Plus de 100 personnels encadrants membres du MPCC à titre individuel !

En moins d'un mois, le MPCC a déjà enregistré plus de 100 adhésions individuelles de personnels encadrants des équipes, hommes et femmes.


Lors du conseil d’administration réuni le 23 septembre dernier à Roissy, le bureau du MPCC a décidé d'offrir la possibilité aux personnels encadrants des équipes (managers, directeurs sportifs, entraîneurs, encadrants médicaux et paramédicaux, etc) d'adhérer à titre individuel à notre mouvement : une liste qui ne cesse de s’allonger jour après jour pour la plus grande satisfaction du MPCC. Le caractère international du mouvement continue de s'affirmer avec plus de 14 nations représentées sur les membres issus des 19 entités sportives.

Notre mouvement tient à remercier toutes ces personnes qui ont fait le choix responsable d’affirmer publiquement et à titre individuel leur engagement pour un cyclisme crédible. Ceux qui ne l’ont pas encore fait peuvent rejoindre le MPCC à tout moment, que leur équipe - ou leur fédération - soit, ou non, déjà membre de ce mouvement. Il leur suffit de s’inscrire sur notre site internet où figure également la liste, régulièrement mise à jour, de tous les personnels encadrants, déjà membres à titre individuel.

Si à l’origine (en 2007), le mouvement a été créé par des groupes sportifs qui représentent aujourd’hui plus de 60% des équipes des divisions World Tour et Continental pro, il est désormais aussi composé de fédérations nationales, de sponsors, d’organisateurs, de médecins, d’agents sportifs, de sympathisants, de personnels encadrants et de coureurs.

 

 

Accédez à la liste des personnels encadrants des équipes


Lettre ouverte à l'Agence Mondiale Antidopage

L'assemblée Générale du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC), réunie ce mercredi 24 Octobre 2018, adresse une lettre ouverte à l'Agence Mondiale Antidopage et appelle à tirer les conséquences d'une situation qui décrédibilise l'ensemble du monde sportif et remet en cause le fondement des règlements internationaux, en demandant la démission de son Président M. Craig Reedie.


A la création du Code Mondial Antidopage en 2004, l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) a été mandatée pour superviser la conformité à ce code. Ainsi, elle publie une Liste des Substances et Méthodes interdites, actualisée tous les ans selon les résultats de ses recherches scientifiques. Le document en vigueur pour l’année 2019 a été dévoilé ce 1er octobre.

 

Le Tramadol, analgésique opioïde synthétique très puissant, entré dans la liste du programme de surveillance de l’AMA en2012, ne fait toujours pas partie des substances inscrites. Le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) avait formulé lademande formelle à l’AMA d’inscrire le Tramadol sur cette liste des Substances et Méthodes Interdites dès 2014. Une demande renouvelée chaque année avec insistance et soutenue par l'Union Cycliste Internationale (UCI) .

 

En vertu de l’article 4.5 du Code Mondial Antidopage, l’AMA doit établir ce programme de surveillance et ainsi déterminer et surveiller la prévalence d’usage des substances. En 2015, du Tramadol a été trouvé dans 5,9% des contrôles effectués dans le cyclisme. En 2017, dans 4,4% des contrôles effectués dans le cyclisme. Un taux en baisse, qui reste supérieur à celui observédans les autres sports d’endurance, lesquels sont tout autant confrontés à cette problématique qui ne concerne pas que le cyclisme. Le MPCC demande l’interdiction de l’utilisation de cette substance en compétition pour des enjeux éthiques (amélioration de la performance), mais aussi de sécurité et de santé des athlètes. Laisser les choses en l’état pourrait s’apparenter à laisser s’installer la mise en danger de nos sportifs.

 

Le MPCC regrette que la Liste des Substances et Méthodes interdites n’évolue pas ou peu chaque année et que la mise à jour de ce document pour l’année 2019 ne fasse que confirmer cette tendance.

 

Le Code Mondial Antidopage a également pour mission, depuis sa mise en place en 2004, d'harmoniser les règles antidopage et sanctions dans tous les sports et tous les pays du monde. A ce jour, plus de 660 organisations sportives ont accepté le Code.Le MPCC ne se satisfait cependant pas de l’égalité d'exécution de celui-ci selon les sports. Les règles de géolocalisation, notamment, ne sont pas appliquées de la même manière pour toutes les disciplines : une souplesse est notamment observée pour les sports collectifs qui disposent d'un module spécifique leur permettant d'être contrôlables uniquement lors d'entraînements collectifs, et non pas en dehors de ces créneaux.

