Veranclassic-Doltcini demande à rejoindre MPCC
Membre de la division Continental, l'équipe belge Veranclassic-Doltcini (Doltcini-Flandres en 2013) a formellement demandé à devenir membre de MPCC. Il s'agit de la 41e équipe à rejoindre MPCC.
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Cookson : "MPCC, un interlocuteur prioritaire"
"Je ne manquerai pas de considérer le MPCC comme un interlocuteur prioritaire et de dialoguer avec l'association sur la meilleure manière de travailler ensemble. C'est avec plaisir que j'envisage de coopérer avec vous et votre organisation et je prévois d'organiser une réunion très bientôt."
Nouveau Président de l'UCI, Brian Cookson a tendu la main à MPCC pour des actions conjointes futures.
"MPCC est maintenant un interlocuteur incontournable afin de retrouver ensemble la crédibilité de notre sportif".
Réaction du président Roger Legeay.
Les candidats avaient été interpellés au sujet de diverses propositions :
- Sanction fixée à quatre ans minimum pour une première infraction concernant des produits dits « lourds ».
- Auto-suspension des équipes dans le cadre de plusieurs contrôles antidopage positifs.
- Une réglementation commune à tous sur l’usage des substances à base de cortisone.
Brian Cookson signale qu'il "soutient depuis longtemps la proposition de l'Agence mondiale antidopage d'augmenter la durée des suspensions de deux à quatre ans" et insiste sur la nécessité de "nous assurer que la lutte antidopage soit entièrement et véritablement indépendante de l'UCI, dans le but de restaurer une confiance absolue du public vis-à-vis de notre sport." Ce qui va dans le sens de MPCC qui "forme le voeux que dès aujourd'hui l'image du cyclisme soit une priorité."
La prochaine assemblée générale de MPCC aura lieu mardi 22 octobre à Paris, la veille de la présentation du Tour de France. Brian Cookson a été invité à y prendre part : "Votre présence serait le gage formel que les valeurs que MPCC défend sont entendues."
Lire la lettre de Brian Cookson, Président de l'UCI
MPCC interpelle les candidats à la présidence de l'UCI
Le 27 septembre prochain, le Congrès de l’UCI élira son nouveau président. L’Irlandais Pat McQuaid, le sortant, et le Britannique Brian Cookson, le challenger, font acte de candidature. Le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) leur a adressé une lettre ouverte le 9 septembre dernier : il y détaille ses principes de base, insiste sur son principe d’engagement volontaire, rappelle son nombre significatif de membres (40 équipes, 11 sponsors, 9 organisateurs et 7 fédérations) et énumère les points-clés de son règlement interne.
Le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC) s’est toujours positionné en pourvoyeur de solutions pour les instances dirigeantes et représentatives du cyclisme pro :
- Au mois de mars dernier, l’UCI (Union Cycliste Internationale) a durci sa réglementation sur l’usage des corticoïdes, portant de deux à huit jours la durée d’inactivité qu'un coureur doit observer s'il a subi une injection locale à base de cortisone, s’alignant sur la stricte réglementation déjà mise en place par MPCC.
- En juin, l’UCI validait également la démarche d'AG2R - La Mondiale, dans la décision de s'auto-suspendre pendant une semaine (durant le Critérium du Dauphiné), conformément aux règles de MPCC, après deux contrôles antidopage positifs relevés au sein de cette formation en moins de douze mois.
- L’année précédente, l'UCI avait adopté dans son règlement le « gel » pendant deux saisons des points de valeur sportive des coureurs à l’issue de leur suspension purgée pour des peines lourdes (2 ans minimum). Cette décision faisait suite à une proposition écrite de MPCC, appuyée par l'AIGCP (Association internationale des groupes sportifs) et le CPA (Association des coureurs professionnels)
Aujourd’hui, MPCC se réjouit de voir l'AMA (l’Agence Mondiale Antidopage) envisager le renforcement de son Code Mondial avec des dispositions qu’il réclame depuis plusieurs années :
- la mise en place du passeport stéroïdien dans la lutte antidopage
- l'introduction du tramadol dans la liste des produits interdits
- l’augmentation de la durée des sanctions, de deux à quatre ans, pour des infractions liées à l'usage de produits dopants lourds.
