 juin.
Ces tests ont été pratiqués dans le cadre de la santé des athlètes, en collaboration avec la Fédération Française de Cyclisme (FFC) et la Ligue du Cyclisme Français (LNC). Il a été trouvé que deux taux de cortisolémie étaient inférieur à la norme établie par MPCC sur la base du volontariat. Dans chacun des cas, le médecin responsable de l’équipe a prescris au coureur un minimum de huit jours sans compétition qui n’a donc pas pris le départ de la 7e étape.
Contexte des tests de cortisolémie réalisés par MPCC
L’objectif de MPCC et de ses équipes membres est de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme. L’une des actions du mouvement est de mener des tests de cortisolémie parmi les coureurs d’équipes membres de MPCC, sur la base du volontariat. Si le résultat d’un test présente une valeur anormalement basse, le coureur concerné ne doit pas courir pendant une période de huit jours minimum, jusqu’à ce que le taux de cortisolémie soit revenu à une valeur normale.
Dans un souci de clarté : ces tests sont basés sur le volontariat, ce ne sont pas des contrôles antidopage. D’après les règlements de l’AMA les athlètes de tous sports ont le droit de prendre part à une compétition même avec un taux de cortisolémie anormalement bas sauf si un contrôle antidopage a révélé l’usage interdit de cortisone.
Les équipes membres de MPCC ont introduit ce principe du volontariat (selon lequel le coureur concerné doit renoncer à prendre part aux compétitions pendant au moins huit jours) afin de marquer l’effort de toutes les parties prenantes, confirmer leur engagement pour un sport propre et montrer que le cyclisme et les équipes membres de MPCC veulent être précurseurs à ce sujet.
Pourquoi ces tests de cortisolémie ?
Bien que la cortisone soit un médicament autorisé quand il est prescrit par un médecin, son utilisation a fréquemment été abusive dans l’histoire du sport, cyclisme compris, dans le but d’améliorer la performance. De plus, un faible taux de cortisolémie peut potentiellement mettre en danger la santé des athlètes, quand les circonstances en compétition font qu’ils sont exposés à de grandes intensités ou des périodes de stress.
Ce sont pour toutes ces raisons et dans l’objectif de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme que le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) et ses équipes membres ont donc introduit ce principe du volontariat amenant à l’arrêt temporairement de compétition.
Les chiffres du dopage au 31 mai
Pour la troisième année consécutive, MPCC recense les cas de dopage révélés sport par sport, pour mieux situer la place du cyclisme par rapport aux autres disciplines. Après cinq mois, le baseball continue de mener nettement le classement.
Déjà 36 cas de dopage pour l’athlétisme au 1er juin 2016. L'année dernière à la même date, ce sport n’en comptait « que » 17. Tandis que le cyclisme tend au fil des années à voir son nombre de contrôles positifs diminuer, certains sports voient le leur augmenter de façon significative. Ces tendances s’expliquent aussi par les analyses opérées sur des échantillons datant de grandes compétitions antérieures. Fin mai, 14 sportifs ayant participé aux Jeux olympiques de Pékin en 2008 se sont avérés positifs par le biais de tests rétrospectifs. D’autres opérations sont en cours mais l’identité de ces cas, pour les JO de 2008 mais aussi de Londres 2012, tarde à être révélée. Le ménage est fait avec plusieurs années de retard.
Pour le cyclisme, le nombre de cas est confirmé à la baisse. Quatrième sport le plus marqué par les contrôles positifs en 2015, il est actuellement neuvième avec quatre cas. C’est beaucoup moins que l’athlétisme et ses 24 cas, que le football (15), l'haltérophilie (12), ou encore la natation (10).
Les Etats-Unis sont les plus touchés avec un total inquiétant : 53 cas.
Recenser les cas de dopage n’est pas une tâche facile et se fait sous réserve des cas tenus à discrétion par leurs fédérations internationales respectives : certaines ne font pas la publicité des cas de dopage avérés dans leur discipline. Le cyclisme, a contrario, dévoile chaque test positif. Nos chiffres se basent donc sur les cas révélés en 2016, selon les communications officielles des fédérations et des agences antidopage.
