Tests de Cortisolémie sur la Route d'Occitanie
Les équipes membres de MPCC ont soumis 26 coureurs à un contrôle de cortisolémie sur la Route d'Occitanie. Tous ont pris le départ.
Conformément à leur engagement en faveur du Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC), 4 équipes membres engagées pour la Route d’Occitanie ont soumis 26 coureurs à un contrôle de cortisolémie.
Ces tests ont été pratiqués dans le cadre de la santé des athlètes, en collaboration avec la Fédération Française de Cyclisme (FFC) et la Ligue du Cyclisme Français (LNC). Tous ont été conformes à la norme établie par MPCC sur la base du volontariat. Le conseil d'administration de MPCC constate avec satisfaction que les coureurs de ces équipes membres alignées sur la Route d’Occitanie ont scrupuleusement respecté les dispositions de son règlement interne.
CONTEXTE DES TESTS DE CORTISOLÉMIE RÉALISÉS PAR MPCC
L’objectif de MPCC et de ses équipes membres est de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme. L’une des actions du mouvement est de mener des tests de cortisolémie parmi les coureurs d’équipes membres de MPCC, sur la base du volontariat. Si le résultat d’un test présente une valeur anormalement basse, le coureur concerné ne doit pas courir pendant une période de huit jours minimum, jusqu’à ce que le taux de cortisolémie soit revenu à une valeur normale.
Dans un souci de clarté : ces tests sont basés sur le volontariat, ce ne sont pas des contrôles antidopage. D’après les règlements de l’AMA les athlètes de tous sports ont le droit de prendre part à une compétition même avec un taux de cortisolémie anormalement bas sauf si un contrôle antidopage a révélé l’usage interdit de cortisone.
Les équipes membres de MPCC ont introduit ce principe du volontariat (selon lequel le coureur concerné doit renoncer à prendre part aux compétitions pendant au moins huit jours) afin de marquer l’effort de toutes les parties prenantes, confirmer leur engagement pour un sport propre et montrer que le cyclisme et les équipes membres de MPCC veulent être précurseurs à ce sujet.
POURQUOI CES TESTS DE CORTISOLÉMIE ?
Bien que la cortisone soit un médicament autorisé quand il est prescrit par un médecin, son utilisation a fréquemment été abusive dans l’histoire du sport, cyclisme compris, dans le but d’améliorer la performance. De plus, un faible taux de cortisolémie peut potentiellement mettre en danger la santé des athlètes, quand les circonstances en compétition font qu’ils sont exposés à de grandes intensités ou des périodes de stress.
Ce sont pour toutes ces raisons et dans l’objectif de contribuer à restaurer la crédibilité du cyclisme que le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) et ses équipes membres ont donc introduit ce principe du volontariat amenant à l’arrêt temporairement de compétition.
Moins de contrôles, davantage de cas positifs !
Sur fond de pandémie mondiale, c’est l’étonnant constat que nous livre notre relevé sur « les chiffres de la crédibilité », tous sports confondus, au terme du premier semestre de l’année, par rapport à l’an passé à la même époque.
Dans une situation sanitaire de cette ampleur, l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) avait reconnu le 23 mars dernier qu’en raison de la pandémie liée au Covid-19, elle suivait de près les réductions ou les annulations temporaires des tests antidopage prévus, ajoutant que, de toute évidence, il fallait admettre que la santé publique passe avant la lutte antidopage. Pourtant, on constate que les révélations de cas de dopage présumés ont été plus nombreuses sur cette première moitié de l’année que l’an passé sur la même période. Même si nos chiffres n’ont pas la prétention d’être exhaustif (certaines procédures demeurant confidentielles), nous avons recensé depuis le début de l’année 227 cas contre 190 au premier semestre, l’an passé.
Ne tirons pas pour autant de conclusions hâtives sur le verdict des contrôles effectués au premier semestre 2020. Les cas de dopage présumés font souvent référence à des prélèvements effectués plusieurs mois auparavant. Il y a donc un décalage important entre la période de prélèvement et la date à laquelle une procédure, ou un contrôle positif, est publiquement révélé. Certaines fédérations ne communiquent sur un cas de dopage, qu’à l’issue de la procédure, lorsque l’athlète est sanctionné. D’autres – comme l’UCI ou l’IAAF – font preuve d’une grande transparence sur les cas suspects, dès l’ouverture d’une procédure qui, le plus souvent, déclenche une suspension provisoire de l’athlète en question.
Mais contrairement à l’athlétisme, les cas positifs révélées dans le sport cycliste suivent au premier semestre 2020 une courbe « basse » avec 7 cas, (c’est deux fois moins que l’an passé, à la même date). Parmi ces 7 cas, un seul concerne un coureur évoluant dans une World Team.
Si le Covid-19 nous épargne d’une deuxième vague importante, les compétitions devraient reprendre dès le mois d’août sur un rythme soutenu. Dans cette hypothèse, que nous réserve le deuxième semestre ? L’AMA, dans son communiqué destiné aux athlètes, donnait un premier élément de réponse, en indiquant que le retard pris dans les programmes de contrôles, devraient être corrigé par « des contrôles ciblés supplémentaires ». Les athlètes sont donc prévenus !