C’est dans ce contexte que, MPCC sollicite, à 2 semaines des élections, les deux candidats à la Présidence de l’UCI Pat McQuaid et Brian Cookson, afin qu’ils se prononcent sur différentes mesures, susceptibles de renforcer la crédibilité du Cyclisme :
- Sanction fixée à quatre ans minimum pour une première infraction concernant des produits dits « lourds »
- Auto-suspension des équipes dans le cadre de plusieurs contrôles antidopage positifs.
- Une réglementation commune à tous sur l’usage des substances à base de cortisone.
De telles dispositions, si elles étaient adoptées par l’UCI – et non plus seulement par les membres de MPCC – auraient le mérite de placer aux yeux du public tous les coureurs et toutes les équipes sur un pied d’égalité, face à leurs obligations et à l’enjeu majeur de ces prochaines années : redonner au Cyclisme la crédibilité qu’il n’aurait jamais dû perdre.
Photos : Unipublic, MPCC
Prochaines échéances du MPCC
Lors de l'assemblée générale, une réunion des médecins responsables et un conseil d'administration sera tenu le 21, une assemblée générale ordinaire et une réunion des sponsors le 22.
"Le radar doit être encore plus efficace"
La lutte antidopage est au centre des discussions depuis plusieurs jours avec la révélation du rapport de la commission d'enquête du sénat français. Selon vous, quel est le levier essentiel dans cette lutte ?
La grande problématique de la lutte antidopage, ce sont les moyens alloués aux laboratoires et à la recherche. Il faut leur permettre de combattre la longueur d’avance que détiennent les tricheurs, afin de pouvoir sanctionner en temps réel et non pas 15 ans après. Il faut mettre ces moyens en musique, que ce ne soit pas « saupoudré ». L’idéal serait de concentrer un gros investissement sur un laboratoire ou deux. Si la France veut rester un élément moteur dans la lutte anti-dopage mondiale, il faut considérablement augmenter le budget de la recherche et en faire une priorité.
Et faire plus de contrôles ?
Il y en a déjà beaucoup. Dans le rapport du Sénat, il est dit que faire des contrôles permettant de déceler la présence de plus de substances différentes engendrerait un coût qui réduirait ce nombre de contrôles : il ne faut se mettre de freins, sinon on n’est pas dans la philosophie avancée par la commission d’enquête. Le radar doit être encore plus efficace et il n’y a pas d’autre solution que d’augmenter le financement. Il faut des contrôles améliorés et qui ne soient pas moins nombreux. En résumé : des moyens adaptés, une panoplie adaptée, un panel de sanctions adapté.
Le MPCC a en ce sens demandé à l'AMA de passer à des suspensions de quatre ans.
Comme beaucoup, nous nous impliquons pour que des augmentations de sanctions soient effectivement décidées. Nous avons aussi demandé à l’AMA d’introduire le tramadol dans la liste des produits interdits. Il nous a été répondu que ce serait à l’ordre du jour de la réunion du mois d’août. Il faut que l’AMA aille dans la direction souhaitée par tout le monde : passer à des suspensions de quatre ans minimum, réintroduire les tests de cortisolémie… L’AMA, c’est notre gouvernement supranational de l’antidopage. On a voulu quelque chose d’indépendant suite à l’affaire Festina, qui soit international et "inter sports", avec pour but que toutes les disciplines aient la même liste de produits interdits et les mêmes sanctions. Est-ce que ça a marché ? La réponse est non. Les règlements ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Dans certains sports, on ne fait pas de géolocalisation, on n’est pas passé au passeport biologique. La mission, c’est d’avoir pour de vrai une même liste, un même règlement, les mêmes sanctions et une même application des règles dans tous les sports.