La comptabilisation des cas dans le cyclisme recense :
- le cyclisme sur route : quatre cas pour la discipline la plus médiatique
- le cyclisme sur piste : aucun cas
- le VTT : aucun cas

Mise à jour : 25/04/2017
Tests de cortisolémie au Tour d’Italie et aux 4 jours de Dunkerque
Les équipes membres de MPCC ont soumis 120 coureurs à un contrôle de cortisolémie : 39 sur les 4 jours de Dunkerque (1 non-partant), 81 sur le Tour d’Italie (aucun non-partant).
Conformément à leur engagement en faveur du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC), 15 équipes membres engagées pour les 4 jours de Dunkerque ont soumis 39 coureurs à un contrôle de cortisolémie au départ de l’épreuve.
Ces tests ont été pratiqués dans le cadre de la santé des athlètes, en collaboration avec la Fédération Française de Cyclisme (FFC) et la Ligue du Cyclisme Français (LNC). Il a été trouvé qu’un taux de cortisolémie était inférieur à la norme établie par MPCC sur la base du volontariat. Le médecin responsable de l’équipe a prescris au coureur un minimum de huit jours sans compétition, qui n’a donc pas pris le départ des 4 jours de Dunkerque.
Au départ du Tour d’Italie, ce sont également 9 équipes membres qui ont soumis 81 coureurs à un contrôle de cortisolémie au départ de l’épreuve.
Ces tests volontaires ont été pratiqués sous l’égide de l’Union Cycliste Internationale (UCI) sur la totalité des participants. L’UCI a transmis au mouvement les résultats anonymes des coureurs appartenant à des équipes membres de MPCC. Tous ont été conformes à la norme établie par MPCC sur la base du volontariat. Le conseil d'administration de MPCC constate avec satisfaction que les coureurs de ces équipes membres alignées sur le Tour d’Italie ont scrupuleusement respecté les dispositions de son règlement interne.
Contexte des tests de cortisolémie réalisés par MPCC
L’objectif de MPCC et de ses équipes membres est de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme. L’une des actions du mouvement est de mener des tests de cortisolémie parmi les coureurs d’équipes membres de MPCC, sur la base du volontariat. Si le résultat d’un test présente une valeur anormalement basse, le coureur concerné ne doit pas courir pendant une période de huit jours minimum, jusqu’à ce que le taux de cortisolémie soit revenu à une valeur normale.
Dans un souci de clarté : ces tests sont basés sur le volontariat, ce ne sont pas des contrôles antidopage. D’après les règlements de l’AMA les athlètes de tous sports ont le droit de prendre part à une compétition même avec un taux de cortisolémie anormalement bas sauf si un contrôle antidopage a révélé l’usage interdit de cortisone.
Les équipes membres de MPCC ont introduit ce principe du volontariat (selon lequel le coureur concerné doit renoncer à prendre part aux compétitions pendant au moins huit jours) afin de marquer l’effort de toutes les parties prenantes, confirmer leur engagement pour un sport propre et montrer que le cyclisme et les équipes membres de MPCC veulent être précurseurs à ce sujet.
Pourquoi ces tests de cortisolémie ?
Bien que la cortisone soit un médicament autorisé quand il est prescrit par un médecin, son utilisation a fréquemment été abusive dans l’histoire du sport, cyclisme compris, dans le but d’améliorer la performance. De plus, un faible taux de cortisolémie peut potentiellement mettre en danger la santé des athlètes, quand les circonstances en compétition font qu’ils sont exposés à de grandes intensités ou des périodes de stress.
Ce sont pour toutes ces raisons et dans l’objectif de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme que le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) et ses équipes membres ont donc introduit ce principe du volontariat amenant à l’arrêt temporairement de compétition.
L'UCI à l'écoute des propositions de MPCC
Le 3 juillet dernier, à la veille du départ du Tour de France d'Utrecht, une cortisolémie anormalement basse constatée chez l’un de ses coureurs, avait conduit l’équipe Astana à quitter le Mouvement pour un cyclisme crédible. Ce jour-là, l’UCI, en vertu de ses règlements, n’avait pas autorisé l’équipe kazakhe au remplacement de son coureur en dernière minute, car cette requête intervenait après la réunion des directeurs sportifs. L’équipe Astana, refusant l’idée de s’élancer sur le Tour de France avec huit coureurs au lieu de neuf, avait fait le choix de maintenir son coureur au départ du Tour de France, en contradiction avec son engagement volontaire au MPCC dont les règles, plus strictes que celles de l’UCI, imposent au coureur dont la cortisolémie est anormalement basse une période de 8 jours minimum sans compétition (article IX du règlement MPCC). Dès lors l’équipe Astana s’était exclue de facto du Mouvement.