 

Des différences de traitement ont déjà été constatées depuis 2006 autour de l'Affaire Puerto. L'AMA a échoué dans la gestion de cette affaire : le MPCC considère qu'il s'agit là d'un fiasco pour l'Agence Mondiale Antidopage.

 

Sur la gestion du cas Christopher Froome, le MPCC regrette le fait que les sanctions et les procédures ne soient pas appliquées de la même manière pour tous, ce qui est dévastateur pour la crédibilité du sport, pour l’AMA elle-même, pour son indépendance et son intégrité mais aussi pour la confiance que portent les athlètes envers l’Agence Mondial Antidopage(AMA).

 

Le Code Mondial Antidopage stipule qu’il est “présumé ne pas être un usage thérapeutique prévu de la substance et sera considéré comme un résultat d’analyse anormale (AAF) à moins que l’athlète ne prouve à travers une étude pharmacocinétique contrôlée (CPKS) que le résultat anormal était la conséquence de l’utilisation de la dose thérapeutique (par inhalation) jusqu’àla dose maximale indiquée ci-dessus.” Or dans sa décision, l’AMA admet qu’un CPKS n’aurait pas été praticable. Cette mise en contradiction de l'AMA avec ses propres règles a jeté le discrédit sur la lutte antidopage de façon fort préjudiciable pour le cyclisme et n'a fait qu'alimenter les suspicions autour de ce cas très médiatique.

 

Le 20 septembre dernier, l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) a annoncé la décision de son comité exécutif de réintégrer l’Agence Antidopage Russe (RUSADA), sous conditions, comme conforme au code mondial antidopage. RUSADA était suspendue depuis novembre 2015. Cette réintroduction dépendait du respect de deux conditions : accepter les conclusions du rapport McLaren sur l’existence d’un dopage institutionnel et donner accès via le gouvernement aux laboratoires antidopage de Moscou. Ces conditions n’ont pas été remplies.

 

Plusieurs positions ont été prises s’insurgeant de cette réintroduction :

 

“Une telle mesure affecterait gravement la crédibilité que le système antidopage mondial avait commencé à regagner.”

Agence Française de Lutte contre le Dopage Communiqué suite à la réintégration de RUSADA.

 

 

“Je crains qu'en choisissant la résolution la plus facile, cela ne finisse par causer du tort à l'AMA dans le futur. Nous devonsdéfendre les athlètes du monde entier.”

Linda Helleland, vice-présidente de l’AMAA voté contre la réintégration de RUSADA

 

 

“Cette décision déroutante et inexplicable porte un coup terrible aux athlètes propres dans le monde.”

Travis Tygart, Président de l’Agence Américaine Antidopage (USADA)

 

 

“Il est clair qu’en raison des circonstances, toute décision de l’AMA réintégrant la Russie serait une catastrophe pour les idéaux du sport olympique, pour le combat contre le dopage et pour la protection des sportifs propres.”

Grigory Rodchenkov, Ancien directeur du laboratoire de Moscou

 

 

 

Le MPCC ne veut pas être complice des décisions discutables de l’Agence Mondiale Antidopage,

 

Le MPCC rappelle que le rôle premier de l’Agence Mondiale Antidopage est de défendre les athlètes sains,

 

Le MPCC regrette que ses demandes adressées à l'AMA depuis 10 ans soient restées sans suite, notamment sur le sujet important de corticoïdes,

 

Le MPCC appelle à davantage d'indépendance de la part de l'AMA,

 

Le MPCC appelle à tirer les conséquences d'une situation qui décrédibilise l'ensemble du monde sportif et remet en cause le fondement des règlements internationaux, en demandant la démission de son Prédisent M. Craig Reedie,

 

Le MPCC demande aux organisateurs, fédérations nationales et internationales, aux athlètes, aux agences nationales antidopage, à tous les signataires du code mondial antidopage, de donner de la voix et soutenir les actions, 

 

Le MPCC demande ainsi de joindre sa voix à ceux qui ont déjà pris la parole en ce sens.

 

451 Adhérents au MPCC :

7 équipes World Tour – 23 équipes Pro-continentales – 9 équipes continentales – 6 équipes féminines UCI – 264 coureurs professionnels – 98 personnels encadrants – 6 agents sportifs – 9 fédérations nationales – 9 organisateurs – 9 sponsors du cyclisme – 14 sympathisants.

