Les chiffres du dopage au 31 mars
Recenser les cas de dopage n’est pas une tâche facile et se fait sous réserve des cas tenus à discrétion par leurs fédérations internationales respectives : certaines ne font pas la publicité des cas de dopage avérés dans leur discipline. Le cyclisme, a contrario, dévoile chaque test positif. Nos chiffres se basent donc sur les cas révélés en 2016, selon les communications officielles des fédérations et des agences antidopage, etc.
En 2014, l’athlétisme avait été le sport le plus touché avec 62 contrôles positifs, devant l'haltérophilie avec 55 cas. Au 31 mars 2016, l'athlétisme mène à nouveau la danse parmi les sports olympiques avec déjà 15 tests positifs, devant la natation à 8. Le cyclisme, 4e sport le plus marqué par des cas positifs révélés ces deux dernières années, pointe après trois mois et demi à la huitième place.
Les USA sont les plus touchés, très loin devant les autres pays : 30 cas, soit 21 de plus que Malte.
La comptabilisation de MPCC regroupe :
- le cyclisme sur route : deux cas recensés pour cette discipline la plus médiatique
- la piste : zéro cas
- le VTT : zéro cas

Mise à jour : 25/04/2017
Madiot : "Que penser des équipes réfractaires au MPCC ?"
Au sein du World Tour 2016, sept équipes sont membre du MPCC : AG2R La Mondiale, Cannondale, Dimension Data, FDJ, Giant-Alpecin, IAM et Lotto-Soudal. Les équipes Astana, Lampre-Merida, Orica-Greenedge, Katusha et LottoNL-Jumbo ont toutes été membres par le passé, mais ont soit renoncé à leur adhésion, soit été exclues du mouvement. Six formations - BMC, Etixx-Quick Step, Movistar, Sky, Tinkoff et Trek-Segafredo - n’ont jamais jugé utile de rejoindre le MPCC.
Manager de l’équipe FDJ depuis sa création en 1997, l’ancien double vainqueur de Paris-Roubaix Marc Madiot ne comprend pas pourquoi ces équipes ne veulent pas rejoindre le MPCC : « Qui peut le plus peut le moins ! » Il appelle les grands organisateurs à davantage s’engager dans la crédibilité du cyclisme et à « mettre plus de pression sur les équipes qui ne sont pas au MPCC. » Il invite également les médias à plus mettre en valeur le fait que certaines équipes ne sont pas encore membres du MPCC.
Marc Madiot comprend néanmoins que les règlements du MPCC peuvent amener les dirigeants d’équipes membres à faire face à des situations difficiles, comme dans le cas d’un effondrement du taux de cortisolémie d’un coureur avant un grand tour. Mais il martèle que le principe au MPCC est « l’action volontaire » et qu’il faut que les équipes membres respectent leurs engagements. « La crédibilité de ceux qui se retirent n’engage pas celle de ceux qui restent. »
Pour lui, l’objectif, la finalité du MPCC, serait que toutes les équipes le rejoignent et que les grandes lignes réglementaires du mouvement soient adoptées par les instances internationales.
Communiqué de presse du 4 mars
La philosophie du MPCC n’a pas changé et ne changera pas.
Par son volontariat, le MPCC est un partenaire incontournable et un complément indispensable aux règles internationales.
Le départ récent de plusieurs UCI World Team du MPCC (KATUSHA, LAMPRE-MERIDA, ASTANA) n’est pas lié à un problème de compatibilité entre les lois de ce sport et la philosophie du mouvement. Le MPCC y voit surtout un problème de non-respect vis à vis de l’engagement pris par ces équipes, il y a seulement 3 ans.
Certaines de ces formations, qui se sont exclues en ne respectant pas les règles, n’avaient pas hésité, à n’en pas douter, à invoquer leur adhésion MPCC devant les médias, la commission des licences de l’UCI et/ou le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), dans le but de préserver leur image, leur licence et leur place en première division. En ne respectant pas leur engagement formel, ces équipes ont adhéré au mouvement avant tout par opportunisme.
Retrouvez ci-après les lettres d’engagement envoyées par les managers de ces équipes à leur demande d’adhésion à MPCC :
KATUSHA - LAMPRE-MERIDA - ASTANA
Les règles sur lesquelles les membres MPCC s’engagent librement :
> Pas de compétition pour un coureur ayant une cortisolémie anormalement basse (8 jours d’arrêt)
> Pas de compétition pour un coureur positif pendant la durée de la procédure
> Licencier le coureur qui aura été suspendu plus de 6 mois
> Ne pas recruter un coureur qui a été suspendu plus de 6 mois
> Pas de compétition et introspection de l’équipe durant 8 jours si 2 coureurs sont positifs sur 12 mois1
> Pas de compétition et introspection de l’équipe durant 4 semaines si 3 coureurs sont positifs sur 24 mois1
Par ailleurs, le MPCC a pris acte de la décision de l’équipe ORICA-GREENEDGE
de quitter le mouvement en dépit de leur soutien manifesté dans leur communiqué à l’égard des initiatives du MPCC.