Lors de son Assemblée générale en octobre dernier, les équipes membres du MPCC et les médecins de ces équipes avaient renouvelé à l’unanimité leur foi en l’article IX. Mais le MPCC avait également rendu publique une requête envers l’UCI afin que la Fédération internationale modifie son règlement pour autoriser le remplacement d’un coureur en dernière minute au départ d’un grand tour. L’objectif était qu’une équipe, dont l’état de santé d'un coureurs nécessite un traitement à base de cortisone dans les jours qui précèdent une épreuve aussi importante que le Tour de France, ne soit pas doublement pénalisé en ne pouvant pas remplacer ce coureur si les effets de ce traitement sont encore présents lors du contrôle médical d’avant-tour.
Six mois plus tard, et à quelques jours du départ du Giro d’Italia, la Commission Route de l’UCI a entériné la modification de son règlement dans ce sens. Le MPCC remercie l’UCI d’avoir répondu favorablement à cette proposition.
Fédrigo : "C'est le coureur qui choisit de faire des conneries ou pas"
Âgé de 37 ans, pro depuis 2000, Pierrick Fédrigo s’est confié dans un entretien au MPCC. Le quadruple vainqueur d’étapes du Tour de France explique les différents éléments constatés au fil de sa carrière qui alimentent aujourd’hui sa déception.
Il croit toutefois en un vent nouveau que ce soit chez les coureurs, et notamment ceux, jeunes, qui ont de plus en plus de résultats sur le Tour de France, ou dans les encadrements.
Mais Pierrick Fédrigo rappelle qu’il « y aura toujours des infractions » et que le coureur est celui qui « a la responsabilité de choisir entre prendre un produit ou non ». Il ne trouve aucune excuse aux coureurs contrôlés positifs qui ont mis cela sur le dos de leur contrat arrivant à expiration.
Membre de l’équipe Fortuneo - Vital Concept, après avoir évolué dans les formations Crédit Agricole, Bouygues Telecom et FDJ, il a toujours fait partie de structures membres du MPCC. « On essaye encore de créer certaines choses pour pouvoir dire que l’on est plus propre que propre », explique-t-il.
Fraude technologique : communiqué de presse du MPCC
Le MPCC, profondément marqué et scandalisé par le reportage diffusé par Stade 2 intitulé « Moteurs, ça tourne », adresse un certain nombre de demandes aux acteurs du cyclisme.
Le Mouvement Pour Un Cyclisme Crédible (MPCC), profondément marqué et scandalisé par le reportage diffusé par Stade 2 intitulé « Moteurs, ça tourne », :
- Constate que ce reportage est précis dans ses développements, qu’il dénonce avec précision certains agissements pouvant constituer des actes de tricherie proprement scandaleux ;
- Examine, à la lumière des éléments relatés, toutes possibilités afin de mettre en œuvre toutes les actions judiciaires nécessaires et utiles pour confondre les tricheurs et protéger l’intégrité du sport cycliste ;
- Invite avec force les organismes officiels, notamment les organisations représentants les coureurs tant au niveau national qu’international à engager, comme MPCC, les procédures indispensables tant à la découverte de la vérité qu’à la protection de la profession de coureur cycliste ;
- Appelle l’UCI à ouvrir immédiatement une enquête interne, suite au reportage diffusé et à prendre des mesures supplémentaires visant à renforcer la lutte contre la fraude technologique ; en cela, MPCC souligne le contenu de la contribution pour la lutte contre la fraude technologique réalisée par l’UEC (membre de MPCC) et rendue publique par cette dernière, dont certaines propositions pourraient être mises en œuvre très rapidement, comme par exemple la création de façon aléatoire de zones de contrôle en course et sans obstacle avec des caméras thermiques, etc ;
- Demande une nouvelle fois que tous les vélos des coureurs soumis au contrôle antidopage soient systématiquement vérifiés et que les sanctions relatives aux équipes et aux coureurs soient revues à la hausse pour ce qui concerne des faits de fraude technologique ;
- Rappelle que la crédibilité du cyclisme passe par des mesures fortes et radicales à l’encontre des tricheurs et également à l’égard de leur entourage, ce type de tricherie ne pouvant s’entendre comme de la seule intervention du coureur impliqué.








