Le Tour d’Espagne, qui s’est élancé samedi depuis la principauté de Monaco, tire le rideau sur quatre mois d’une période intense et riche en courses par étapes, très exigeantes à la fois physiquement et mentalement pour leurs participants. Elles sont un passage pratiquement obligatoire pour tout coureur souhaitant structurer une carrière riche et la plus longue possible. Elles le sont également pour les personnels accompagnants – managers, directeurs sportifs, staff technique, personnel administratif – fortement mis à contribution dans le fonctionnement de leurs équipes respectives.

Dans un cyclisme traversé par des mutations depuis plusieurs décennies – spécialisation de l’entrainement et recherche de gains marginaux, élargissement des compétences dans les équipes, lutte contre le dopage – notre sport évolue à grande vitesse alors qu’il pouvait être considéré, il y a encore quelques années, comme artisanal voire archaïque. Cette époque est révolue. Comme celle qui a mené aux scandales entamant la crédibilité du cyclisme et à la création du MPCC.

Notre sport a évolué mais il doit rester sur ses gardes face à une course au progrès et à la performance non contrôlée. Notre mouvement s’est plusieurs fois illustré en adoptant des résolutions proactives face au dopage alors que la lutte se structurait au niveau mondial. Nous avons également joué notre rôle de lanceur d’alerte lorsque certaines pratiques douteuses ont commencé à se généraliser dans le peloton. Nous le faisons encore.

Néanmoins, ce travail ne peut avoir de poids sans que les acteurs du cyclisme s’engagent et fassent porter leur voix pour un cyclisme responsable et vigilant face à toute forme de dérive dans une recherche de performance à tout prix, l’exploitation de « zones grises » de la lutte antidopage pouvant mettre en danger la santé des coureurs mais aussi le travail fait par les acteurs de la lutte antidopage depuis tant d’années.

Sur les routes du Tour d’Espagne, 42 coureurs expriment leur voix pour un cyclisme plus juste en étant adhérent à titre individuel au MPCC. Un quart d’entre eux ont moins de 25 ans, signe que les jeunes générations sont concernées par un cyclisme crédible. Ces 42 coureurs représentent 16 des 23 équipes participant à la course, confirmant que leur engagement est le reflet de leurs propres convictions.  Enfin, la majorité des formations au départ de la Vuelta (12 sur 23) sont également membres de notre mouvement.


Face aux défis que le cyclisme moderne affronte ; coureurs, managers d’équipes, membres du personnel, organisateurs de courses peuvent envoyer un signal fort en s’engageant au MPCC. Pour que notre sport reste sur la ligne qu’il s’est fixé depuis des années : être intransigeant avec la triche et renforcer sa crédibilité.

Engagez-vous au MPCC
Soyez acteurs de la lutte antidopage !

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