Le Conseil d’Administration a validé l’adhésion :
> du TOUR DU JAPON
> de l’équipe continentale VERANDAS WILLEMS comme membre provisoire
Le Conseil d’administration a été l’occasion pour les représentants des sponsors de s’exprimer devant le bureau. Tous demandent la poursuite de l’application formelle des règles MPCC et renouvellent leur attachement au mouvement.
Parce qu’il est admis par les experts indépendants, sollicités par le MPCC, et par la communauté scientifique internationale que les glucocorticoïdes sont des produits qui améliorent la performance, tous les médecins référents des équipes membres du MPCC réaffirment qu’un coureur, dont l’échantillon prélevé révèle une cortisolémie anormalement basse, ne doit pas être autorisé à prendre le départ d’une épreuve et ce quelle qu’en soit la raison. Le MPCC continuera à effectuer ces contrôles durant l’année 2016.
Fort de cette confiance réaffirmée, le Conseil d’administration demande :
à l'AMA:
> Mettre les corticoïdes sur la liste des produits interdits.
> Mettre le tramadol sur la liste des produits interdits.
à l'UCI:
> Arrêt de la compétition en cas d’une cortisolémie anormalement basse.
> Confirmation de la possibilité de remplacer un coureur qui a une cortisolémie anormalement basse (au départ d’un Grand Tour)
> Modification de la réglementation en cas d’introspection d’une équipe à la suite de plusieurs coureurs positifs.
> Augmentation du nombre des contrôles des vélos, en les systématisant pour tous les coureurs subissant un contrôle antidopage à l’issue d’une épreuve UCI.
> Sanction de 4 ans minimum au lieu de 6 mois (actuellement) pour tout coureur dont le matériel bénéficierait d’une assistance technologique non réglementaire.
> Mise en place d’une commission d’experts (corticoïdes).
> Mise en place d’une cellule de surveillance sur les "paris sportifs".
1 le principe de l'introspection d’équipe a été validé par le Conseil du Cyclisme Professionnel à la demande de MPCC et de l'AIGCP.
Une suspension par l’UCI d’une équipe ne pourra s’accompagner d’une introspection volontaire.
Voeckler: "Il y a des profils différents dans les équipes MPCC"
Le 5 juillet 2007 à l’aube du 94e Tour de France, 7 équipes se réunissaient pour créer le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC). Parmi celles-ci, Bouygues Telecom, ensuite devenue Team Europcar puis cet hiver Direct Energie. L’un de ses coureurs phares, Thomas Voeckler, revendique l’étiquette de « membre fondateur » et exprime au travers d’un entretien avec MPCC ses réserves sur les changements de paysage du mouvement avec l’arrivée, il y a trois ans, de très nombreuses nouvelles structures membres.
Le 24 octobre 2012, le jour de la présentation officielle du Tour de France à Paris, le directeur de l’épreuve et alors Président de l’Association Internationale des Organisateurs de Courses Cyclistes (AIOCC) Christian Prudhomme déclarait : « Ce que font les managers du MPCC nous va tout à fait. C’est clairement l’avenir. Les règles qu’ils imposent sont plus dures que les règles de l’UCI mais aussi de l’AMA. La seule manière de changer la culture, c’est de s’appliquer des règles draconiennes. »
Plusieurs de ces nouveaux membres ont depuis quitté le mouvement, soit de leur propre chef, soit suite au non-respect des règles internes qu’ils s’étaient engagés à respecter. Thomas Voeckler regrette : « Ils sont venus presque par obligation, un peu moins par volonté. »
Face à l’évolution de la lutte antidopage, l’ancien maillot jaune du Tour de France veut rester prudent et pense qu’il faut maintenir la garde : « Je pense que s'il y a une longueur d’avance (sur les autres sports) et c’est bien, mais si il n'y en a plus, ça voudra peut être dire que les autres sports ont fait le nécessaire. » En 2015, l’athlétisme, l’haltérophilie et le baseball ont fait face à davantage de contrôles positifs que le vélo. Les derniers chiffres diffusés par l’AMA sur le nombre de tests antidopage réalisés montraient que seuls l’athlétisme et le football contrôlaient un volume plus important d’athlètes que le sport cycliste.