(Voir ci-contre la répartition des contrôles anti-dopage par sports, © AMA)
Une demande a aussi été formulée au Ministère français des sports pour réintroduire les tests de cortisolémie. Qu'en est-il de cette demande ?
L’état français est membre de l’AMA, la Ministre des Sports siège au conseil : il faut qu’ils demandent d’appliquer tout ça, avoir un rôle d’intermédiaire et de messager. Or quand l’on écrit à la Ministre, il nous est répondu qu’il faut voir directement avec l’AMA… Le ministère est d’accord avec nous et dit : il faut que l’AMA le fasse. Très bien, dont acte. En attendant, le MPCC, avec la Ligue nationale française de cyclisme et la fédération, a contrôlé la cortisolémie à Paris-Nice, aux 4 jours de Dunkerque, au Critérium du Dauphiné et deux fois sur le Tour de France, dans le cadre de la santé et sur la base du volontariat. C’est donc faisable.
Le Sénat a dévoilé une liste de coureurs contrôlés positifs a posteriori sur les Tours de France 1998 et 1999. En quoi cela sert-il la lutte antidopage ?
Qu’il y ait des garçons qui ont pris de l’EPO en 1998, ce n’est pas un scoop. Certains avaient été confondus, d’autres avaient déjà avoué. La vraie question, c’est : qu’est-ce que l’on fait maintenant ? Aujourd’hui, il faut bien se rendre compte que l’efficacité de la lutte antidopage est à des années lumières de ce qu’elle était il y a quinze ans. En 1998, on ne contrôlait que l’urine. En novembre 1996, ensemble avec Jean-Marie Leblanc, Directeur du Tour de France, Daniel Baal, Président de la Fédération Française de Cyclisme, et moi-même, Président de la Ligue, nous avions demandé, dans une lettre ouverte, au CIO, à l’UCI et au Ministère, d’ajouter les contrôles sanguins à la panoplie de la lutte anti-dopage. Sont ensuite venus les contrôles inopinés, les contrôles hors-compétition, la géolocalisation, le passeport biologique, le dépistage de l’EPO et d’autres substances. La panoplie a complètement évolué. Le cyclisme est de loin devenu le sport où il y a le plus de contrôles. Sur le Tour de France, il y en a eu plus de 500 via l’UCI et l’AFLD, ainsi que 116 par le MPCC. Les 14 équipes membres participantes étaient complètement derrière nous et notre réglementation. L’étroite collaboration a permis de réaliser les tests de cortisolémie de façon efficace et sereine. Le futur doit être différent, et il le sera avec des équipes, des managers et des coureurs qui s’engagent.
Cortisolémie : 114 coureurs testés sur le Tour
La Fédération Française de Cyclisme, la Ligue Nationale de Cyclisme et le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible ont décidé de continuer à réaliser conjointement et de façon inopinée le dosage de la cortisolémie chez les coureurs qui dépendent de leurs responsabilités. Cet examen biologique est complémentaire à la Surveillance Médicale Règlementaire, comme cela est prévu par le règlement médical de la Fédération Française de Cyclisme. En cas de chiffre de la cortisolémie en dessous de la limite inférieure du laboratoire, une contre-indication médicale avec effet immédiat est prononcée. La FFC, la LNC et le MPCC, ont convenu d’appliquer le règlement médical français. Cet examen, à but sanitaire, participant de la protection de la santé des coureurs, n’entre pas dans le cadre disciplinaire de la lutte contre le dopage.