 

 

Lire la réponse de l'AMA

 


Championnats du Monde : les 57 fédérations nationales cyclistes au crible

Passif des athlètes, engagement ou non auprès du mouvement : le MPCC passe au crible la start list des récents Championnats du Monde de cyclisme qui ont eu lieu à Innsbruck en Autriche.


27% des athlètes présents à Innsbruck dans les catégories Elite appartenaient à des fédérations sportives membres du MPCC. Mais notre infographie livre d'autres informations utiles. 34 athlètes (23 hommes et 11 femmes) étaient membres du MPCC à titre individuel. 69 (58 hommes et 11 femmes) étaient membres d'équipes membres. Au départ de la course masculine, un coureur sur trois était membre d'une équipe engagée auprès du MPCC.

 

Ce n'est pas le fruit du hasard

Nous avons également identifié parmi les athlètes ayant pris le départ des Mondiaux, celles et ceux qui ont été suspendus plus de 6 mois par le passé. Ils étaient 8 : 5 hommes et 3 femmes. Tous font partie de fédérations non membres du MPCC.

A sa création en 2007, le MPCC avait établi que les fédérations nationales membres sur la base du volontariat s'engageaient à ne pas sélectionner d'athlètes suspendus par le passé pour les grands championnats. Sur ces Championnats du Monde, toutes les fédérations nationales adhérentes au MPCC ont soutenu cette philosophie. Il se trouve que le nouveau champion du monde chez les hommes fait partie des 8 coureurs sanctionnés dans le passé. Sa fédération n'est pas adhérente au MPCC. L'autre point commun entre ces concurrents : leur âge relativement élevé, puisque la moyenne est de 33,5 ans pour ces 8 athlètes (la moitié ont plus de 36 ans). Enfin, l'antériorité de leur sanction remonte au minimum à plus de 5 ans (et même à plus de 8 ans pour 5 d'entre eux).

 


Christian Prudhomme : "La position de l'AIOCC, c'est : priorité au MPCC"

 Dans quelle mesure avez-vous pris en compte les équipes membres du MPCC pour composer le plateau du prochain Critérium International (23-24 mars) ?

Nous avons sélectionné la totalité des équipes MPCC titulaires qui étaient candidates – onze équipes en l’occurrence. On a ensuite complété en fonction du plateau, avec les équipes qui pouvaient aligner les meilleurs leaders par ailleurs. Et c’est une règle que nous souhaitons appliquer à toutes nos épreuves Hors-Classe [NDLR : Tour du Qatar, Tour d'Oman et Paris-Tours]

Quel message souhaitez-vous faire passer aux organisateurs, concernant la position de l’AIOCC (Association internationale des organisateurs de courses cyclistes), dont vous êtes le Président, par rapport au MPCC ?

La position de l’AIOCC est celle que j’ai développée lors de son assemblée générale, au mois de novembre, à Paris : priorité est donnée aux équipes du MPCC. Cela ne veut évidemment pas dire qu’il ne faille inviter que des équipes appartenant au MPCC. Mais le MPCC impose des règles plus strictes à ses propres équipes, à ses propres coureurs, et je m’en félicite. A valeur égale, il faut montrer que les équipes du MPCC défendent un cyclisme que l’on aime, le cyclisme d’un monde meilleur. Pas d’un monde parfait, mais d’un monde meilleur. A titre d’exemple, pour les épreuves ASO, la totalité des invitations sur les épreuves World Tour sont données à des équipes MPCC.

La notion de période probatoire, mise en place par le MPCC pour certains nouveaux membres, est-elle importante à vos yeux ?

Oui, c’est une décision qui me satisfait pleinement, et qui s’aligne clairement sur la philosophie du MPCC. Chacun veut tendre vers un cyclisme meilleur, et il est parfois nécessaire d’attendre un peu pour voir si les comportements vont évoluer, au delà de la déclaration d’intention. Le MPCC a affirmé dès le départ ne pas fermer la porte à ceux qui veulent rejoindre le mouvement. Mais au vu de ce qui a pu parfois se dérouler dans le passé, c’est une bonne décision de mettre en place cette période probatoire. Les équipes en « probation » ont un an pour faire la démonstration de leurs réels efforts et – si tout se passe bien – elles seront ensuite acceptées de plein pied dans le MPCC. Mais oui, en effet ! cette période probatoire était nécessaire pour le MPCC, pour sa crédibilité, et pour tous ceux qui défendent ses valeurs.

L’UCI (qui a commencé à le faire, en prenant position sur les corticoïdes) doit-elle s’aligner sur les dispositions adoptées par le MPCC ?