Les chiffres du dopage de 2015
Recenser les cas de dopage n'est pas une tâche facile et se fait sous réserve des cas tenus à discrétion par leurs fédérations internationales respectives : certaines ne font pas la publicité des cas de dopage avérés dans leur discipline. Le cyclisme, a contrario, dévoile chaque test positif. Nos chiffres se basent donc sur les cas révélés en 2015, selon les communications officielles des fédérations et des agences antidopage, etc.
Déjà en tête de ce classement en 2014, l'athlétisme est le sport le plus touché par les cas de dopage en 2014 avec un total de 62 contrôles positifs, devant l’haltérophilie avec 55 cas, et le baseball, 30. Comme l’an dernier, le cyclisme arrive quatrième avec 21 cas, près d'un tiers du chiffre de l'athlétisme. Le football est cinquième à seulement une unité du cyclisme.
La comptabilisation de MPCC regroupe :
- le cyclisme sur route : seize cas recensés pour cette discipline la plus médiatique.
- la piste, trois cas.
- le VTT, deux cas.
Seuls 8 cas sur 21 ont concerné des coureurs des divisions World Tour ou Continental Pro, qualifiés pour participer aux plus grandes épreuves du calendrier mondial.

"Les femmes sont beaucoup moins contrôlées que les hommes"
Depuis 2013, le MPCC accueille parmi ses membres des équipes féminines. Les premières d’entre elles étaient affiliées à leurs homologues masculines, puis des structures exclusivement féminines leur ont emboité le pas pour permettre au mouvement de compter aujourd’hui sur un total de sept membres : Liv-Plantur, Lotto-Soudal, Optum, Poitou-Charentes Futuroscope 86, Tibco, Topsport Vlaanderen et United Healthcare.
Ces équipes sont tenues de respecter les mêmes engagements que les formations masculines membres du MPCC mais aucune d’entre elles n’a jamais été confrontée à des cas de dopage. Les contrôles positifs récents dans le cyclisme féminin (1 en 2015, 1 en 2014) ont concerné des athlètes qui n’étaient pas membres d’équipes du MPCC. Des acteurs de la discipline alertent toutefois sur la rareté des contrôles, comme Danny Schoonbaert, Directeur Général de l’équipe Lotto-Soudal Ladies, qui fait remarquer que ses coureuses n’ont pas été soumises au moindre test antidopage pendant le dernier Tour d’Italie, course la plus importante de leur calendrier.
Lors du dernier Conseil d’Administration de MPCC, le principe de procéder pour la première fois à des prélèvements de cortisolémie auprès d’équipes féminines membres du mouvement a été adopté par les membres du bureau. Mais dans un premier temps, les représentants des médecins d’équipes MPCC, Servaas Bingé et Guillaume Sarre, ainsi qu’Armand Mégret, médecin consultant du mouvement, vont étudier le cadre dans lequel cette initiative peut être concrétisée, notamment d’un point de vue physiologique et hormonal.
Interview de Danny Schoonbaert, Directeur Général de l’équipe Lotto-Soudal Ladies :
Interview de Pascale Jeuland, coureuse de l'équipe Poitou-Charentes Futuroscope 86 :
Les chiffres du dopage au 17 novembre
C’est dans un contexte de scandale anti-dopage que MPCC dévoile la dernière mise à jour de sa comptabilité des cas positifs par sport et par nation. La Fédération russe d’athlétisme (ARAF) a été suspendue provisoirement par la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), qui elle-même est menacée de suspension par l’Agence mondiale antidopage (AMA) à moins de neuf mois des Jeux olympiques 2016. L’année dernière, l’athlétisme avait été le sport marqué par le plus de contrôles positifs avec un total de 95 - 33 de plus que le baseball.
Cette année, au 17 novembre 2015, l'athlétisme est à nouveau le sport le plus touché par les cas de dopage et la marge encore une fois est grande : de 29 contrôles positifs au 26 août, juste avant les Championnats du monde de la discipline, l’athlétisme est passée à 49, soit 15 cas de plus que le deuxième sport le plus touché, l’haltérophilie. Quant à la Russie, elle occupe la première place du classement des pays les plus concernés par des cas de dopage, avec un total de 30 au 17 novembre 2015, contre 18 pour les Etats-Unis et le Royaume-Uni.
Recenser les cas de dopage n'est pas une tâche facile et se fait sous réserve des cas tenus à discrétion par leurs fédérations internationales respectives : certaines ne font pas la publicité des cas de dopage avérés dans leur discipline et cet état de fait a justement été mis en lumière récemment par les scandales récents. Le cyclisme, a contrario, dévoile chaque test positif. Nos chiffres se basent donc sur les cas révélés en 2015, selon les communications officielles des fédérations et des agences antidopage, etc.