En 2013 des prélèvements furent réalisés sur Paris-Nice, les 4 Jours de Dunkerque, le Critérium du Dauphiné et le Tour de France. Sur le Tour de France les prélèvements ont eu lieu le vendredi 12 juillet au départ de Tours et le 18 juillet le matin de l’étape de l’Alpe d’Huez. Cet examen a concerné tous les coureurs encore présent en course des 5 GS français (coureurs français et étrangers de AG2R, Cofidis, Europcar, Française des Jeux et Sojasun), tous les coureurs français des GS étrangers ainsi que tous les coureurs de 9 GS étrangers membres du MPCC présents sur le Tour de France (Argos Shimano, Astana, Belkin, Garmin Sharp, Katusha, Lampre Merida, Lotto Belisol, Orica Green Edge, et Vacansoleil) Il a été réalisé 61 prélèvements le 12 et 53 le 18 juillet. Les 114 coureurs relevant de cette décision, et encore présents sur le Tour de France, ont été prélevés pour doser le cortisol plasmatique. A la lecture des résultats, aucune cortisolémie basse n’a été constatée.
Fait à l’Alpe d’Huez le jeudi 18 juillet 2013
David LAPPARTIENT, président de la FFC
Marc MADIOT, président de la LNC
Roger LEGEAY, président de MPCC
Dr Armand MEGRET, expert
Rusvelo s'auto-suspend du 13 au 21 juillet
Le bureau du MPCC, après recueil des explications du manager de l'équipe Rusvelo Renat Khamidulin, a convenu que les contrôles positifs au fenoterol de Roman Maikin, Andrey Solomennikov et Artem Ovechkin étaient dus à une négligence du médecin de l'équipe. Celui-ci leur a administré un anti-allergique et a été licencié. Convenant qu'il s'agit d'une seule infraction et que les coureurs n'en sont pas responsables, le MPCC s'est prononcé pour l'auto-suspension de l'équipe Rusvelo pour deux week-ends de course : du 13 au 21 juillet.
Rusvelo : Le bureau du MPCC va se réunir
Suite aux contrôles positifs de Roman Maikin, Andrey Solomennikov et Artem Ovechkin au fenoterol sur les championnats de Russie, l'équipe Continental Pro Rusvelo, membre du MPCC, a décidé de s'auto-suspendre pour le Tour de l'Apennin, qui a eu lieu ce dimanche. Le bureau du MPCC va se réunir pour débattre de cet incident, après avoir reçu les explications du manager de l'équipe russe, Renat Khamidulin. Il s'agit des deuxième, troisième et quatrième cas de cette formation en 2013 : elle s'expose à une auto-suspension de quatre semaines.
Androni Giocattoli applique le réglement MPCC
Le manager de l'équipe Androni Giocattoli, membre du MPCC, Gianni Savio, a reçu un mail de l'UCI adressé également à la Fédération italienne de cyclisme, dans lequel il est demandé d'ouvrir une procédure discipline à l'encontre du coureur Francesco Reda, pour omission d'un contrôle antidopage. L'équipe Androni Giocattoli avait respecté le règlement du MPCC en suspendant son coureur sans attendre d'indication de la part de l'UCI : Reda n'a pris part ni à Milan-Sanremo, ni au Tour d'Italie, de manière préventive, alors qu'il était en tête de l'Europe Tour. Il avait repris la compétition en début de mois de juin sur le Tour d'Estonie mais l'ouverture de la procédure disciplinaire relance la suspension interne du coureur, dans l'attente de la décision de sa fédération.
Les médecins du MPCC solidaires du Dr Megret
Lors d’un contrôle de la cortisolémie, accepté par tous sur la base du volontariat , le non respect de la règlementation MPCC et FFC, par une équipe, quelle qu’elle soit, doit conduire irrémédiablement à une sanction de cette équipe. Celle-ci devant être validée par le Conseil d’administration du MPCC en conformité avec la dite règlementation.
Dr Gérard Guillaume,
représentant des médecins d’équipes professionnelles françaises et des médecins du MPCC,
avec l’approbation unanime des médecins français du MPCC consultés.