La difficulté, c’est que ces règles que s’imposent les membres du MPPC sont plus strictes que le propre Code mondial antidopage. Cela revient, d’une certaine manière, à sortir du monde du sport en général et des règles qui le régissent. Naturellement, si ces règles étaient adoptées par une fédération, elles seraient imposées à tout le monde, et ce serait mieux compris par tout le monde.

Ne risque-t-on pas d’évoquer un cyclisme à 2 vitesses, sous prétexte que huit équipes World Tour n’adhèrent pas au MPCC ?

Non, parce que toutes les équipes ont, de toute façon, l’obligation de respecter le Code mondial antidopage – qu’elles soient membres du MPCC, ou non. Certains se disent qu’ils doivent s’imposer des règles encore plus strictes, mais ça ne veut pas dire que les autres ne respectent pas les règles du Code mondial antidopage, qui régit le monde du sport, au delà du cyclisme.

La banque LCL, sponsor de 25 ans du maillot jaune, ainsi que PMU, sponsor du maillot vert, ont rejoint récemment le MPCC, vous y êtes pour quelque chose ?

Non, mais je me réjouis que l’on partage les mêmes idéaux. C’est d’ailleurs pour ça que LCL est le premier partenaire privé du Tour de France et le plus fidèle depuis trente ans. C’est le même cas de figure pour le PMU, qui est partenaire du Tour de France depuis plus de vingt ans. Il n’y a pas de hasard. A travers les difficultés des uns et des autres, « l’autre » était toujours là. Cela veut simplement dire que l’on partage la même philosophie, et que l’on a envie d’un cyclisme crédible, qui est exactement celui que défend le MPCC.


Marc Madiot : "Nous ne sommes plus une minorité agissante"

Avec Orica-GreenEdge, on compte désormais plus de moitié des équipes World Tour adhérentes ou candidates à l’adhésion au MPCC, c’est un cap important ?

Même si notre mouvement existe depuis 2007, il y a quelques mois encore, nous n’étions qu’un groupuscule. Aujourd’hui avec 10 équipes World Tour sur 18, c’est déjà un beau score,  auquel il faut ajouter 15 équipes de D2 et 12 équipes de D3. Alors oui ! Avec 37 équipes au MPCC, J’espère un effet de bascule et là, ça risque de changer beaucoup de choses. Si l’on organisait demain des élections, notre groupe l’emporterait !

L’affaire Armstrong a-t-elle été le seul élément déclencheur dans les demandes d’adhésion massives au MPCC de ces dernières semaines ?

Armstrong a déclenché  une réaction en chaîne. Certains managers – des coureurs aussi – ont réagi spontanément, des Ligues, et des Fédérations nationales ont pris position, mais aussi certains organisateurs et pas des moindres. Mais soyons réalistes : si la vérité n’avait pas éclaté autour de l’affaire Armstrong, nous serions toujours une minorité agissante. D’un autre coté, si entre managers, nous étions tous tombés d’accord, l’AIGCP aurait pu faire sienne les positions éthiques que nous défendons et le MPCC n’aurais pas de raison d’exister.

La mise en garde de Christian Prudhomme et du Tour de France en octobre, n’a t-elle pas incité des managers à rejoindre de façon opportuniste le MPCC ?

Si c’est l’idée que se font certains de nos valeurs, on sera vite fixé. En réalité, personne n’a de pistolet sur la tempe pour adhérer. Si tu viens au MPCC, c’est que tu revendiques une certaine éthique. Par exemple, la non autorisation des corticoïdes en course. Personne ne nous oblige à le faire : ni l’UCI, ni l’AMA. Pourtant : utiliser les « corticos » de manière détournée, c’est du dopage. Pour les membres du MPCC, la question est réglée. Si des équipes ne sont pas d’accord avec ce principe, c’est à elles d’en répondre et aux journalistes de les interroger.

Pour vous, c’est important que les coureurs portent le bracelet bleu pour défendre vos prises de position ?

Oui. Je pense que c’est un élément distinctif qui aura son importance. Dans le passé les coureurs étaient pris à partie. Dès qu’ils se démarquaient, ils étaient raillés par leurs collègues. Maintenant, on veut montrer que c’est aux autres de baisser la tête. Plus à nous.

Les coureurs – grands, moyens, petits – de notre mouvement doivent être fiers de dire : je suis sain et je le revendique. Il n’y a plus de réticence à avoir : Aujourd’hui, nous sommes ma-jo-ri-tai-res


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