« Nous ne sommes pas le cyclisme », disait fin août Lamine Diack, l’ancien Président de l’IAAF, qui depuis a été mis en examen. Avec 17 cas, le cyclisme se situe au cinquième rang de ce classement, derrière le baseball (3e) et le football (4e) et... très loin de l'athlétisme. Seuls quatre de ces cas ont concerné des coureurs d’équipes World Tour. La moitié des contrôles positifs survenus cette année en cyclisme a été constatée au sein de formations d’échelon mineur : continental ou hors UCI.
Pour rappel, le cyclisme était en 2014 le sport qui réalisait le plus de contrôles de l’EPO et de la testostérone dans le monde. Toutes substances ou méthodes confondues, le cyclisme est troisième, 30 tests derrière l'athlétisme. A titre de comparaison, 1 800 athlètes ont participé aux Championnats du monde d’athlétisme 2015, 198 coureurs étaient au départ du Tour de France 2015.

La Fédération allemande de cyclisme rejoint MPCC !
Les pays majeurs du cyclisme international sont de plus en plus nombreux à voir leur fédération rejoindre MPCC. Des dix premières nations au classement World Tour 2015, cinq sont désormais adhérentes au mouvement avec l’arrivée officialisée ce mardi 3 novembre de la BDR, la Fédération nationale allemande (Bund Deutscher Radfahrer).
La décision de la BDR s’inscrit dans un contexte particulier comme le souligne le secrétaire général de l’organisation Martin Wolf : « Un grand nombre de coureurs allemands de haut-niveau, parmi lesquels Marcel Kittel, John Degenkolb et Tony Martin s’engagent ouvertement en faveur de la lutte contre le dopage. Des équipes allemandes de renom comme Giant-Alpecin, Bora-Argon 18 et Stötling (qui en 2016 fusionne avec Cult Energy) sont également déjà membres de MPCC. »
Martin Wolf : « Appliquer les principes de MPCC au sein de l’équipe nationale »
« Les médias allemands et en particulier la première chaîne, ARD, diffusent depuis cette année à nouveau des compte-rendus et reportages sur le Tour de France et ce avec une attention particulière sur la lutte contre le dopage, continue-t-il. La Fédération nationale se veut exemplaire dans cette lutte contre le dopage en adhérant à MPCC et en appliquant ces principes au sein de son équipe nationale. De par cette adhésion, la BDR souhaite accroître son influence de manière durable et crédible dans ce domaine, et surtout inciter l’ensemble des équipes allemandes à adhérer également à MPCC. »
La BDR précise qu’elle « exige depuis des années en Allemagne l’établissement et la mise en oeuvre d’une loi en faveur de la lutte contre le dopage. »
Roger Legeay : « Un nouveau grand pas pour MPCC »
Avec cette adhésion, ce sont désormais neuf fédérations nationales qui sont membres de MPCC : la France, la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse, la Norvège, l’Irlande, Israël, le Maroc, et donc à présent l’Allemagne.
Président de MPCC, Roger Legeay considère l’arrivée de la Fédération allemande de cyclisme au sein du mouvement comme une excellente nouvelle : « La BDR est une très grande fédération et son adhésion est un nouveau grand pas pour MPCC. Nous sommes impatients de travailler à leurs côtés et appelons les autres fédérations nationales à rejoindre le mouvement. »
Interview de John Degenkolb sur l'anti-dopage :
Communiqué de presse du 20 octobre 2015
En matière de santé, MPCC se réjouit de compter désormais sur l’avis de sept experts internationaux endocrinologues (un Américain, un Belge, un Italien, un Suédois et trois Français) qui confirment unanimement deux principes fondamentaux :
- La prise de corticoïdes améliore la performance.
- Une cortisolémie anormalement basse met en danger la santé du coureur en cas de stress important.
Les représentants d’équipes membres du MPCC, présents lors de la réunion des médecins, ont tous confirmé leur souhait de continuer les tests de cortisolémie et même d’en accentuer encore le nombre (615 cette année). En août 2015, des prélèvements ont été effectués pour la première fois sur l’Eneco Tour. Le MPCC espère pouvoir procéder à des tests de cortisolémie dans d’autres pays en 2016, ainsi que chez les équipes féminines, membres du MPCC.
Sur la problématique des glucocorticoïdes, l’AMA – sous la présidence de Valérie Fourneyron – créé un groupe de travail au sein duquel MPCC, avec ses experts, sera associé.
Par ailleurs, après avoir longtemps fait l’objet d’une demande par le MPCC auprès de l’AMA, le Tramadol sera ajouté à la liste des produits interdits en compétition à compter du 1er janvier 2016.
Les médecins représentants des équipes membres de MPCC sont désormais :
- Dr. Guillaume Sarre (AG2R La Mondiale)
- Dr. Servaas Bingé (Lotto-Soudal)
En matière d’adhésion, l’Assemblée Générale a déploré le non-respect de 5 équipes qui n’ont pas tenu leur engagement, pourtant acté sur la base du volontariat : Astana, Lotto-Jumbo, Lampre-Merida, Southeast et Bardiani-CSF.
MPCC se réjouit d’avoir vu l’UCI considérer son mouvement représentatif de la majorité des équipes professionnelles et adopter dans son règlement le principe de la suspension appliqué par MPCC depuis sa création.
A la demande du MPCC, le Conseil du Cyclisme Professionnel (CCP) a validé la possibilité pour une équipe de remplacer un coureur en cas de force majeure, y compris pour une cortisolémie anormalement basse au départ des trois grands tours.
Le cyclisme toujours moteur dans la lutte antidopage
Le cyclisme toujours dans le trio de tête d’un peloton en progression
Au nombre de contrôles antidopage réalisés chaque année, trois sports s’illustrent comme ceux qui mettent le plus de moyens dans la lutte : le football, l’athlétisme et le cyclisme. Ce trio est le même depuis de nombreuses années et la présence en son sein du cyclisme est remarquable si l’on compare le nombre d’athlètes dans chacun de ces sports. Dans le monde, il existe selon un recensement de la FIFA réalisé en 2006 113 000 footballeurs professionnels, contre 1 200 en cyclisme toutes disciplines confondues. Contactée par MPCC, la Fédération Internationale d’Athlétisme (IAAF) n’a pu fournir de chiffre faisant d’office d’élément de comparaison.
En 2013, le cyclisme avait affiché la plus forte progression en nombre de contrôles réalisés, pour atteindre son apogée avec 22 252 tests menés. Ce chiffre va encore plus haut en 2014 pour atteindre 22 471, mais c’est le football qui affiche la plus forte hausse avec 3 240 contrôles supplémentaires par rapport à 2013.
Alors qu’en 2013, le cyclisme avait été le seul sport du top 5 à avoir augmenté son nombre de contrôles (le football, l’athlétisme, la natation et l’haltérophilie étaient en baisse), tous ces sports sont en progression en 2014 ainsi que le rugby, sixième de la liste. Le volume de contrôles réalisés déclinait en 2013 pour 24 sports, ils ne sont plus que 11 en 2014.
Le cyclisme toujours en tête sur le dépistage de l’EPO et désormais aussi pour la testostérone
En 2013, le cyclisme avait été le seul sport à se situer au dessus de la barre des 1 000 contrôles sanguins menés sur l’année et pointait en tête dans cette catégorie. Ce chiffre a augmenté en 2014, passant de 1 224 à 1 301, mais un net effort a été constaté dans les autres sports majeurs. Le football a mené 827 tests sanguins de plus qu’en 2013, l’athlétisme 500, pour désormais occuper les deux premières places au cumul.
Le cyclisme demeure cependant le sport qui privilégie le plus le qualitatif en affirmant encore sa présence sur tous les terrains. Comme en 2013, il est toujours en tête sur le dépistage de l’EPO, mais a également dépassé l’athlétisme pour devenir en 2014 le sport qui mène le plus de contrôles de la testostérone.
Une nette accentuation du nombre de contrôles de l’hormone de croissance a été constatée tous sports confondus, le cyclisme arrivant deuxième dans le dépistage de cette substance derrière l’athlétisme.
L’athlétisme était en 2013 le sport qui menait le plus de contrôles des transfusions sanguines homologues et est en 2014 relégué au quatrième rang. Dans ce domaine, le tennis a fait un bon spectaculaire pour passer de la huitième à la première place. Le cyclisme confirme sa volonté de ne laisser aucun combat au hasard : sur ce plan, il reste à la deuxième position et est ainsi le seul sport à figurer dans le top 2 pour chacun des quatre substances les plus contrôlées dans le sport de haut-niveau : EPO, testostérone, hormone de croissance, transfusion sanguine homologue.
La lutte antidopage menée par le cyclisme se veut quantitative et qualitative, sans oublier son rôle précurseur dans la mise en place de la géolocalisation (adoptée dès sa création en 2005) et du passeport biologique (adapté également dès sa création en 2008).











